Georges Depeyrot, F. Poey d'Avant et les Monnaies féodales de France

 

En novembre 1995 paraissait une réédition des 3 volumes de l'ouvrage de F. Poey d'Avant et les Monnaies féodales de France par les soins de la Maison Florange. Cette réédition était précédée d'une assez longue introduction présentant l'auteur, l'œuvre et quelques compléments bibliographiques. C'est donc ce document que nous présentons.

Georges Depeyrot, avril 2007

 

Faustin Poey d'Avant, Monnaies féodales de France, Paris, 1858-1862

INTRODUCTION: L'HOMME ET L'ŒUVRE
 

S'il est assez facile de suivre la vie et l'œuvre de certains numismates, en particulier ceux qui ont gravité autour du Cabinet des Médailles, celles des chercheurs provinciaux, isolés et souvent peu habitués aux cénacles parisiens sont plus malaisées à suivre. La vie de Poey d'Avant est restée très extérieure au monde des numismates. Provincial, il le resta avec ferveur et n'assista guère (ou pas) aux diverses manifestations publiques parisiennes (Bitton, A., 1889, "Jean-Augustin Poey d'Avant et son cabinet d'Antiquités", Annuaire de la société d'émulation de la Vendée, 36, p. 62-80. Robuchon, J., 1892, Paysages et monuments du Poitou, photographies, Tome X, Maillezais et Benet par E. Bourloton et R. Vallette. Pasquereau, P., 1993, Fontenay, une bien belle histoire, Luçon. Pérocheau, J., 1994, Dictionnaire historique des Vendéens célèbres, Le Poiré sur Vié. Fillon, B., De Rochebrune, O., 1861, Poitou et Vendée, études historiques et artistiques, Fontenay-le-Comte. Je dois nombre des informations aux services d'archives de la Vendée et à Madame Monique Trichereau, petite-fille d'Edgar Bourloton, acquéreur en 1872 de la maison de Faustin Poey d'Avant).

La famille

Les parents

Son père, Jean-Augustin Poey d'Avant était originaire de Pau où il était né en 1736. Il était lui-même fils de Jean Poey d'Avant, négociant palois. Après quelques études chez les Jésuites, il devint bachelier en droit. Il rejoignit l'administration des Domaines et arriva en 1779 à Fontenay-le-Comte comme contrôleur des actes. Il y termina sa carrière comme receveur d'enregistrement. Il épousa en 1785 une demoiselle Verdier, originaire de Villeneuve d'Agen. Il mourut le 8 juin 1801.

C'était un naturaliste renommé et reconnu. Il entretenait correspondance avec Daubenton, Berthollet, Bernard de Jussieu, Lakanal et tout ce que le monde comptait de naturalistes, du Muséum ou d'ailleurs. Il joua un rôle important dans l'enseignement et la monde culturel local. Le 8 décembre 1794, il fut appelé à composer le jury d'instruction publique. Il fut aussi membre du jury de l'École centrale de la Vendée et se distingua pendant la Révolution par un rapport qu'il rédigea en tant que président de la société populaire sur les moyens d'organiser l'instruction publique.

Son cabinet personnel comprenait un ensemble de plantes, animaux, antiquités et monnaies. Il fut vendu en 1826 à M. Humbert, médecin à Morley (Meuse), puis partagé à la mort de ce dernier entre l'école de médecine de Nancy et le musée de Bar-le-Duc pour les antiquités. Le médaillier a été acheté par un bijoutier qui en fit un objet de spéculation.

La fratrie

Jean-Augustin Poey d'Avant eut 6 enfants:

* Augustin Félix, vérificateur des domaines mort à Thouars le 23 décembre 1830.

* Édouard Jérôme, mort très jeune.

* Pauline Victoire mariée le 3 septembre 1817 à J. Fillon, notaire à Nalliers, morte en 1837.

* Clémentine, morte le 12 juillet 1876, restée célibataire. On trouve dans la liste des collections étudiées par B. Fillon pour ses Études numismatiques (1856) celle de Faustin Poey d'Avant et celle de Clémentine Poey d'Avant. On retrouve dans la liste des collections citées dans les Monnaies féodales de France (1862) celle de Faustin Poey d'Avant receveur de l'enregistrement en retraite à Maillezais et celle de Clémentine Poey d'Avant de Fontenay. Elle publia quelques petits articles dont un conte La mouété de quene, Nantes, 1859 (réédité en 1981 sous le nom de Caroline Poey d'Avant).

* Victor Faustin Poey d'Avant, notre numismate.

* Cyprien Corneille Poey d'Avant, notaire à Maillezais, mort le 24 décembre 1881.

Benjamin Fillon

Il reste impossible de parler de Faustin Poey d'Avant en passant sous silence Benjamin Fillon.

Il naquit le 15 mars 1819 (Faustin Poey d'Avant avait 27 ans) à Grues en Vendée. Il était le fils de Pauline Poey d'Avant, sœur de Faustin et de J. Fillon notaire. Il s'installa à Fontenay pour ses premières études, puis à Poitiers pour finir ses études de droit où il obtint une licence en 1837. Il était sans doute parent du colonel L.-J. Fillon qui fut tué à la tête de ses troupes républicaines le 25 mai 1793.

Benjamin Fillon déménagea à Fontenay en 1824 où il fit davantage connaissance de Poey d'Avant et de sa famille. Après ses études de droit il devint juge-suppléant à Bourbon-Vendée et démissionna après le coup d'État du 2 décembre 1851. Ses positions anti-bonapartistes et républicaines lui firent proposer un poste de préfet de la Vendée le 5 décembre 1870, mais il refusa.

Il résida de 1864 à 1880 à Fontenay dans l'hôtel Poey d'Avant. Il avait épousé Clémentine une nièce de Faustin Poey d'Avant. Elle mourut le 16 juillet 1873 et il décéda le 23 mais 1881 à Saint-Cyr-en-Talmondais.

Ses principales publications numismatiques furent:

* Considérations historiques et artistiques sur les monnaies de France, Fontenay, 1850.

* Une collaboration à la Description des monnaies seigneuriales françaises composant la collection de M. Poey d'Avant, avec un essai de classification, Fontenay, 1853.

* Études numismatiques, Paris, 1856.

* Collection Jean Rousseau, monnaies féodales françaises, Paris, 1860.

* une courte oeuvre consacrée à Melle Clémentine Poey d'Avant, Fontenay, sans date.

Enfin, avec sa femme, il publia un ouvrage sur les antiquités de Nalliers: Benjamin et Clémentine Fillon, Nalliers, Fontenay le Comte, 1865 (extrait de Fillon, B., De Rochebrune, O., 1861, Poitou et Vendée, études historiques et artistiques, Fontenay-le-Comte). Elle peignait et une toile représentant une vieille femme a été reproduite dans Vendée et Poitou.

Les héritiers

Après les décès de Faustin Poey d'Avant et de son épouse, les biens, en particulier l'abbaye de Maillezais furent vendus aux enchères par jugement du tribunal civil de Fontenay en date du 17 juillet 1872. Les héritiers étaient:

* Melle Clary Poey d'Avant habitant à Maillezais.

* Mme Aline Poey d'Avant, mariée à M. Henri Douillard juge de Paix à Saint-Fulgent.

* M. Tony Poey d'Avant demeurant à Maillezais.

* Melle Georgette Guérineau, demeurant à Niort.

* M. Maurice Guérineau juge suppléant près le tribunal civil d'instance de Niort.

* M. Jules Pouzet, docteur médecin, demeurant à l'Absie (Deux-Sèvres).

* M. Marcel Pouzet, étudiant en droit, demeurant à Paris.

* Monsieur Armand Robin, docteur médecin demeurant à Chaix.

* M. Félix Poey d'Avant, demeurant à Luçon.

L'homme

Faustin Poey d'Avant est né le 14 mai 1792 à Fontenay en Vendée. C'était le cinquième enfant de Jean-Augustin.

Nous ne savons que peu de choses des études de Faustin Poey d'Avant. Il eut vraisemblablement quelque bagage juridique pour prendre la suite des activités de son père. En tous cas, il ne semble pas avoir effectué de grandes études en Histoire (si toutefois ce concept n'était pas anachronique), ce qui peut expliquer certaines erreurs de son catalogue. En tous cas c'était avant tout un érudit local et régional.

Il acquit au début du dix-neuvième siècle, l'abbaye de Maillezais. La matrice cadastrale de Maillezais datée des années 1830 le signale vers cette date comme propriétaire de l'abbaye. Ce bâtiment médiéval avait perdu en 1666 sa vocation monacale. L'abbaye fut vendue en 1790 au titre des biens nationaux à un spéculateur qui en 1836 la revendit à Faustin Poey d'Avant (sur l'abbaye Brochet, L., 1989, Histoire de Maillezais, Paris; Irastorza, J.-F., 1990, L'abbaye de Maillezais, La Guerche). En 1872, à la suite d'une décision de justice elle fut vendue aux enchères et achetée par Edgar Bourloton et est actuellement propriété de sa famille. C'est de cet endroit qu'il signa le 15 décembre 1858 le premier tome des Monnaies féodales de France. Il entama aussi un Inventaire des noms de lieux de la Vendée, travail qui fut repris et publié par A. Bitton.

Il occupa la même fonction que son père: receveur de l'enregistrement.

Il fut élu membre associé étranger (Revue belge de numismatique, 1858, page 327).

Il était marié, sans enfant. Sa femme pratiquait la peinture avec un talent très certain.

Il est mort le 14 juillet 1864 à Fontenay en Vendée et sa femme décéda en 1868. Son décès fut annoncé dans la Revue belge de numismatique, 1864, p. 489, la Revue numismatique, 1864, p. 322, et dans le Bulletin de numismatique, 1864, p. 196.

Nous avons insisté un peu plus haut sur le milieu familial au sens large du terme. Il n'est certainement pas sans influence sur les choix et les modes de vie de Faustin Poey d'Avant. Nous y reviendrons plus tard.

Son père avait quitté le milieu du négoce pour embrasser une carrière au service de l'administration publique dans laquelle il passa sa vie. Ses enfants le suivirent dans cette orientation. L'aîné devint vérificateur des domaines, Faustin finit sa carrière comme receveur de l'enregistrement, le petit dernier fut notaire. Benjamin Fillon, son neveu par alliance était formé au droit. Deux héritiers dont nous connaissons la profession étaient juge de Paix et juge suppléant, les autres médecins ou étudiant en droit.

Tous appartenaient à une frange aisée de la société. Ce point ne saurait nous étonner. La pratique de l'écriture, de la peinture et de la collection d'antiquités étaient des marqueurs sociologiques forts de la bourgeoisie du dix-neuvième siècle. Que ce soit un tel environnement culturel qui facilite l'émergence d'un numismate de haut niveau ne surprend pas. Deux points semblent toutefois nécessiter des remarques plus précises.

Le père de Faustin se mit, durant sa vie professionnelle, au service de la monarchie et termina sa carrière sous Napoléon Ier. Faustin naquit sous la monarchie constitutionnelle, connut la Révolution, deux Républiques, deux Empires, trois rois. Malgré ces péripéties politiques et constitutionnelles, sa vie administrative se déroula sans encombre. Les Poey d'Avant peuvent être considérés comme le type même de la famille de gestionnaires et d'administratifs de la fin de l'Ancien Régime se mettant et restant au service de l'État, constituant par là même l'ossature de l'administration gouvernementale d'un pays. Faustin Poey d'Avant était ainsi familiarisé en raison de son environnement familial et son contexte historique à l'idée d'une division entre les superstructures dirigeantes (rois, empereurs, présidents, etc.) susceptibles d'être interchangeables et la permanence des fonctions et des fonctionnaires. L'idée de la continuité de l'État aura son influence sur l'approche numismatique de Poey d'Avant: nous y reviendrons plus tard.

Nous savons que Jean-Augustin Poey d'Avant (père de Faustin) était un naturaliste renommé. Il entretint correspondance avec les principaux spécialistes des plantes, fleurs et animaux, allant même jusqu'à leur faire cadeau de ses études, inventaires et spécimens. Dans ses activités professionnelles, le contrôle des actes et l'enregistrement mettaient en valeur son goût de la précision et de la méticulosité. Il est évident qu'il transmit son goût de la précision à ses enfants: un vérificateur des domaines, l'autre receveur de l'enregistrement, le troisième notaire, voilà trois professions où l'ordre, la précision, l'aptitude à consigner les observations sont indispensables. Ce furent cependant Clémentine et Faustin qui héritèrent de son goût pour la taxinomie. Au fond, classer des plantes ou des monnaies relève des mêmes dispositions intellectuelles: observer, étudier, analyser, ordonner. Clémentine fut une collectionneuse de monnaies féodales. Faustin eut le destin que l'on connaît. La famille élargie continua certainement à cultiver les mêmes marques sociales. Le mariage de Benjamin Fillon (numismate de l'époque féodale) en est une belle démonstration, de même que la présence de deux juges et un étudiant en droit sur les 5 actifs héritiers de Faustin Poey d'Avant. Goût du légiste pour le détail, l'ordre et la classification, goût du numismate pour détail, l'ordre et la classification. Ce point explique en partie les choix numismatiques de Faustin Poey d'Avant, nous y reviendrons plus tard.

Le contexte de la rédaction

Au début du dix-neuvième siècle, les publications numismatiques consacrées aux séries féodales étaient rares et peu utiles. Pour la numismatique royale, on utilisait encore le vieux livre de F. Le Blanc (Traité historique des monnaies de France, Paris, 1690), complété par quelques études ou quelques catalogues de ventes. En manière de frappes féodales, seul était utilisé le travail de Duby (Traité des monnaies des barons, Paris) publié en 1790 qui présentait le grand inconvénient de lister les émissions par famille (au sens nobiliaire du terme) non par localité et surtout d'être particulièrement incomplet.

Le champ était donc particulièrement libre, mais certainement l'enjeu de lutte d'influences. La création en 1836 de la Revue numismatique ne dut pas être exempte d'arrière pensées, d'autant qu'au milieu du dix-neuvième siècle, de nombreuses études furent publiées comme celles de F. De Saulcy en 1841 (Recherches sur les monnaies des ducs héréditaires de Lorraine, Metz) et de Ph. Mantellier, (Notice sur la monnaie de Trévoux et de Dombes, Orléans) en 1844. Toutes ces études de la moitié du siècle (Poey d'Avant, Bigot, Longpérier, etc.) soulignent l'importance de la production scientifique du moment (voir plus bas l'étude des publications et de la documentation).

La publication de la Description des monnaies seigneuriales françaises et des Monnaies féodales de France intervint donc à la fois dans un contexte de pénurie de publications et à la fois dans un moment d'abondance: pénurie car aucune d'entre elles n'avait réussi à s'imposer comme le travail général de référence et abondance en raison de la multiplicité des études régionales.

Les descriptions de collections (1853-1855)

Son premier travail numismatique fut la publication en 1853 de sa Description des monnaies seigneuriales françaises composant la collection de M. Poey d'Avant, avec un essai de classification, Fontenay, en un volume, couronné par une mention très honorable dans le concours des antiquités nationales de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Dans la livraison du 30 avril 1853, Adrien de Longpérier avait donné un long compte-rendu de cet ouvrage. Le plan de l'ouvrage fut le point central des critiques: "Nous ne lui ferons pas non plus une querelle à propos de l'ordre dans lequel il a rangé les seigneuries. Nous savons parfaitement combien il est difficile d'établir une classification méthodique tout à fait rigoureuse. Choisira-t-on l'ordre des provinces de la Gaule et des cités épiscopales ! On se trouvera parfois en désaccord avec les divisions politiques du temps de la troisième race. Groupera-t-on les monnaies suivant les analogies de types qu'elles présentent !... Le mieux peut-être serait de classer les monnaies en suivant le serment des officiers préposés à la fabrication".

Suit alors une grande diatribe sans objet "Nous regrettons que l'auteur se soit laissé abuser par un article de la Revue numismatique, au sujet des monnaies des rois danois...". Cette partie n'était qu'un règlement de compte entre Adrien de Longpérier et Émile Caron.

Quelque temps après, Anatole de Barthélémy consacra à ce travail un compte-rendu plutôt sévère dans la Revue numismatique: "L'ordre historique n'y existe pas". En un mot l'ouvrage se trouva condamné: "Je crois que toute personne qui voudra s'occuper de nos monnaies nationales risquera fort d'être incomplet s'il ne consulte pas l'ouvrage de notre confrère. Mais je doute fort qu'il y ait lieu de prendre comme système de classification l'ordre de matières qu'il a adopté" (Revue numismatique, 1853, p. 228-233). Le texte d'Anatole de Barthélémy ne fit en substance que paraphraser le jugement du maître, Adrien de Longpérier que l'on veut flagorner. Tous ces jugements nous apparaissent d'autant plus péremptoires que ni Longpérier ni Barthélémy n'ont publié d'ouvrage de typologie féodale pouvant rivaliser avec celui de Poey d'Avant !

Ce compte-rendu dut être sujet à débats puisqu'il fut suivi par une longue réponse rédigée par E. Caron. Ce dernier mit en évidence l'intérêt de la publication de Poey d'Avant et crut bon de revenir sur le point de polémique entre A. De Longpérier et lui qui fut développé dans l'Athenaeum français, où le recenseur avait critiqué Caron. En réalité, le ton, les références à des articles publiés en 1841 et 1853 soulignent la vivacité des oppositions entre les deux hommes, par Poey d'Avant interposé.

Ces querelles sur le plan de l'ouvrage ne peuvent abuser. Le conflit portait sur l'impossible autorité qu'Adrien de Longpérier n'avait pu exercer sur l'œuvre de Poey d'Avant. Adopter le plan suggéré par De Longpérier ou le refuser, c'était admettre de reconnaître son leadership en numismatique féodale. Poey d'Avant l'avait refusé. Il le refusa également dans ses monnaies féodales de France.

Quelques années plus tard, on signala dans la Revue numismatique (1853, p. 412), la vente de la collection de Poey d'Avant, et on annonça la préparation de la suite: "M. Poey d'Avant, qui rassemble les matériaux d'un supplément à sa Description des monnaies seigneuriales françaises s'est déterminé à mettre en vente sa première collection... Le but de M. Poey d'Avant est de propager l'étude de la numismatique française en répandant dans tous les cabinets les richesses qu'il avait recueillies, et de pouvoir en acquérir de nouvelles pour réunir tous les documents nécessaires à un traité complet sur la matière, remplaçant celui de Duby, devenu tout à fait insuffisant". On sait ce que devint ce supplément: les Monnaies féodales.

Enfin, cette même Revue numismatique 1853 annonça page 442 l'obtention par Poey d'Avant de cette mention très honorable dans le concours des antiquités nationales de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En réalité, il n'eut que la cinquième mention très honorable. L'autre mention obtenue pour la numismatique fut décernée à M. A. Robert pour d'autres travaux.

Le 12 décembre 1853 débuta la vente de la collection. Elle rapporta 11.686 francs (francs-or), somme qu'il consacra "à sa nouvelle collection de monnaies seigneuriales, qu'il forme avec beaucoup de zèle, et qui sera peut-être un jour le sujet d'un supplément à son ouvrage" (Revue numismatique, 1854, p. 227-228).

Aucun de ses autres ouvrages ne fut alors présenté dans la Revue numismatique. La publication des Monnaies féodales, ne fut même pas mentionnée.

En 1855, il publia un Catalogue des monnaies françaises et étrangères composant la collection de M. Norblin.

Les Monnaies féodales de France

Poey d'Avant publia en 1858, 1860 et 1862, les trois volumes des Monnaies féodales de France. Il a largement détaillé ses intentions et ses motivations dans deux textes, l'un publié en préface du premier volume et l'autre en postface du denier.

Le plan

Tout plan reste sujet à critique, géographique, historique ou typologique, chacun d'entre eux ne peut satisfaire les tenants de l'autre choix. La question du plan évoquée par A. De Barthélémy à propos de la publication de la collection Poey d'Avant resurgit.

Poey d'Avant l'envisagea et se défendit a priori: "Quant au plan que j'ai choisi, il a besoin lui aussi de quelques explications. Je sais parfaitement que c'est là le côté vulnérable et que je dois m'attendre à être vivement critiqué. Je répondrai d'avance que, quelque parti que j'eusse pris, le résultat eût été le même. Chacun a son système et cherche à le faire prévaloir. Quand j'ai publié ma Description, les comptes-rendus, qui en ont été faits dans les divers recueils, ont montré combien peu on était d'accord sur cette grave question du plan. Les uns proposaient l'ordre alphabétique, qui est certainement le plus simple, mais qui n'est guère scientifique; sans compter qu'il a le grave inconvénient d'éloigner les unes des autres les monnaies du même type, tandis qu'il y a toujours intérêt à les rapprocher. D'autres auraient voulu que, prenant la féodalité à son début, je l'eusse suivie pas à pas dans chaque province... En dernière analyse, je me suis décidé à adopter la marche que j'avais déjà suivie dans mon premier ouvrage, tout en la modifiant de manière à la rendre plus accessible" (p. ix-x).

En 1882, en publiant son ouvrage, E. Caron ne put éviter le problème (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris). Dans sa longue introduction, il rendit hommage à son vieil ami Poey d'Avant en ces termes: "Œuvre d'un simple collectionneur élaborée en province loin des grands centres de la science par un amateur passionné pour la numismatique, mais étranger aux diverses connaissances qui en complètent l'étude, ce traité a été diversement apprécié par les savants... Les uns ont reproché à Poey d'Avant ses incursions sur le domaine de la numismatique royale. Bien souvent, il déclare lui-même qu'il ne publie et ne fait graver une monnaie que comme un prototype et uniquement pour faire apprécier les progrès de la dégénérescence de ce qu'on a appelé l'immobilisation des types... On a critiqué sa classification sans en proposer une meilleure. En réalité, elle est préférable à celle de Duby, qui divise les monnaies en ecclésiastiques et laïques et procède ensuite par ordre alphabétique. La classification de Poey d'Avant est plus scientifique. Elle rapproche en définitive les provinces qui ont monnayé au même type. Aussi est-elle adoptée partout: elle guide tous les amateurs; elle est la base de tous les catalogues".

En 1884, ce débat resurgit donc encore à propos de la publication de l'ouvrage d'Émile Caron. Robert Serrure dans une présentation de l'ouvrage sur les monnaies féodales déplorait que Poey d'Avant ait "embrassé dans un plan énorme, mais historiquement assez mal limité, toutes les monnaies battues par les seigneurs dont les terres forment aujourd'hui la France" (Serrure, R., 1884-1885, "Les travaux de M. E. Caron sur les monnaies féodales françaises, quelques pièces inédites ou peu connues", Bulletin de numismatique, p. 90 suivantes).

L'exhaustivité

Poey d'Avant se proposa de faire l'étude des "monnaies nationales" et il manifeste une volonté d'exhaustivité: "J'ai fouillé la presque totalité des collections de France et même de l'étranger, où j'avais espoir de rencontrer des pièces nouvelles. Quelques amateurs m'ont conseillé de ne pas suivre mes anciens errements et de m'abstenir de faire connaître toutes les variétés de chaque monnaie. Voici les raisons qui m'ont empêché de me rendre à leur avis. D'abord j'ai voulu dresser un inventaire aussi complet que possible des monnaies féodales aujourd'hui connues" (p. vii).

Il refusa de se livrer à autre chose que le catalogage: "Je n'ai pas la prétention d'offrir aux numismates un livre de doctrine. Il est plusieurs points que j'ai été forcé de ne pas aborder. Écrivant loin des grands centres scientifiques, j'ai dû me borner au rôle de simple catalogueur" (p. viii).

Par la suite, Caron critiqua aussi une dérive de la recherche peut-être engendrée par la volonté de Poey d'Avant de cataloguer jusqu'aux infimes variétés, l'abus de la notion d'inédit: "Aussi, maintenant dès qu'une pièce porte une inversion de légende non mentionnée par Poey d'Avant, qu'une lettre est omise ou a changé de place, que le cantonnement de la croix est modifié du 1er au 2me, les catalogues s'empressent de la proclamer inédite et c'est là vraiment que la science n'a rien à gagner".

Cette volonté d'exhaustivité fut critiquée. Poey d'Avant en conçut certainement un ressentiment et il revint à deux reprises sur cette question.

Dans son introduction, il signale que "Les collections m'ont été ouvertes avec empressement; des documents précieux m'ont été généreusement communiqués; quelques amateurs ont même poussé le désintéressement plus loin, ils ont abandonné en ma faveur des projets de publications qu'ils avaient formés. Pourquoi faut-il qu'à côté de ces nobles procédés, j'aie à signaler quelques résistances inexplicables et heureusement très peu nombreuses. Sous des prétextes tous plus futiles les uns que les autres, j'ai éprouvé deux ou trois refus qui m'ont été fort sensibles. En vain ai-je fait valoir l'importance du but que je me proposais, l'intérêt tout national qui s'attachait à mon entreprise, rien n'a pu vaincre ces résistances obstinées. Je m'étais d'abord promis de signaler aux numismates ces amateurs récalcitrants et coupables du crime de lèse-science. Je préfère aujourd'hui m'en abstenir et abandonner ces déplorables collectionneurs aux remords de leur mauvaise action" (p. Xi). Il revint sur la question dans la postface du tome III, p. 444.

Poey d'Avant souhaitait pour que ses catalogues soient les plus exhaustifs possibles. On le lui a reproché lors de la sortie de sa description. Il reste à comprendre le cheminement qui lui a rendu nécessaire la consignation de toutes les variantes de toutes les frappes. Nous avons insisté en tête de chapitre sur l'importante de la tradition de la classification dans la famille Poey d'Avant. Le père passant sa vie à classer avec soin les végétaux et les animaux. Poey d'Avant a certainement été marqué par cette tradition. En bon naturaliste, Jean-Augustin inventorié chaque variété et sous-variété. Un classement ne pouvait dès lors qu'être aussi complet que possible pour Poey d'Avant. Classer plantes ou monnaies relevait donc des mêmes processus intellectuels.

Il n'est pas sans intérêt de regarder d'assez près la liste des collections citées pour juger du réseau social de Poey d'Avant. La liste est impressionnante: on y retrouve tous les grands collectionneurs français et étrangers (Anatole de Barthélémy, Deschamps de Pas, Feuardent, Benjamin Fillon, Hoffmann, De Jonghe, Mantelier, De Saulcy, G. Vallier). On trouve dans la liste des collections citées celle de Faustin Poey d'Avant receveur de l'enregistrement en retraite à Maillezais et celle de Clémentine Poey d'Avant de Fontenay. On y remarque la quasi-totalité des collections publiques françaises et étrangères (Barcelone, British Museum, Copenhague, Paris, Saint-Pétersbourg, Madrid, La Haye, Stockholm). Cette longue liste montre, de façon évidente, que Poey d'Avant avait visité ou entretenu des relations scientifiques avec presque tous les collectionneurs et tous les cabinets du monde. Il annonça pour le début de l'année 1863 un supplément à son œuvre. Ce document ne verra jamais le jour.

Les frappes féodales d'époque moderne (en collaboration avec Christian Charlet)

De même qu'il avait largement considéré comme féodales des émissions carolingiennes, Poey d'Avant a intégré dans son travail des émissions monétaires postérieures à l'époque médiévale. Il s'agit des dernières émissions de seigneurs importants qui possédaient un vaste patrimoine territorial au sein duquel figuraient des terres encore autonomes sinon réellement indépendantes vis-à-vis du roi de France. Le plus souvent, ces terres étaient situées à la limite du royaume de France et de l'Empire: principautés ardennaises et lorraines, principautés de Montbéliard et de Dombes. Mais certaines de ces terres étaient parfois enclavées: Avignon et le Comtat Venaissin, principautés d'Orange et de Boisbelle-Henrichemont. Tous les monnayages afférents à ces terres relèvent de l'époque des Temps Modernes (seizième-dix-huitième siècles).

L'insuffisance des connaissances historiques de Poey d'Avant (handicap auquel Duby avait échappé) l'empêcha de comprendre la nature spécifique de ces monnayages. Pour Avignon et Orange, la fabrication monétaire aux seizième siècle et dix-septième siècle n'est pas seulement la suite d'une fabrication commencée au Moyen Age: elle obéit désormais à des caractéristiques différentes que l'on retrouve dans les autres principautés. Dans ces dernières, le monnayage débute au seizième siècle, voire même au dix-septième siècle. Il n'est pas une survivance féodale comme certains ont pu le penser à la lecture des erreurs de Poey d'Avant et de certains de ses prédécesseurs, mais un monnayage original moderne. Concurrent de celui du roi ou de l'empereur, fondé le plus souvent sur l'imitation des espèces de ces derniers et généralement organisé et développé contre la volonté de ceux-ci, il est l'expression de la puissance de quelques grandes familles. Celles-ci, généralement françaises et étrangères à la fois, n'hésitèrent pas à abuser de leur rang et de leur proximité avec le souverain pour prendre quelques libertés avec le monopole monétaire de ce dernier et à battre monnaie, dans un but d'enrichissement personnel, lorsque des circonstances favorables s'offrirent à elles. L'absolutisme de Louis XIV, développé après la Fronde, mit fin à ces monnayages insolites.

L'incompréhension de Poey d'Avant à l'égard de ces monnayages, explique la grande faiblesse des chapitres qu'il leur a consacrés, confondant souvent les Maisons avec les hôtels monétaires. Incapable de distinguer entre les titres et les possessions, l'essentiel de l'accessoire, Poey d'Avant a fourni un travail qui est entièrement à revoir en ce qui concerne ces monnayages. Dès le dix-neuvième siècle, A. De Longpérier au sujet des Dombes, Engel pour Château-Regnault, Bretagne pour Château-Regnault et Charleville, H. Boyer pour Boisbelle-Henrichemont, notamment, se sont efforcés de mettre de l'ordre dans la confusion introduite par Poey d'Avant vis-à-vis de Duby qui, écrivant encore sous l'Ancien Régime, avait su au moins proposer une présentation correcte par Famille. Au vingtième siècle, B; De Jonghe et H. Descharmes pour les Ardennes, Chr. Bindner et J. Ebner puis J.-M. Debard pour Montbéliard, Muntoni puis Berman pour Avignon et le Comtat Venaissin, H. Van der Wiel, Chr. et J.-L. Charlet pour Orange ont poursuivi cet effort. Le Traité de numismatique moderne et contemporaine (1897) d'Engel et Serrure et surtout le petit catalogue illustré de R. Serrure  (sans date, établi vers 1895) apportent néanmoins de précieux correctifs à Poey d'Avant. Mais l'ampleur de ceux qui restent à réaliser est telle qu'un autre ouvrage, consacré aux monnayages seigneuriaux de la France des Temps Modernes, s'avère indispensable. Chr. Charlet avec A. Tissière pour les Ardennes, F. Arbez pour les Dombes et Henrichemont, J.-L. Charlet pour Orange et Avignon, l'ont entrepris. Une première tranche a été publiée en 1992 concernant la principauté de Sedan, une autre est en cours concernant les principautés de Charleville (Arches) et de Château-Regnault, ainsi que, par ailleurs, la principauté de Monaco dont le monnayage ancien (1640-1735) relève des mêmes caractéristiques: Poey d'Avant l'avait oubliée, bien que Duby l'ait étudiée.

Les émissions seigneuriales des Temps Modernes sont l'œuvre des Maisons (familles) suivantes:

* A Charleville (Arches), les Gonzague-Nevers, ducs de Nevers et de Rethel;

* A Château-Regnault, les Lorraine-Guise dont le dernier représentant devient, par mariage, princesse de Bourbon-Conty;

* A Sedan, les La Mark puis les La Tour d'Auvergne qui portent le titre de ducs de Bouillon sans posséder le duché;

* A Bouillon, les La Tour d'Auvergne qui reçoivent le duché en 1678 après avoir cédé Sedan  la France;

* A Cugnon (seigneurie oubliée par Poey d'Avant), les Löwenstein-Wertheim-Rochefort;

* A Phalsbourg et Lixheim, les Lorraine-Vaudémont;

* A Fenestrange (principauté oubliée par Poey d'Avant), les Croy;

* A Gorze (abbaye autonome oubliée par Poey d'Avant), les Lorraine-Rémoncourt;

* A Montbéliard, les Wurtemberg;

* A Trévoux (Dombes), les Bourbon-Montpensier puis Bourbon-Orléans;

* A Orange, les Nassau;

* A Boisbelle-Henrichemont, les Sully;

* En Avignon, les légats pontificaux;

* A Monaco, les Grimaldi.

Poey d'Avant, suivi par Boudeau, a rattaché toutes ces émissions à des provinces. Elles doivent en être distinguées car les terres concernées ne faisaient pas encore partie de provinces françaises au moment où ces émissions furent effectuées.

L'illustration

Les Monnaies féodales sont illustrées par 163 planches réalisées par Dardel, représentant quelque 3.453 monnaies. C'est là la plus vaste tentative pour illustrer un corpus monétaire. Pratiquement une monnaie sur deux est représentée dans les planches.

Cette importance de l'illustration reste un modèle du genre. Les principaux travaux qui suivirent ceux de Cohen, de Gariel tentèrent de l'égaler, mais ne purent présenter autant de gravures. Ce ne fut qu'avec le développement des techniques photographiques que les illustrations allaient se développer. La mécanisation de l'illustration permit sa banalisation (voir les ouvrages de Prou, etc.). La seconde édition du Cohen resta une exception face à la vulgarisation de l'illustration photographique. Cette question du passage de la gravure à la photo a été parfaitement étudiée par Hollard, D., 1991, "L'illustration numismatique au XIXe siècle", Revue numismatique, p. 7-42.

L'idéologie

A l'occasion d'études antérieures, nous avions mis en évidence les présupposés historiographiques des chercheurs numismates qui s'étaient penchés sur la question des émissions monétaires carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris; Cohen, H., Description des monnaies frappées sous l'Empire romain communément appelée médailles impériales, avec introduction et mise à jour de G. Depeyrot, Paris, 1995).

Fortement influencés par la nécessité de mettre en évidence un processus de maturation politique sous les diverses dynasties royales, ces chercheurs avaient une vision déterministe et progressiste de l'histoire: les siècles avaient contribué à faire naître une nation, un État catholique et royaliste. Dès le retour de Louis XVIII, la Charte constitutionnelle de 1814 restaurait le roi au nom d'une tradition historique clairement affirmée dans le préambule: "Les communes ont dû leur affranchissement à Louis le Gros, la confirmation et l'extension de leurs droits à Saint Louis et à Philippe le Bel; que l'ordre juridique a été établi et développé par les lois de Louis XI, de Henri II et de Charles IX; enfin que Louis XIV a réglé presque toutes les parties de l'administration publique par différentes ordonnances dont rien encore n'avait surpassé la sagesse... En cherchant ainsi à renouer la chaîne des temps, que de funestes écarts avaient interrompue, nous avons effacé de notre souvenir, comme nous voudrions qu'on pût les effacer de l'histoire, tous les maux qui ont affligé la patrie durant notre absence". Les historiens formés à la nouvelle École des Chartes furent invités à légitimer par leurs travaux la royauté comme mode naturel de gouvernement en France, et comme voie naturelle du progrès (O. Dumoulin, 1992, "Histoire et historiens de droite", Histoire des droites en France, 2, Culture, J.-F. Sirinelli éd., Paris, p. 350 & 361).

Dès lors qu'il lui était implicitement assigné un tel rôle, l'étude de la frappe monétaire ne pouvait que rentrer dans une vision téléologique de l'histoire. De Longpérier, De Barthélémy, Gariel, Prou, furent d'excellents représentants d'une telle conception. En gros, ce fut la conception des chercheurs français du dix-neuvième siècle. Elle leur fit refuser l'idée de la pénurie monétaire du dixième siècle et ignorer les autres régressions comme celle du quinzième siècle. Dans cette optique, les frappes féodales, ne peuvent être considérées que comme le résultat de l'usurpation des droits régaliens. Le développement de la monarchie s'étant caractérisé principalement par la limitation des droits monétaires des féodaux, puis par la lutte contre ces seigneurs dont les terres étaient progressivement incorporées au domaine royal. La vision normale de la monnaie féodale relevait de cette opposition: monnaie royale versus monnaie féodale.

Or, il suffit de feuilleter les Monnaies féodales de Poey d'Avant pour constater que ce schéma de lecture ne convient absolument pas. Poey d'Avant mélangea allègrement les émissions carolingiennes (parfois même en annexant des ateliers n'ayant frappé que sous les Carolingiens), les émissions royales, (principalement celles de Philippe Ier (1060-1108) et de Louis VI (1108-137) mais pas exclusivement (voir par exemple le comté de Chalons), les émissions des rois d'Espagne (à Besançon et dans les ateliers voisins, dans les ateliers pyrénéens comme le Roussillon, la Navarre, le Béarn, etc.), mais aussi en évitant certaines séries royales étrangères qu'il aurait dû ou plutôt pu intégrer. Cette impression de fouillis dut certainement être celle que ressentirent les chercheurs plus impliqués dans les grands courants historiographiques: ils ne trouvaient pas là matière à alimenter leur vision de l'évolution des frappes. Dans les travaux et les manuels ultérieurs cette confusion fut souvent notée, et les divers auteurs tels que Engel et Serrure, Blanchet et Dieudonné, tout en reprenant les classifications de Poey d'Avant durent renoncer à le suivre dans certaines considérations sur des émissions et des ateliers qui n'avaient que très peu de rapports avec les féodaux. Poey d'Avant justifia ses choix en signalant l'importance des immobilisations carolingiennes, telles que signalées par Lelewel et Lecointre Dupont (page iii). Cependant une intégration aussi importante de monnaies royales dans un catalogue de monnaies féodales ne saurait s'expliquer par les monnaies carolingiennes immobilisées.

D'un autre côté, Poey d'Avant s'excusa de ne citer que très peu de documents monétaires "j'ai cité très peu de documents monétaires. Je ne l'ai fait que chaque fois que ces documents étaient nouveaux et que leur connaissance était indispensable pour appuyer des attributions qui, sans cela, eussent été discutables" (page viii). En réalité, la lecture attentive de ses trois tomes montre que les citations concernent principalement des concessions de droits monétaires, alors qu'un texte aussi important que l'ordonnance de 1315 n'est pratiquement jamais cité. Cependant, jamais choix n'est neutre. Ceux de Poey d'Avant étaient particulièrement méticuleux. S'il a donc intégré certaines séries carolingiennes ou certaines séries royales plus tardives, voire très modernes, c'est avant toutes choses parce qu'elles remplissaient un certain rôle dans sa conception des frappes féodales.

Faustin Poey d'Avant, nous l'avons vu, faisait partie de ces fonctionnaires qui contribuaient par leur activité à servir l'État quel que soit le régime en place. Il avait une perception des frappes médiévales largement liée à sa perception des événements politiques. Il y a donc de très fortes vraisemblances pour que Faustin Poey d'Avant ait imaginé un système d'ateliers monétaires frappant tantôt au nom du roi (par autorisation ou pas), tantôt sur l'initiative de l'autorité locale. Ces ateliers pouvaient ainsi passer au gré des circonstances politiques ou matrimoniales des mains du roi, à celles du comte, ou celles de l'évêque, etc., pour, in fine, revenir entre les mains du roi. Ainsi, nous pouvons expliquer que Poey d'Avant ait accordé davantage de place aux cessions de droits monétaires qu'aux autres documents monétaires. De même, Poey d'Avant pouvait avec de tels concepts intégrer dans ses frappes féodales des émissions royales qu'il estimait être les produits de l'activité des comtes. En somme, il faisait un parallélisme entre l'activité des monétaires médiévaux au service de plusieurs autorités et celle qui était la sienne de receveur de l'enregistrement au service des empereurs, rois et présidents.

Le rôle des marchands

Alors que les premières études de Poey d'Avant furent publiées localement, ses Monnaies féodales de France furent prises en charge par Camille Rollin. Poey d'Avant lui en fut reconnaissant "Je dois rendre particulièrement hommage à M. Camille Rollin. Si l'ouvrage que je présente aux suffrages des numismatistes leur offre quelqu'intérêt, ils le doivent à sa généreuse initiative. Sans son intervention, je n'eusse jamais songé à entreprendre un labeur aussi long et aussi pénible".

Il est vrai que Poey d'Avant s'était lancé dans une œuvre magistrale avec plus de 1.000 pages et 163 planches. Sans le soutien logistique de Rollin il n'aurait pu publier une telle œuvre.

Cette publication marquait la politique nouvelle des professionnels qui avaient réalisé que leur commerce ne pouvait se développer sans que les collectionneurs, parfois éloignés des centres de recherche, ne disposant pas de grande bibliothèque à proximité, ne puissent disposer d'ouvrages de la meilleure qualité inventoriant tous les types monétaires d'une certaine période.

Dans notre introduction de la nouvelle édition de la Description des monnaies de l'Empire romain d'Henry Cohen, nous avons eu l'occasion d'insister sur le rôle moteur des marchands professionnels de monnaies, qui, durant tout le dix-neuvième siècle, assurèrent la promotion des études numismatiques en publiant et en aidant financièrement les recherches et l'impression des grands corpus fondateurs de la numismatique française. Dès 1859, Rollin et Feuardent étaient devenus les éditeurs de la Revue Numismatique et le restèrent jusqu'en 1936. Les divers marchands de la place de Paris publiaient des revues ou bulletins qui contribuaient à l'expansion de la discipline. Ce fut le cas de Rollin, de Feuardent, de Serrure, de Florange, de Ciani qui donnèrent ouvrages, Bulletin de numismatique, Gazette numismatique, etc.

Les nombreux travaux d'Henry Cohen ont été publiés par Rollin et Feuardent, qui assurèrent la sortie de la description des monnaies de la République puis celle des deux éditions de la Description des monnaies de l'Empire romain.

Cette aide à la publication permit aux chercheurs du monde entier de disposer d'ouvrages du meilleur niveau analysant toute la matière disponible à un moment donné, relançant ainsi la recherche en mettant entre toutes les mains, une masse énorme de documentation, fruit d'années de synthèses érudites.

Sans ces quelques marchands, la numismatique française n'aurait pas connu la croissance qui fut la sienne au dix-neuvième siècle, d'autant que leurs collègues numismates fonctionnarisés se montrèrent avares en catalogues et corpus.

L'impact de l'ouvrage

Caron ne put éluder la question qu'il avait abordée dans la publication de sa réponse au compte-rendu de la Revue numismatique. Il insista sur le rôle de ce travail: "Presque toutes les critiques, Poey d'Avant les avait entrevues et discutées d'avance dans sa préface; mais elles n'ont pas moins été reproduites très sévèrement lors de la publication de son livre et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettes ne lui a même pas décerné la mention honorable qu'elle avait accordée à son catalogue. Que de mal n'a-t-on pas dit de cet ouvrage ? Et cependant il est dans toutes les mains".

Ces questions de plan à nouveau déjà soulevées dans la description, ne dissimulent, que des querelles de préséances. Poey d'Avant avait refusé un ordre qui eut davantage séduit Adrien de Longpérier. Ce dernier l'avait regretté dans son compte-rendu de la Description des monnaies... composant la collection de M. F. Poey d'Avant. Anatole de Barthélémy avait renchéri dans la Revue numismatique, s'attirant les foudres de Caron. Poey d'Avant avait persisté dans ses Monnaies féodales de France. La Revue numismatique de 1853 avait au moins ouvert un débat, Émile Caron répondant aux accusations d'Adrien de Longpérier et d'Anatole de Barthélémy. Celle de 1858 ne signala pas le premier tome des Monnaies féodales de France, préliminaire de ce qui allait devenir la base de toutes les recherches numismatiques. Elle fit de même avec le second tome de 1860, et de même avec le dernier tome de 1862. On peut s'interroger sur les causes d'une telle cécité intellectuelle et scientifique de la part de ceux qui auraient dû, en toute intelligence, saluer l'œuvre de leur collègue.

La nécrologie de Faustin Poey d'Avant, publiée dans la Revue numismatique de 1864 (p. 332), fut particulièrement brève et réduite, à la limite de la décence. On rappela ses quelques publications dans la Revue numismatique, et on mentionna sa Description des monnaies seigneuriales françaises composant la collection de M. Poey d'Avant comme étant son meilleur travail, ce qui en dit long sur l'estime que la direction de la Revue numismatique, portait à ses Monnaies féodales. Au même moment la Revue belge de numismatique, donnait en 1859 (pages 154-156) et en 1862 (pages 150-156) une analyse du travail de Poey d'Avant.

On peut logiquement se demander d'où venait tant de ressentiment à l'égard de Poey d'Avant. En 1856, Adrien de Longpérier était devenu directeur de la Revue numismatique. Il le resta jusqu'en 1877: un peu de pouvoir aux mains d'un vaniteux blessé facilite la rancune des esprits faibles.

Seul, le Bulletin numismatique (1864, p. 196), annonçait que Poey d'Avant avait l'intention de donner un supplément à ses Monnaies Féodales. H. Hoffmann terminait en écrivant: "on nous assure que ce travail sera cependant publié d'ici à peu de temps".

Cette attitude discriminatoire, nous l'avons retrouvée aussi à l'encontre de la publication de l'œuvre de Cohen (voir Cohen, H., Description des monnaies frappées sous l'Empire romain communément appelée médailles impériales, avec mise à jour de G. Depeyrot, Paris, 1995), mais aussi dans le Manuel de numismatique française (Blanchet, A., Dieudonné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris) qui mentionnait le moins possible le travail d'Engel et Serrure (Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris).

Les suites de l'œuvre

Si l'œuvre en tant que telle avait été critiquée parfois à juste raison (comme sur le classement des émissions seigneuriales de l'époque moderne), il convient de cerner l'importance du travail de Poey d'Avant à la lumière des travaux qui firent suite.

Dès 1869, Adrien De Longpérier dans un long article publié dans la Revue numismatique ouvrit à nouveau la question du classement des émissions monétaires des Dombes. L'article fut une furieuse critique du travail de Poey d'Avant.

La guerre de 1870, la Commune et les troubles qui suivirent ralentirent l'ensemble des travaux numismatiques. La publication de la Revue numismatique fut suspendue une première fois en 1870, puis en 1877 (après l'impression de quelques fascicules entre 1874 et 1877). Elle ne reparut qu'en 1883. L'époque n'était guère propice aux ouvrages. En 1878 cependant, H. Hoffmann publia son livre Les monnaies royales de France, ouvrant la voie aux autres nouvelles publications comme celles de Engel, Serrure, Lehr, Blanchet, Schlumberger, etc.

La publication du Boudeau marque le terme de cette vague de recherche (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris). Dès sa sortie Boudeau fut accusé d'avoir plagié les travaux de Serrure et de Feuardent. Une procédure s'en suivit mit en évidence la culpabilité de Boudeau. Le début de la première guerre mondiale balaya toutes ces affaires qui sombrèrent dans l'oubli. Les recherches d'après guerre se tournèrent principalement vers la numismatique royale et il faut attendre les années 60 pour voir renaître la numismatique féodale dans les publications scientifiques.

Ainsi, le travail de Poey d'Avant structura les recherches de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Par son ampleur, il apparut comme un ouvrage inévitable et la base des travaux ultérieurs. Certes, cet ouvrage présentait dès sa publication de nombreuses erreurs ou lacunes, mais aucun des détracteurs et des auteurs suivants ne purent (ou ne voulurent) reprendre un tel sujet: il aurait fallu non pas compléter le travail, mais le refondre complètement.

Son unicité en fit jusqu'à ce jour un travail indispensable. C'est à ce titre qu'il fut souvent republié. Il le sera sans doute jusqu'à ce que de nouvelles publications prenant en considération l'ensemble des monnayages féodaux soient disponibles.

Le contexte de l'oeuvre

La constitution de la documentation.

Nous avons insisté sur l'importante documentation réunie par Poey d'Avant. Il convient d'insister sur les conditions du développement de la recherche numismatique à l'époque où il écrivait. Pour décrire l'arrière plan intellectuel de Poey d'Avant, nous avons estimé qu'il convenait de reprendre les listes des publications des trésors de même que les effectifs des sociétés numismatiques. Il nous est impossible de cerner avec une quelconque efficacité le développement des collections monétaires. Les effectifs des sociétés numismatiques nationales soulignent le développement de cette activité au moins jusque dans les années 1880 où semble se dessiner un important tassement. Quoi qu'il en soit la période du milieu du dix-neuvième siècle semble avoir été marquée par un important développement des sociétés numismatiques (F. De Callataÿ, 1994, "L'évolution démographique de quelques grandes sociétés de numismatique", Revue belge de numismatique, p. 71-87).

                                                      Londres                        Bruxelles                              Paris
                     1850                                 161                                                                           
                     1855                                                                                                            285
                     1860                                 109                                  91                                     
                     1870                                 181                                 131                                     
                     1880                                 234                                 175                                     
                     1890                                 288                                 171                                     
                     1899                                                                                                              97

S'il est difficile, faute de statistique, de suivre l'évolution numérique des sociétés savantes, nous pouvons nous livrer à quelque étude bibliométrique. A cet effet, les publications de trésors offrent une matière particulièrement intéressante. La publication d'un trésor est un événement ponctuel très facile à cerner chronologiquement: le récent inventaire de Jean Duplessy offre un corpus important et quasi exhaustif permettant toutes les études (Duplessy, J., 1985, Les trésors monétaires médiévaux et modernes découverts en France, Paris).

Nous avons estimé qu'il convenait de comparer les dates de publication des trésors médiévaux et celle des trésors antiques pour détecter d'éventuelles distorsions. Pour cela nous avons utilisé la documentation publiée dans la collection des TAF, ainsi que celle que nous avons publiée pour la région Midi-Pyrénées (TAF: Corpus des trésors monétaires antiques de la France, I: Poitou-Charente et Limousin, Paris, 1982; II: Nord, Pas-de-Calais, Paris, 1983; III: Pays de Loire, Paris, 1984; IV: Haute-Normandie, Paris, 1985; V/1: Rhône-Alpes, Paris, 1987; V/2: Rhône-Alpes, Paris, 1988; G. Depeyrot, Les monnaies antiques des départements des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne et du Lot, Toulouse, 1985).

Période de publication                trésors médiévaux et % du total            trésors antiques et % du total

           XVIe siècle                                                                                                  2
          XVIIe siècle                                                                                                  5
        XVIIIe siècle                                                                                                14        2 %
             1780-1799                                       1                                                         7        1
             1800-1819                                       1                                                        31        4
             1820-1839                                     25          6 %                                        75        9
             1840-1859                                     78        19                                          150      18
             1860-1879                                     69        17                                          162      20
             1880-1899                                     89        22                                          117      14
             1900-1919                                     43        11                                            76        9
             1920-1939                                     36          9                                            52        6
             1940-1959                                     25          6                                            32        4
             1960-1979                                     31          8                                            91      11
             1980-1985                                     10          3                                            33        4
                     Total                                   408       100 %                                      847    100 %

 

Les pourcentages et le graphique font apparaître une très nette augmentation des publications de trésors médiévaux dans les années 1840-1899. La publication du Poey d'Avant s'est donc située au moment où les recherches se développaient et ou les méthodes avaient atteint un parfait niveau de qualité. La méthode de publication des trésors n'a que peu varié en elle-même (pesée des monnaies, lecture des légendes). En réalité, il semble que les progrès techniques réalisés ces dernières années (balances électroniques, développement de l'offset, etc.), n'aient pas eu pour conséquence de faciliter la publication des trésors.

Poey d'Avant bénéficiait donc d'une documentation assez sensiblement équivalente à la nôtre, puisque le nombre des trésors publiés n'augmenta pas, mais décrut peu après la publication de son ouvrage. C'est ce qui explique largement l'importance de l'œuvre de Poey d'Avant. Malgré le siècle et demi qui nous en sépare, la masse de monnaies que nous connaissons n'a pas augmenté spectaculairement. Seules des variétés ou des espèces ponctuellement découvertes ont permis de mieux comprendre la chronologie des émissions. De même le réexamen des anciennes découvertes, la prise en compte des documents d'archives, lorsqu'ils existent, éclairent d'une nouvelle façon des phénomènes notés mais parfois incompris ou même ignorés au dix-neuvième siècle.

Il apparaît clairement que les publications de monnaies antiques et médiévales répondaient à des tendances indépendantes des recherches finalisées. Nous ne relevons aucune relation entre les publications d'ouvrages ou de corpus et la fréquence des publications de trouvailles. Les publications des Poey d'Avant, Gariel, Cohen, Prou n'ont pas facilité la publication en grand nombre de nouvelles trouvailles. La chute du nombre des publications au vingtième siècle ne peut en aucun cas correspondre à une baisse du nombre des trouvailles de trésors, alors que se multiplièrent les travaux importants tant en ville (reconstructions et développement des villes) qu'à la campagne (généralisation des labours profonds, aménagement des campagnes avec électrification, eau courante, remembrement). La baisse de ce nombre dès le début du vingtième siècle, ne peut qu'être mise en relation avec plusieurs autres phénomènes, tels que la baisse du rôle des sociétés savantes. La baisse du nombre des publications traduit la disparition d'attitudes culturelles, au sein desquelles figurait une certaine culture historique, la connaissance du latin, conditions favorisant l'aptitude à la lecture des monnaies et l'intérêt pour ces sortes de vestiges. Nous pouvons, d'autre part, remarquer que le nombre de publications n'a presque pas augmenté dans l'après-guerre, alors que se développaient l'archéologie et les publications archéologiques, régionales ou locales. Bien au contraire, la numismatique n'a pas profité de cet essor de ces nouvelles disciplines pour sortir de ce ghetto.

La qualité des publications de trésors

Si Poey d'Avant n'a pas été démodé par une augmentation très importante des publications de monnaies et de trésors, il convenait aussi de vérifier si sa documentation n'a pas été biaisée par d'autres phénomènes que celui de la simple variation quantitative des publications. Nous avons donc cherché à vérifier si les publications des trésors n'ont pas subtilement introduit un vice qui aurait rendu hétérogène la documentation de base de Poey d'Avant.

Nous avons cherché à vérifier si les trésors médiévaux inventoriés par Jean Duplessy étaient d'une qualité homogène, c'est-à -dire si la qualité des publications des trésors restait la même sans varier en fonction de la date de publication ou en fonction de la date d'enfouissement de la trouvaille. Les 427 trésors médiévaux étudiés ont été notés sur une échelle de 1 à 8:

1: aucune information (trésor ?),

2: information de type littéraire (un millier de monnaies, quelques centaines, etc.),

3: description uniquement des principaux types,

4: description de quelques échantillons des monnaies,

5: description de moins de 25 % des monnaies du trésor,

6: description de plus de 25 % des monnaies du trésor,

7: description de plus de 50 % des monnaies du trésor,

8: description de plus de 75 % des monnaies du trésor. La part des monnaies décrites étant appréciée par rapport au nombre total estimé de la trouvaille. Nous pouvons considérer que seuls les trésors des classes 7 et 8 sont des trouvailles scientifiquement décrites. Sur les 427 trésors recensés par J. Duplessy, 235 appartiennent aux classes 6 et supérieures, 205 aux classes 7 et supérieure, et seulement 157 à la classe 8. Ainsi, un trésor sur deux a été correctement et presque complètement décrit. Des autres, nous ne disposons que de quelques informations.

Il convenait de découvrir les corrélations permettant d'infirmer ou de confirmer une augmentation ou une baisse de la qualité des publications en fonction de la date de publication ou en fonction de l'époque du trésor. La ventilation chronologique des trésors en consignant le degré de qualité de la publication ne met aucune variation chronologique significative. En gros, la part des monnaies décrites de façon précise dans chaque trésor n'augmente pas de façon très nette depuis 1840.

Date de publication                       nbre de publications               nbre de pub.>classe 7 et %

              1800-1819                                               1                                           0
              1820-1839                                             25                                           7         28 %
              1840-1859                                             78                                         34         43
              1860-1879                                             69                                         41         60
              1880-1899                                             89                                         40         45
              1900-1919                                             43                                         21         48
              1920-1939                                             36                                         14         40
              1940-1959                                             25                                         19         76
              1960-1979                                             31                                         15         48
              1980-1985                                             10                                           7         70

Il ne semble donc pas qu'il y ait de relation entre la date de publication des trésors et la qualité des publications. Examinons ces mêmes données en fonction de la date d'enfouissement des trésors.

Date de publication                       nbre de publications               nbre de pub.>classe 7 et %

      Avant 900                                                          70                         51           73 %
                    900-1000                                                          36                         22           61
                  1000-1100                                                          38                         17           45
                  1100-1200                                                        150                         68           45
                  1200-1250                                                        111                         47          42.

Ainsi, les trésors les plus anciens, furent généralement bien publiés, alors que les trouvailles des onzième et douzième siècles furent négligées. Il est vrai que les trouvailles des neuvième et dixième siècles contiennent généralement moins de monnaies et sont souvent plus spectaculaires que les grands trésors de monnaies plus ou moins immobilisées des douzième et  treizième siècles.

 

Ainsi, les trésors les plus anciens retinrent davantage l'attention que les trouvailles récentes, contenant souvent des monnaies immobilisées ou plus courantes. Cette simple constatation permet de mieux comprendre que les compléments les plus nombreux au catalogue de Poey d'Avant aient concerné des émissions des douzième et treizième siècles.

Les axes de la recherche contemporaine

Une réédition de l'ouvrage de Faustin Poey d'Avant, Monnaies féodales de France, publié en 1858-1862 ne saurait être considérée comme la mise sur le marché d'un travail de recherche parfaitement fiable tant au point de vue de la chronologie que de la typologie.

L'importance des notes bibliographiques suffit à montrer de façon claire que les travaux nouveaux ont fondamentalement renouvelé les classifications et les datations des émissions monétaires. C'est le cas, en particulier, de l'ensemble des émissions de la fin du Moyen Age et du début de l'époque moderne, ainsi que de nombre de frappe de l'époque médiévale.

Cependant, Poey d'Avant reste, pour certaines émissions, le point de référence obligé, même si de nombreux ateliers ont bénéficié de nouveaux classements (Avignon, Marche d'Espagne, Montbéliard, Besançon, etc.).

Tant que les collections nationales resteront inédites, tant que les corpus des ateliers n'ont pas été revus et refaits, le Poey d'Avant restera le point de passage obligatoire de la numismatique féodale. C'est dans cette optique que cette édition complétée peut être d'une certaine aide, en attendant les publications scientifiques que nous attendons tous.

Aucun chercheur n'a lancé une réfection complète de l'œuvre de Poey d'Avant. Dès lors, cette édition complétée sera suivie par d'autres tirages. Nous serons reconnaissants à tous les véritables chercheurs qui nous signalerons les compléments, ajouts et corrections que nous incorporerons ultérieurement.

LA MONNAIE EN FRANCE MEDIEVALE

Pour cette étude, comme pour la partie antérieure, nous avons pris pour base l'inventaire des trésors réalisé par Jean Duplessy. Il nous permettra de mieux cerner l'évolution des phénomènes monétaires du neuvième au treizième siècle.

La thésaurisation, aspects quantitatifs

Pour cerner l'importance de la thésaurisation médiévale, nous pouvons examiner le nombre de trésors et celui des monnaies qui y sont conservées.

Nous avons réparti les trésors par quart de siècle en fonction de la date d'enfouissement autant que faire se pouvait. Ceux qu'il était impossible de dater de façon précise, ont été répartis par siècle.

Le nombre des trésors de monnaies d'argent par quart de siècle ou siècle

                                           trésors datés par ¼ de s.                trésors datés par s.            Total

                       801-825                              0
                       826-850                            34
                       851-875                            12
                       876-900                            21
                      801-900                                                                       3                        70
                       901-925                            16
                       926-950                              3
                       951-975                              5
                       976-1000                            5
                      901-1000                                                                     7                        36
                     1001-1025                          10
                     1026-1050                          10
                     1051-1075                            6
                     1076-1100                            2
                    1001-1100                                                                   10                        38
                     1101-1125                          19
                     1126-1150                          14
                     1151-1175                          22
                     1176-1200                          28
                    1101-1200                                                                   67                      150
                     1201-1225                          82
                     1225-1250                            4
                    1201-1250                                                                   25                      111

Le nombre de trésors de monnaies d'argent a augmenté de façon extrêmement rapide et massive. Le premier groupe de trésors, celui du neuvième siècle, correspond aux ensembles enfouis en relation avec les invasions et les luttes contre les Vikings. En période de paix, ou du moins de retour au calme, le nombre des enfouissements décrut et se stabilisa durant les dixième et onzième siècles. Par contre, ce nombre fut pratiquement multiplié par 5 durant le douzième siècle et cette progression se poursuivit durant le treizième siècle, autant que les chiffres de la première moitié du treizième siècle le laissent penser. Nous n'avons considéré que les trésors de monnaies d'argent. Ceux de monnaies d'or restent marginaux 4 ensembles pour le douzième siècle, 2 pour la première moitié du treizième siècle.

Il reste possible de mieux cerner la thésaurisation en examinant le nombre de monnaies collectées. Il est évident que la documentation ne peut que nous donner de faibles indications sur les masses de monnaies thésaurisées et même frappées. Cependant nous pouvons penser qu'existent entre le nombre de monnaies frappées et thésaurisées des rapports assez étroits pour permettre de dégager des tendances générales.

 

Un rapide examen du nombre de monnaies collectées dans les trésors inventoriés montre la parfaite correspondance entre l'augmentation du nombre des trésors et celle du nombre des monnaies découvertes dans ces trésors. Notre base n'est donc pas faussée par quelque grosse trouvaille. Dans le courant du douzième siècle, puis au treizième siècle, la croissance des frappes a eu comme conséquence non seulement la croissance du nombre de trésors mais encore celle du nombre de monnaies impliquées dans la thésaurisation. Nous pouvons en déduire qu'il y avait corrélation entre l'augmentation du nombre de monnaies et celle du nombre des trésors. Il y eut donc une généralisation de la monnaie après 1100, banalisation qui favorisa la constitution de très nombreux trésors qui totalisaient un nombre de plus en plus important de monnaies d'argent. Si nous considérons le nombre de monnaies d'or conservées, nous remarquons 140 monnaies du douzième siècle et 54 monnaies de la première moitié du treizième siècle.

 

Le nombre de monnaies d'argent par quart de siècle ou siècle

                                           trésors datés par ¼ de s.                trésors datés par s.            Total

                     801-825                                  0
                     826-850                            5.143
                     851-875                            2.070
                     876-900                          10.914
                    801-900                                                              1.204                      19.331
                     901-925                            9.296
                     926-950                                 64
                     951-975                               301
                     976-1000                         13.519
                    901-1000                                                            2.975                      26.155
                   1001-1025                          4.642
                   1026-1050                          4.903
                   1051-1075                             609
                   1076-1100                             841
                  1001-1100                                                            2.993                      13.988
                   1101-1125                          9.758
                   1126-1150                         11.433
                   1151-1175                         23.342
                   1176-1200                         18.981
                  1001-1200                                                          46.833                    110.347
                   1201-1225                         56.225
                   1225-1250                               44
                  1201-1250                                                          14.932                      71.201

Les rapports entre monnaies royales et monnaies féodales

Cette étude est basée sur les 427 trésors signalés par Duplessy. Le nombre de monnaies n'est connu et utilisable que pour 296 trésors. Ont été comptées les monnaies royales françaises selon la définition de J. Duplessy (dans l'inventaire des trésors) auxquelles ont été rajoutées les quelques rares monnaies immobilisées du type de Louis le Pieux et de Charles le Chauve, ainsi que les pièces du duc Hugues Capet émises à Paris (trésor n° 358). Les monnaies féodales ont été comptées quel que soit le lieu de frappe (France ou ateliers situées actuellement à l'extérieur de la France). Les monnaies considérées comme étrangères sont les monnaies émises par les souverains d'Allemagne (Otton) et les frappes d'Angleterre ou d'Écosse.

Ventilation des monnaies par origine

     Période               Trésors                   Total                   Royales               Féodales     Étrangères

     Av. 800                        5                     126                       126                        0                    0
     801-900                       70                13.723                   13.717                        6                    0
   901-1000                       36                20.267                   10.741                  9.487                  39
1001-1100                       37                  4.834                       927                  3.904                    2
1101-1200                     150                55.953                    9.246                46.468                188
1201-1300                     113                39.656                       306                38.238             1.112

 

Transformation du tableau en pourcentages.

     Période                                        Royales                       Féodales                 Étrangères
     Av. 800                                               100                                  0                               0
     801-900                                               100                                  0                               0
   901-1000                                                 53                                47                               0
1001-1100                                                 19                                81                               0
1101-1200                                                 16                                84                               0
1201-1300                                                  1                                96                               3

 

Le graphique met clairement en évidence cette disparition de l'importance des monnayages royaux par rapport aux frappes monétaires féodales et locales. Cette diminution intervint essentiellement au cours du dixième siècle, comme le montre très clairement le tableau suivant:

Détail du tableau global pour les années 901-1000

Période               Trésors                Total                 Royales             Féodales          Étrangères

   901-924                  13                  1.497                  1.492                        5                      0
   925-950                    6                  5.419                  5.414                        5                      0
   951-975                    5                     167                        7                     131                    29
976-1000                  12                13.184                  3.818                   9346                    10

 

Transformation du tableau en pourcentages

                 Période                             Royales                       Féodales                 Étrangères

                 901-924                              100                                  0                               0
                 925-950                                99                                  1                               0
                 951-975                                  4                                78                              17
               976-1000                                30                                70                               0

 

Pour cerner un peu mieux l'évolution des frappes, nous pouvons vérifier les évolutions de la France du Nord et de la France du Sud. La France du Nord regroupe les régions suivantes: Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Lorraine, Nord, Pays-de-Loire, Picardie, Île-de-France.

 

Ventilation des monnaies par origine (France du Nord)

Période               Trésors              Total                        Royales           Féodales          Étrangères
Av. 800                        5                126                              126                      0                        0
801-900                       53             8.891                            8.886                      5                        0
901-1000                     25            10.399                            3.679                6.702                      18
1001-1100                   28             4.325                              921                3.402                        0
1101-1200                   77            30.811                            9.239              21.495                      79
1201-1300                   59            23.817                              298              22.426                  1.101

Si on élimine la région Poitou-Charentes (point sur lequel nous reviendrons), la France dite du sud regrouperait les régions suivantes: Aquitaine, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes. Nous pouvons dresser le même type de tableau que pour la France du Nord.

Ventilation des monnaies par origine (France du Sud)

Période               Trésors              Total                        Royales           Féodales          Étrangères

Av. 800                        0                    0                                  0                                                0
801-900                       13             4.295                            4.294                      1                        0
901-1000                       9             4.326                            1.536                2.782                      21
1001-1100                     7                451                                  6                   444                      10
1101-1200                   61            22.540                                  0              22.378                     109
1201-1300                   48            14.476                                  8              14.449                      11

L'élimination de la région Poitou-Charentes s'explique par le poids particulièrement important d'un trésor découvert dans la Vienne (trésor de Marçay avec 5.317 monnaies royales du neuvième siècle) qui "pèse" pratiquement autant que la totalité des monnaies royales du "sud de la France". Nous pouvons comparer la part de chacun des monnayages féodaux et royaux dans les deux zones.

La diminution des monnayages royaux en France
(pourcentage des émissions royales dans les trésors)

Période                      Total          France du Nord                 France du Sud        Poitou-Charentes
Av. 800                       100                            100                                     -                            100
801-900                         98                              99                                 100                            100
901-1000                       52                              35                                  35                               0
1001-1100                      19                              22                                    1                               0
1101-1200                      16                              30                                    0                               0
1201-1300                       1                               1                                    0                               0

Il apparaît ainsi que la baisse du rôle des émissions royales fut surtout ressentie dans la moitié Sud de la France. Les monnayages féodaux y ont pris le relais des émissions royales déficientes.

La production de monnaies royales

La baisse de la part des monnaies royales dans la circulation était-elle le fait d'une baisse de la production de monnaies royales, ou, au contraire d'une augmentation des productions monétaires non-royales ? Nous pouvons tenter de suivre l'évolution des frappes royales en prenant en compte la durée des règnes et les quantités émises:

Périodes considérées:

768-814                 Charlemagne.

814-840                 Louis-le-Pieux.

840-877                 Charles le Chauve, Pépin II d'Aquitaine, Lothaire I empereur, Louis II empereur, Louis le Germanique, roi de Lorraine.

877-887                 Charles le Chauve empereur ou Charles le Gros, Louis II, Louis II ou III, Carloman, Charles le Gros.

887-898                 Eudes, Louis l'Aveugle, roi de Provence, Bérenger I, roi d'Italie.

898-923                 Charles le simple, Louis l'Enfant.

923-936                 Raoul.

936-954                 Louis IV.

954-986                 Lothaire, roi de Bourgogne, Lothaire et Hébert II comte de Troyes.

986-987                 Louis V.

987-996                 Hugues Capet.

996-1031               Robert II.

1031-1060             Henri I.

1060-1108             Philippe I.

1108-1137             Louis VI.

1137-1180             Louis VII (les monnaies dites de Louis VI-Louis VII ont été portées sous Louis VII).

1180-1223             Philippe II.

Bilan général: la production monétaire royale annuelle

Souverain                                  Nbre de monnaies               Durée du règne           Nbre m./an.

Charlemagne                                              62                                47                             1
Louis-le-Pieux                                       2.267                                27                           84
Charles le Chauve                                14.049                                38                          370
Interrègne                                                983                                11                           89
Eudes                                                      341                                12                           28
Charles le Simple                                      562                                26                           22
Raoul                                                         91                                44                             7
Louis IV                                                    78                                19                             4
Lothaire                                                1.548                                33                           47
Louis V                                                       1                                  2                             0,5
Hugues Capet*                                            0
Robert II                                                    26                                36                             1
Henri I                                                     158                                30                             5
Philippe I                                                  337                                49                             7
Louis VI                                                2.486                                30                           83
Louis VII                                              6.612                                44                          150
Philippe II**                                             116                                44                             3

*: Aucune monnaie d'Hugues Capet après son élection.

**: Les monnaies de Philippe II ne faisaient pas partie de la période considérée.

La baisse de la part des monnaies royales dans la circulation monétaire a donc bien été la conséquence de la chute de la production monétaire. L'augmentation dans les années 1000-1230, si elle fut conséquente, n'arriva pas à inverser la tendance: les monnaies royales bien que plus abondantes ne représentaient guère de chose par rapport aux très abondantes frappes monétaires féodales.

Les production et circulation des monnaies de Charles le Chauve empereur à Louis IV (877-954)

Nous devons nous pencher sur cette période dans son intégralité, compte tenu de la rareté des émissions monétaires royales. Nous avons regroupé les périodes et les règnes suivant les modalités suivantes: 877-887: Charles le Chauve empereur, Charles le Gros, Louis II, Louis II ou III, Carloman, Charles le Gros (983 monnaies étudiées); 887-898: Eudes, Louis l'Aveugle, roi de Provence, Bérenger I, roi d'Italie (341 monnaies étudiées); 898-923: Charles le simple, Louis l'Enfant (562 monnaies étudiées); 923-936: Raoul (91 monnaies étudiées); 936-954: Louis IV (78 monnaies étudiées).

Le nombre des monnaies ne permet pas une analyse complète de la production monétaire.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                     Bourges              778           10                               Reims               5               3
                         Melle              265             4                              Marsal               4               4
                         Tours              107             7                                  Toul               4               2
                      Orléans              106             5                              Troyes               4               1
                         Mans              100             3                        Beaugency               3               2
                     Limoges                82             3                  Chalons/Marne               3               1
                          Paris                78             5                              Corbie               3               1
                      Angers                73             2                                 Visé               3               3
                          Blois                63             6                Château-Landon               2               1
             Chalon/Saône                46             2                          Dorestadt               2               2
                        Autun                42             2                                 Laon               2               1
                    St-Denis                38             6                             Provins               2               1
                      Nevers                37             6                          Vendôme               2               1
             Chinon/Tours                34             1                             Verdun               2               1
                        Rouen                32             1                             Amiens               1               1
                       Meaux                23             1                            Auxerre               1               1
                       Divers                23             7                            Cologne               1               1
                         Arras                21             2                               Dreux               1               1
                     Soissons                20             2                           Étampes               1               1
                        Palais                16             3                                 Lons               1               1
                       Saintes                11             1                              Mâcon               1               1
                          Metz                10             3                             Nogent               1               1
                     Langres                 9             2                              Noyon               1               1
                Châteaudun                 7             5                        St-Quentin               1               1
                          Lyon                 7             2                                Senlis               1               1
                Angoulême                 5             1                           Toulouse               1               1
                    Chartres                 5             2                    Valenciennes               1               1

Les ateliers les plus importants sont ceux de la vallée de la Loire et de la moitié nord de la France. Il est difficile de poursuivre cette étude pour les années qui séparent la mort de Louis IV de la prise de pouvoir d'Henri I, soit de 954 à 1031: le nombre de monnaies recueillies est très faible pour permettre toute analyse quantitative détaillée et fiable.

Les production et circulation des monnaies d'Henri I (1031-1060)

Le règne d'Henri I se caractérisa par la reprise d'importantes frappes monétaires royales, au tout au moins par la reprise des frappes monétaires conséquentes, après des décennies de frappes insignifiantes. Le renouveau des frappes monétaires fut donc essentiellement le fait de l'atelier de Paris. La tradition des frappes royales dans le nord de la France perdurait. Examinons-en le tableau général:

                        Ateliers                                          Nbre de monnaies               Nbre de trésors

                            Paris                                                      164                                    2
               Chalon/Saône                                                         1                                    1
                        Tournus                                                         2                                    1

Les production et circulation des monnaies de Philippe I (1060-1108)

Le quasi demi-siècle du règne de Philippe I représente une importante évolution dans les frappes. Le nombre des ateliers monétaires augmenta de façon très conséquente, même si certains d'entre-eux ne frappèrent qu'en très petites quantités. Ainsi, l'augmentation du nombre des ateliers sous Philippe I n'est jamais qu'un voile de fumée qui dissimule la concentration constante des frappes monétaires dans la région parisienne.

                        Ateliers                                          Nbre de monnaies               Nbre de trésors

                             Dreux                                                    242                                    4
                          Orléans                                                     27                                    8
                         Étampes                                                     23                                    5
                              Paris                                                     12                                    2
             Château-Landon                                                       4                                    1
                  Chalon/Saône                                                       1                                    1
                        Pithiviers                                                       1                                    1
                          Tournus                                                       2                                    1

Les production et circulation des monnaies de Louis VI (1108-1137)

Avec le règne de Louis VI, nous abordons la période où les émissions royales recommencèrent à être réellement conséquentes. L'importance du nombre des monnaies ne doit cependant pas faire illusion. Ces frappes n'étaient, en effet, que bien peu de chose par rapport aux émissions féodales. Dans le cadre même des émissions monétaires royales, le niveau des émissions de Louis VI était tout à fait comparable à celui de Charlemagne, et celui des émissions de Louis VII n'atteignait même pas le niveau des frappes de Charles le Chauve. Nous tenterons de suivre l'évolution des émissions monétaires et des frappes de la même façon que nous l'avions fait pour les frappes antérieures. Aucune modification importante n'apparaît dans les productions monétaires et la ventilation des ateliers. Seule, peut-être, la part des frappes d'Orléans peut révéler une nouvelle évolution, temporaire, certes.

                        Ateliers                                          Nbre de monnaies               Nbre de trésors

                          Orléans                                                 1.180                                    9
                             Dreux                                                    440                                    5
                         Étampes                                                    373                                    7
                         Pontoise                                                    319                                    6
                        Montreuil                                                    269                                    3
             Château-Landon                                                     73                                    6
                           Mantes                                                     21                                    3
                              Paris                                                     33                                    3
                          Bourges                                                       6                                    4

Les production et circulation des monnaies de Louis VII (1137-1180)

Les émissions monétaires de Louis VII regroupent peut-être certaines frappes de Louis VI, qu'il reste encore difficile à reconnaître. Avec Louis VII la prédominance parisienne est donc confirmée, du moins au sein des frappes monétaires royales.

                        Ateliers                                          Nbre de monnaies               Nbre de trésors

                              Paris                                                 5.893                                  10
                          Bourges                                                    346                                    8
                           Mantes                                                    164                                    7
                          Orléans                                                     78                                    6
                         Pontoise                                                     92                                    6
                             Senlis                                                     27                                    5
                              Laon                                                       4                                    1
                        Montreuil                                                       6                                    1

La production des monnaies féodales

Les frappes du dixième siècle

Les émissions monétaires féodales, ne sont que très rarement datables. Alors que les monnaies royales portaient le nom du souverain, les frappes féodales se contentaient de reproduire un type anonyme, qui, de plus, était généralement immobilisé.

Nous avons utilisé une méthode de comptage légèrement différente. Alors qu'il nous était possible de suivre l'évolution du rôle de la monnaie royale d'un règne à un autre, il ne nous est permis, pour les frappes féodales, que de cerner des ordres de grandeurs plus généraux. Nous avons donc sélectionné, pour chaque période de thésaurisation, les trouvailles contenant des monnaies féodales, puis comptabilisé les monnaies féodales par atelier.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

               Normandie                6.197               1                      Orléans                      4               1
            Carcassonne                2.350               1            Nogent-le-Roi                      3               1
                  Toulouse                  300               1     Rouen (St-Romain)                      3               1
                   Bourges                  177               1                         Arles                      2               2
                    Vienne                  115               1                    Beauvais                      2               1
                   Auxerre                    84               1                     Cologne                      2               1
                  Chartres                    69               2                      Poitiers                      2               1
                   Brioude                    32               2                         Senlis                      2               1
                         Puy                    21               1                      Verdun                      2               1
                       Lyon                    16               2                 Beaugency                      1               1
             Châteaudun                    12               2                        Dreux                      1               1
                       Paris                    12               1                         Mans                      1               1
                  Limoges                      8               3                         Melle                      1               1
                    Provins                      8               1                          Metz                      1               1
                  Soissons                      7               1                      Nevers                      1               1
                        Blois                      6               2                          Sens                      1               1
    Corbie (St-Pierre)                      5               1                   Vendôme                      1               1

Ce tableau montre la difficulté du commentaire: la plupart des monnaies féodales ne sont contenues que dans un seul et unique trésor (la majeure partie dans celui de Fécamp). Dans ces conditions, il est difficile d'en déduire une importance relative des ateliers monétaires. Nous pouvons toutefois remarquer que les ateliers actuellement les plus représentés étaient les ateliers situés en périphérie des ateliers royaux, tant au nord (Normandie), qu'au sud (Carcassonne, Toulouse, voire Bourges). On peut, enfin dégager un groupe d'ateliers qui ont contribué à la constitution d'au moins 2 trésors: il s'agit des ateliers d'Arles, de Blois, de Brioude, de Chartres, de Châteaudun, de Limoges, et de Lyon.

Nous pouvons donc considérer que la production monétaire féodale est principalement apparue au dixième siècle (deux trésors étaient datables du neuvième siècle sur les quatorze étudiés), certes dans les zones voisines de celles des ateliers monétaires royaux qui présentaient des déficiences, mais aussi et peut-être surtout dans les zones qui étaient extérieures au territoire royal. Il est possible de penser que les frappes féodales anciennes comblèrent la baisse de la production royale de deux façons: soit en prenant la suite de l'atelier royal (par exemple Toulouse ou Bourges) ou d'un atelier voisin, soit en créant un atelier monétaire nouveau dont la production se répandait dans des régions autrefois alimentées par un atelier royal (Carcassonne ou Normandie). Cette dernière tendance permettait aux monnayages féodaux de maintenir une circulation monétaire ou d'atteindre des régions qui avaient échappé à la circulation monétaire royale.

Les frappes de la première moitié du onzième siècle

Des monnaies féodales ont été découvertes dans 10 trésors datés des années 1001-1050. Nous avons recensé 1.188 pièces. Cette relative rareté s'explique en majeure partie par la faiblesse des émissions monétaires, et dans une certaine mesure par le fait que les trésors datés par J. Duplessy du onzième siècle ont été affectés à l'année 1100, et seront donc examiné dans le prochain chapitre.

Il semble, comme pour les périodes antérieures, qu'une grande diversité régnait dans les émissions monétaires féodales. La plupart des ateliers, n'émettaient que de très ponctuelles émissions, alors qu'un très petit nombre d'ateliers émettaient de grandes masses de monnaies.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                       Melle                  369               1                         Pavie                      4               1
                   Bourges                  309               2                          Blois                      3               2
               Normandie                  167               2                      Brioude                      3               1
                    Nevers                    47               2                         Déols                      3               1
                   Langres                    46               2            Meaux/Troyes                      3               1
                  Limoges                    38               2                Angoulême                      2               1
                 Aquitaine                    28               2                         Arles                      2               1
                   Auxerre                    28               3              Carcassonne                      2               1
                     Mâcon                    19               2         Château-Landon                      2               1
                  Chartres                    18               2                          Metz                      2               1
                    Vienne                    16               1                    Toulouse                      2               1
                        Bâle                    13               1                     Tournus                      2               1
                    Verdun                    11               2                      Amiens                      1               1
           Chalon/Saône                    10               1         Crépy-en-Valois                      1               1
                       Orbe                      8               1                          Lyon                      1               1
                St-Aignan                      7               1                      Provins                      1               1
                     Troyes                      7               2                          Sens                      1               1
                       Mans                      7               2  Soissons(St-Médard)                      1               1
                Narbonne                      5               1                           Toul                      1               1

Ainsi, près des 3/4 des monnaies étaient émises dans les trois ateliers de Melle, Bourges et de Normandie. Les autres ateliers monétaires, s'ils apportaient une contribution notoire à la circulation monétaire n'apparaissent pas comme ayant joué un rôle considérable. Nous devrions cependant pondérer ces résultats en attirant l'attention sur le faible nombre de trésors monétaires étudiés. Ainsi, le rôle de l'atelier de Melle qui n'est connu que par un seul trésor fut sans doute moindre. Une sorte de vérification peut être entamée en relevant les ateliers qui sont présents dans au moins deux trésors. Là encore les ateliers du nord de la France sont les plus nombreux et ces résultats ne modifient que peu les calculs antérieurs.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                   Bourges                  309               2                       Mâcon                    19               2
               Normandie                  167               2                    Chartres                    18               2
                    Nevers                    47               2                      Verdun                    11               2
                   Langres                    46               2                         Mans                      7               2
                 Aquitaine                    28               2                       Troyes                      7               2
                  Limoges                    38               2                          Blois                      3               2
                   Auxerre                    28               3

Les frappes de la seconde moitié du onzième siècle

Les trésors datés de la seconde moitié du onzième siècle (1051-1100), sont encore très rares: douze seulement, rassemblant 2.650 monnaies, soit, en somme, le double du nombre des monnaies étudiées pour les années antérieures.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                 Beauvais                1.700               1                      Orléans                    25               1
                       Mans                  219               1                       Besalu                    23               1
                  Limoges                  196               1              Provins/Sens                    21               1
                      Anjou                  164               3                  Roussillon                      8               1
Soissons(St-Médard)                  108               1                    Bretagne                      2               1
                     Troyes                    54               1                     Périgord                      1               1
         Meaux/Troyes                    39               1             Crépy/Troyes                      1               1
                  Chartres                    29               1                 Normandie                      1               1
                       Melle                    28               2          St-Martin-de-T.                      1               1

Comme pour les émissions monétaires du début de siècle, nous retrouvons la prédominance des ateliers nordiques, avec toutefois l'importance de l'atelier monétaire de Limoges, qui apparaît ici pour la première fois. L'étude de la fréquence des ateliers dans les trésors n'apporte ici que peu d'informations, tant le nombre des trésors est faible.

Les trésors de la première moitié du douzième siècle

Le douzième siècle fut une période de transformations importantes et l'amorce du véritable mouvement de développement de la monnaie dans l'économie féodale. Le nombre de trésors et de monnaies étudiées augmente très sensiblement. Les 20 trésors livrèrent 9.158 monnaies féodales, chiffre en augmentation qui montre la banalisation de l'utilisation de la monnaie.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                   Aquitaine           2.359             5                               Gien                 9               1
  Limoges (St-Martial)           1.960             1                          Langres                 9               1
                Châteaudun              909             3                           Nevers                 5               2
                          Blois              646             1                          Turenne                 4               1
                           Puy              540             3                        Bretagne                 3               2
                        Anjou              474             5                           Tournai                 3               1
                    Chartres              501             7                           Tournai                 3               1
                     Limoges              495             3                           Cahors                 2               1
                      Provins              473             3                           Castille                 2               1
                      Verdun              390             1                         Souvigny                 2               1
                       Meaux              329             1                                Albi                 1               1
                       Troyes              232             4                          Auxerre                 1               1
       Tours (St-Martin)              211             2                        Clermont                 1               1
                Angoulême              164             2                            Corbie                 1               1
                         Melle                95             3                             Dreux                 1               1
                 Normandie                40             3                         Issoudun                 1               1
                 Angleterre                25             1                              Liège                 1               1
                      Orléans                25             1                           Nogent                 1               1
                      Amiens                21             3                      Penthièvre                 1               1
                         Mans                21             2                             St-Pol                 1               1
                  St-Aignan                12             1                        Vendôme                 1               1

Parmi les ateliers les plus importants figurent désormais quelques ateliers du sud de la France, comme l'atelier à l'Aquitania (sans doute Bordeaux), puis Limoges, qui fournit plus du quart des émissions avec ses deux ateliers monétaires. Ainsi, plus de la moitié des émissions furent émises dans les ateliers méridionaux (Limoges, Aquitania, Le Puy).

Les trésors de la seconde moitié du douzième siècle

Notre enquête porte ici sur 73 trésors rassemblant 32.652 monnaies féodales utilisables pour les calculs. Nous pouvons dresser le même tableau que pour les autres époques. L'émergence d'ateliers monétaires importants dans le sud de la France se confirme et s'amplifie. Le nombre de monnaies découvertes, de trésors inventoriés augmentent, preuves de la banalisation de la monnaie au douzième siècle. De nouveaux gros centres de production de monnaies prennent leur essor, tels qu'Angoulême, Limoges, Lyon, Melgueil, et, dans la mesure où ses productions se diffusèrent vers le sud de la France, Le Puy. La multiplication des ateliers monétaires est aussi un gage de l'importance nouvelle de la monnaie, bien que de très nombreux ateliers n'aient que très peu émis.

L'étude de la diffusion des productions des ateliers permet de renforcer cette analyse. Contrairement aux périodes antérieures, certaines émissions sont présentes dans plus de 10 trésors sur les 73 étudiés. Un grand nombre d'ateliers ont contribué à la constitution de multiples trésors. Parmi ces derniers, figurent de nombreux ateliers du sud de la France.

                   Ateliers          monnaies       trésors                      Ateliers          monnaies       trésors

                Angoulême           3.041           10                     Neufchâteau             12               3
                           Puy           2.404             8                      Remiremont             12               3
                     Auxerre           1.878             5                             Marche             10               1
                         Déols           1.877             9                           Ponthieu             10               1
                    Issoudun           1.876             4                               St-Pol             10               2
                    Souvigny           1.766             7                               Celles               8               1
                         Melle           1.702           15                           Clermont               8               2
                     Melgueil           1.662             5                          Vendôme               8               1
  Limoges (St-Martial)           1.570             5                        Bourgogne               7               4
                          Lyon           1.542             5                       Châteaudun               7               3
                        Poitou           1.344             3                       Romorentin               7               3
                          Metz           1.250             6                           Toulouse               7               1
                      Vierzon           1.056             2                             Amiens               5               2
                       Meaux              851             3                          Boulogne               4               1
                       Troyes              521             2                        Sarrebourg               4               2
                        Béarn              505             1                            Soissons               4               2
                  St-Aignan              504             2                            Valence               4               2
                        Anjou              458             7                                  Aire               3               1
                      Provins              444             5                Crépy-en-Valois               3               1
                        Artois              366             2                            Navarre               3               1
                     Limoges              295             4                            Périgord               3               2
                          Gien              237             9        Soissons (St-Médard)               3               2
       Tours (St-Martin)              226             7                              Vienne               3               3
                    Sancerre              218             5                            Béthune               2               1
                         Mans              161             4                               Erfurt               2               1
                 Penthièvre              153             5                                 Lens               2               1
                      Verdun              152             1                               Reims               2               2
                     Turenne              147             3                            Bergues               1               1
                    Chartres              134             4                             Béziers               1               1
                   Besançon              125             1                            Cambrai               1               1
                  Barcelone              107             2                     Carcassonne               1               1
                       Cahors              100             6                       Champagne               1               1
                          Blois                84             1                                Cluny               1               1
                      Nevers                83             5                              Corbie               1               1
                    Tonnerre                75             4                               Douai               1               1
                     Bourbon                72             4                         Guingamp               1               1
                    Bretagne                70             3                                 Laon               1               1
                     Langres                66             2                      Magdebourg               1               1
                        Épinal                44             3                              Noyon               1               1
                           Toul                39             4                       Pierrefonds               1               1
                        Rodez                32             3                              Savoie               1               1
                     Lucques                26             1                        St-Quentin               1               1
                     Lorraine                23             4                         St-Venant               1               1
                    St-Omer                22             2                           Tournais               1               1
              Quedlinbourg                19             1                            Tournus               1               1
                   Aquitaine                18             9                              Trèves               1               1
                        Ypres                16             2                    Valenciennes               1               1
                 Angleterre                12             1

Les trésors de la première moitié du treizième siècle

Les 70 trésors qui nous intéressent pour cette période rassemblaient 41.949 monnaies utilisables pour nos études, ce qui confirme l'importante croissance des émissions monétaires féodales.

L'examen des productions monétaires met clairement en évidence "l'explosion" du nombre des ateliers monétaires. Les trésors sont de plus en plus souvent constitués de plusieurs types monétaires, preuve d'une importante circulation monétaire. Les ateliers les plus importants, sont répartis sur l'ensemble du territoire français, mais quelques monnayages deviennent multirégionaux (Tours par exemple).

                   Ateliers          monnaies       trésors                          Ateliers          monnaies       trésors

               Penthièvre                6.578             17                                Puy                    18               2
                 Beauvais                3.889               1                         Soissons                    16               3
                      Anjou                3.358             19              Châteaumeillant                    15               1
                    Vienne                1.790               5                Meaux/Troyes                    15               1
             Châteaudun                1.608               6                             Épinal                    11               3
                        Gien                1.258             16                             Celles                      8               2
                       Mans                1.232             15                      Sarrebourg                      8               2
                  Sancerre                1.203               4                           Provins                      7               2
                      Poitou                1.152               5                       St-Aignan                      7               2
               Angleterre                1.139             12                          Vierzon                      7               2
                    Cahors                1.138               4                        Bordeaux                      6               2
                   Valence                1.135               2                           Viviers                      6               3
                    Nevers                1.074             11                              Arles                      5               2
                       Metz                1.005               4                         Chartres                      5               4
                      Rodez                  951               2                            Trèves                      5               1
                      Déols                  886             13                         Bourbon                      4               3
                  Melgueil                  676               5                        Lausanne                      4               1
                    Genève                  658               2                             Reims                      4               4
                 Vendôme                  608               7                            Savoie                      4               1
Limoges (St-Martial)                  564               4                          Tournus                      4               1
                 Aquitaine                  549               5                              Lyon                      3               2
                   Marche                  448               9                              Melle                      3               1
     Tours (St-Martin)                  392             21                            Troyes                      3               2
              Angoulême                  384             10             Château-Landon                      2               1
                        Toul                  314               3                         Lorraine                      2               2
            Carcassonne                  225               2                            Meaux                      2               2
            Neufchâteau                  202               3                         Périgord                      2               2
                         Albi                  197               1                   Valence/Die                      2               1
                Barcelone                  184               2                       Besançon                      1               1
                   Turenne                  167               4                             Cluny                      1               1
             Remiremont                  135               2                        Crémone                      1               1
                    Orange                  132               3                             Dreux                      1               1
                  Toulouse                  115               3                          Langres                      1               1
                 Bretagne                    78               9                            Mâcon                      1               1
                 Clermont                    66               4                      Montluçon                      1               1
                 Tonnerre                    54             12                      Normandie                      1               1
                 Provence                    35               4                   Provins/Sens                      1               1
                     St-Dié                    30               1                     Romorantin                      1               1
               Bourgogne                    27               4      Soissons (St-Médard)                      1               1
                  Issoudun                    22               4                    Vermandois                      1               1

Les monnaies d'or

Les monnaies d'or restent très rares dans la France d'époque médiévale. La liste des trésors est très courte. Ils se regroupent toutefois dans les mêmes zones chronologiques (nous ne tenons pas compte de la trouvaille de Courcy-aux-Loges, dont la description est trop aléatoire):

- Anneron (Drôme), 1125-1130: 60 monnaies d'or (3 examinées, émises à Alexandrie, Grenade, au Maroc).

- Aurillac (Cantal), 1150: 49 monnaies almoravides et post-almoravides d'Espagne et d'Afrique du Nord.

- Meslay-le-Vidame (Eure-et-Loir), 1180-1184: 12 monnaies de Séville, Alméria, Fez, Murcie et de Tolède.

- Rédené (Finistère), 1202-1213: 50 monnaies arabes.

- Nantes (Loire-Atlantique), douzième et treizième siècles: "des" monnaies d'or arabes.

Les monnaies d'or, frappées dans les ateliers du sud de l'Espagne ou en Afrique du Nord ne pénétrèrent guère en France avant le début du douzième siècle. Le décalage chronologique entre les mentions de paiement en or en Catalogne, telles que les a relevées P. Bonnassie, et les découvertes monétaires en France mettent en évidence le "retard" de la France en matière d'utilisation de l'or. On peut donc penser que les monnaies d'or découvertes en France n'ont pu y pénétrer qu'au moment où la circulation monétaire s'était généralisée et qu'elle n'eut pas un effet moteur. La circulation de l'or apparaît comme une conséquence du renouveau de la circulation de l'argent et non l'inverse.

Le numéraire et le féodalisme

L'étude de la période féodale occupe une place nodale dans l'historiographie et dans l'interprétation des évolutions historiques des sociétés. Trois approches peuvent être distinguées.

La première, proche des études effectuées sous l'Ancien Régime ou de l'école royaliste, considère les féodaux comme un des obstacles au centralisme royal qui lui-même est une des étapes du développement de la France.

La seconde est issue des approches marxiennes, puis marxistes, du dix-neuvième siècle. L'objet d'étude retenu est alors les modes de production et les rapports entre la superstructure et l'infrastructure rurale. C'est l'étude du féodalisme.

La troisième est celle des historiens issus du positivisme du dix-neuvième siècle qui insistaient sur les aspects politiques et structurels des systèmes royaux et féodaux. Le système féodal est alors principalement étudié sous ses aspects institutionnels. C'est l'étude de la féodalité.

Les émissions monétaires féodales n'ont retenu l'intérêt d'aucun des tenants des trois écoles. Curieusement, la majeure partie des historiens ont considéré que la monnaie ne représentait pas un élément central ni du féodalisme, ni de la féodalité.

La monnaie féodale et Marx

Marx n'a pas consacré un très grand nombre de pages à la monnaie. Dans son œuvre, la question monétaire est le plus souvent liée à la question de la plus-value et n'occupe qu'une part secondaire dans le cadre du processus de formation de la plus-value. Le numéraire ne présente d'intérêt qu'à partir du moment où le processus d'accumulation du capital lui laisse jouer un rôle, bien que le jeu de la plus-value s'accorde d'un numéraire quasi-inexistant. Dans le livre IV du capital (Théories sur la plus-value), Marx examina les divers écrits des économistes mais limita principalement ses analyses aux auteurs de la fin du dix-huitième siècle. Il évita donc l'ensemble des écrits monétaires des siècles plus anciens, en particulier le débat des nominalistes ou des monétaristes des treizième au quinzième siècles.

Le numéraire aux époques anciennes

Le numéraire ancien n'est envisagé que de façon ponctuelle. Dans certains passages, Marx se livra à quelques considérations sur le numéraire aux époques antique ou médiévale, mais ne conféra à ces systèmes monétaires qu'un rôle très marginal.

"Aux premiers âges de la circulation marchande notamment, seul l'excédent des valeurs d'usage se transforme en monnaie" (Marx, Le capital, 1, p. 147).

Ce rôle marginal est lié au besoin de numéraire dans les périodes anciennes, lorsque, faute d'abondance, le commerce nécessitait une accumulation temporaire de numéraire pour être en mesure de solder les dettes (lors des moissons par exemple).

"Le développement de la monnaie comme moyen de paiement rend nécessaires des accumulations d'argent pour les échéances des sommes dues. Alors que la thésaurisation en tant que forme autonome d'enrichissement, disparaît au fur et à mesure des progrès de la société bourgeoise, elle s'accroît inversement en même temps sous la forme de fonds de réserve de moyens de paiement" (Marx, Le capital, 1, p. 160).

La thésaurisation ne jouait donc de rôle que dans les économies anciennes, lorsque la pénurie de signes monétaires représentait une gêne pour les échanges.

"Quant au procès même de thésaurisation, il appartient à toute production de marchandise et ne joue un rôle comme fin en soi que dans ses formes non développées précapitalistes" (Marx, Le capital, 2/1, p. 78).

L'absence d'un stock monétaire conséquent empêche toute transformation et toute évolution vers les rentes en argent;

"La transformation de la rente-produit en rente-argent se fait d'abord sporadiquement, mais s'étend par la suite à l'échelle nationale... L'échec des tentatives entreprises en ce sens sous l'Empire romain et le retour à la rente en nature en témoignent, après de vains essais de transformer généralement en rente-nature au moins la fraction de rente destinée à l'État sous forme d'impôt" (Marx, Le capital, 3/3, p. 177)

Le rôle minime du numéraire dans les échanges n'avait d'équivalent que le caractère marginal du commerce pendant ces périodes:

"Dans l'économie naturelle proprement dite, les produits agricoles n'entrent pas, ou seule une portion minimale d'entre eux, dans le procès de circulation et il y entre tout au plus une fraction relativement insignifiante de cette partie du produit qui représente le revenu du propriétaire foncier (exemple les nombreux latifundia de l'ancienne Rome, les domaines de Charlemagne et, c'est encore le cas, plus ou moins pendant tout le Moyen Age): dans ces conditions le produit et le surproduit des grands domaines ne comportent pas seulement les produits du travail agricole" (Marx, Le capital, 3/3, p. 168).

Pour ces périodes, Marx reconnaît à la monnaie un rôle indéniable, en particulier pour les Empires romain ou byzantin. Il assignait à la monnaie un rôle de dissolvant des structures économiques et donc sociales, prélude à la constitution du capitalisme (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 439). Dès lors, il est amené à conclure au caractère marginal du numéraire dans les époques au moins antérieures au dix-septième siècle puisque les structures économiques et politiques n'ont pas été dégradées par le jeu du numéraire. Le raisonnement était donc parfaitement circulaire.

"Il est évident que l'époque de la dissolution des modes de production antérieurs... est en même temps une époque où, d'une part, la fortune en argent a déjà pris une certaine ampleur et où, d'autre part, elle croît rapidement et prend de l'extension grâce aux mêmes circonstances qui accélèrent cette dissolution. La fortune en argent est elle-même l'un des agents de cette dissolution, de même que cette dissolution est la condition de sa transformation en capital. Mais la simple existence de la fortune en argent et même la conquête d'une certaine suprématie de sa part ne suffisent nullement pour que cette dissolution se produise en aboutissement au capital. Sinon, l'ancienne Rome, Byzance, etc., auraient achevé leur histoire avec le travail libre et le capital, ou plutôt entamé une nouvelle histoire. Car là-bas aussi, la dissolution des anciens rapports de propriété fut liée au développement de la fortune en argent, du commerce, etc. Mais, au lieu de mener à l'industrie, cette dissolution mena en fait à la domination de la campagne sur la ville." (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 444).

Cette impossibilité de modifier les structures économiques en raison de la pénurie de numéraire reste aussi celle du moyen âge.

"L'extension du commerce et celle de la manufacture accélérèrent l'accumulation du capital mobile, tandis que, dans les corporations qui ne recevaient aucun stimulant pour accroître leur production, le capital primitif restait stable ou même diminuait... Les rapports commerciaux des nations entre elles prirent deux aspects différents dans la période dont nous avons parlé. Au début, la faible quantité d'or et d'argent en circulation détermina l'interdiction d'exporter ces métaux." (Marx, Engels, L'idéologie allemande, p. 55)

L'absence de circuit d'enrichissement du capital monétaire empêchait donc tout développement du capitalisme commercial.

"L'accumulation d'or et d'argent, de monnaie, est la première apparition historique de la collecte de capital et son premier moyen d'importance; mais, en tant que telle, elle n'est pas encore accumulation de capital. Pour cela, il faudrait que soit posé comme moment et moyen de l'amassement le retour dans la circulation de ce qui a été accumulé." (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 173)

Le tournant du seizième siècle

Dans une telle analyse, Marx était amené à considérer le seizième siècle comme le tournant qui permettait enfin au capitalisme de se développer. L'irruption de nouvelles masses de métaux permettait au capitalisme commercial de se développer.

"Il n'est pas douteux que les grandes révolutions des seizième et dix-septième siècles que les découvertes géographiques provoquaient dans le commerce et qui entraînaient le développement rapide du capital marchand constituent un facteur essentiel ayant hâté le passage du mode de production féodal au mode de production capitaliste" (Marx, Le capital, 3/1, p. 341).

L'introduction de ce nouveau numéraire entraînait dès lors le développement d'autres formes de circulation monétaire:

"Cette époque est caractérisée par la levée de l'interdiction d'exporter l'or et l'argent, par la naissance du commerce de l'argent, des banques, des dettes d'État, du papier-monnaie, des spéculations sur les fonds et les actions, de l'agiotage sur tous les articles, du développement du système monétaire en général. Le capital perdit à son tour une grande partie du caractère naturel qui lui était encore inhérent" (Marx, Engels, L'idéologie allemande, p. 57)

La dissolution des structures économiques antérieures est liée à la brutalité de l'arrivée des stocks précieux, qui, une fois que les trésors américains se furent déversés en Europe n'ont pas pu augmenter de façon très importante.

"Il va de soi que, plus est avancé l'âge de la production capitaliste, plus est grande la masse de numéraire accumulée de toutes parts et plus est faible la proportion que la production nouvelle d'or ajoute tous les ans à cette masse, bien que ce supplément puisse être important en valeur absolue" (Marx, Le capital, 2/2, p. 120).

La contradiction des structures féodales et modernes

La contradiction entre les structures économiques traditionnelles et figées issues des siècles antérieurs et les évolutions générées par l'arrivée brutale, massive et rapide des nouveaux métaux monétaires offrait des possibilités de spéculation permettant la constitution de nouvelles fortunes qui n'étaient pas issues de la propriété foncière.

"Au seizième siècle, un élément d'une importance décisive vient s'ajouter à cela. Les contrats de fermage étaient alors de longue durée, les baux étaient souvent de 99 ans. La baisse continue de la valeur des métaux précieux et donc de la monnaie rapporta un véritable pactole aux fermiers. Abstraction faite de tous les facteurs évoqués précédemment, elle fit le salaire, dont une fraction fut ainsi annexée au profit du fermage. La hausse continue des prix du grain, bref de l'ensemble des produits agricoles, faisait grossir le capital-argent du fermier sans qu'il y fût pour rien, tandis que la rente foncière qu'il avait à payer avait été contractée sur la base d'une valeur argent complètement périmée. Il s'enrichit ainsi à chaque fois aux frais de ses ouvriers salariés et aux frais de ses landlords. Rien d'étonnant donc que l'Angleterre possédât à la fin du seizième siècle une classe de "fermiers capitalistes" riches pour l'époque" (Marx, Le capital, 1, p. 835).

"A l'époque du déclin du moyen âge et de la production capitaliste naissante, l'enrichissement rapide des capitalistes industriels peut s'expliquer en partie par cette escroquerie directe envers les landlords (propriétaires fonciers). Lorsque la valeur de l'argent diminua par suite des découvertes en Amérique, les fermiers payèrent aux propriétaires nominalement, mais pas réellement, la rente ancienne, alors que les manufactures leur vendaient des marchandises au-dessus de leur valeur, et non pas seulement à la valeur accrue de l'argent" (Marx, Le capital, 4/1, p 314).

Cette dissolution se manifeste essentiellement par l'émancipation du travail qui se libère du joug féodal.

"La formation primitive du capital s'opère simplement par le fait que la valeur existant sous forme de fortune en argent est mise en mesure par le procès historique de dissolution de l'ancien mode de production d'une part, d'acheter les conditions objectives du travail, d'autre part, d'obtenir en échange, de la part de travailleurs devenus libres et contre de l'argent, le travail vivant lui-même" (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 445)

"La structure économique de la société capitaliste est issue de la structure économique de la société féodale. C'est la dissolution de cette dernière qui a libéré ses éléments. Le producteur immédiat, le travailleur, ne pouvait disposer de sa personne qu'une fois qu'il avait cessé d'être attaché à la glèbe et d'être asservi ou inféodé à une autre personne" (Marx, Le capital, 1, p. 805).

La concentration du capital monétaire et l'usure

Marx n'ignorait pas l'importance de l'usure dans les sociétés précapitalistes.

"Le capital commercial et le capital porteur d'intérêt sont les formes les plus anciennes du capital" (Marx, Le capital, 3/2, p. 268)

Il admit même que le système usuraire avait été particulièrement développé pendant l'Antiquité.

"Le développement du capital usuraire est lié à celui du capital commercial, et spécialement au capital du commerce de l'argent. Dans la Rome antique, à partir des dernières années de la République, alors que la manufacture était bien au-dessous de son degré de développement moyen dans l'antiquité, le capital commercial, le capital du commerce de l'argent et le capital usuraire avaient atteint - dans le cadre de la structure antique - le plus haut développement" (Marx, Le capital, 3/2, p. 253).

Par contre, le rôle de l'usure se limitait exclusivement à quelques prêts, généralement à quelques paysans propriétaires.

"Mais dans les époques qui précèdent le système de production capitaliste, le capital usuraire existe sous deux formes caractéristiques. Je dis bien: formes caractéristiques. Ces mêmes formes se répètent sur la base de la production capitaliste, mais alors en tant que formes purement secondaires. Elles ne déterminent plus alors le caractère du capital productif d'intérêt. Ces deux formes sont: primo, l'usure par prêts d'argent à des seigneurs prodigues, essentiellement à des propriétaires fonciers; secundo, usure par prêts d'argent aux petits producteurs, possédant leurs moyens de travail. Cette catégorie comprend l'artisan, mais surtout, d'une manière spécifique, le paysan, quoique, dans l'ère précapitaliste, dans la mesure où il peut exister des petits producteurs autonomes, c'est la classe paysanne qui doit en fournir la majeure partie" (Marx, Le capital, 3/2, p. 254).

Cette usure ne pouvait se transformer en capital industriel ou même commercial dans la mesure où les rapports de production restaient ceux des modes de production féodaux. L'usure ne pouvait contribuer au développement du capitalisme qu'à condition que les rapports de productions évoluent.

"Le capital-argent constitué grâce à l'usure et au commerce fut entravé dans sa transformation en capital industriel par la constitution féodale dans les campagnes et par la constitution corporative dans les villes. Ces barrières tombèrent avec la dissolution des suites féodales, avec l'expropriation et expulsion partielle de la population rurale. La découverte des contrées aurifères et argentifères d'Amérique, l'extermination et l'asservissement de la population indigène, son ensevelissement dans les mines, les débuts de la conquête et du sac des Indes orientales, la transformation de l'Afrique en garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà de quoi est faite l'aurore de l'ère de la production capitaliste. Ces processus idylliques sont des moments majeurs de l'accumulation initiale" (Marx, Le capital, 1, p. 843).

Par contre, lorsque les rapports de production commencèrent à évoluer, lorsque les usuriers purent commercer à accumuler des propriétés et des richesses issues non plus de l'enrichissement foncier, mais de la spéculation financière, l'usure contribua à la ruine de l'ordre féodal et à l'émergence d'un nouvel ordre économique, en créant un capital commercial.

"L'usurier, non content de s'approprier le surtravail de sa victime, acquiert peu à peu les titres de propriété sur ses moyens de travail eux-mêmes: terre, maison, etc. Ainsi, l'action de l'usurier est, d'une part, un travail de sape et de destruction de la richesse et de la propriété antique et féodale... L'usure centralise des formes monétaires, là où les moyens de production sont éparpillés. Elle ne modifie pas le mode de production, mais s'agrippe à lui en parasite pour toutes ses ventouses et rend la production misérable... Dans tous les systèmes de production précapitaliste, l'usure ne fait œuvre révolutionnaire qu'en détruisant et dissolvant les formes de propriété, qui se reproduisaient sans cesse sous la même forme et sur la base desquelles reposait solidement la structure politique... L'importance historique de l'usure, à l'opposé de la richesse seulement consommatrice, c'est qu'elle est elle-même un procès de constitution du capital. Le capital usuraire et la fortune du commerçant permettent la création d'une richesse monétaire indépendante de la propriété foncière" (Marx, Le capital, 3/2, p. 255-257)

C'est donc à partir des fortunes amassées par les usuriers qui concentraient les fortunes financières et foncières que put se développer le capitalisme commercial.

"Nous avons vu que l'argent peut s'accumuler partiellement par le simple moyen de l'échange d'équivalents; cependant, cela constitue une source tellement insignifiante qu'elle n'est pas digne historiquement d'être mentionnée... C'est bien plutôt la fortune mobilière accumulée par l'usure (en particulier celle qui s'exerce à l'encontre de la propriété foncière) et par les bénéfices marchands, la fortune en argent, qui est transformée en capital au sens propre du terme, c'est à dire en capital industriel." (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 442)

"Le capital provient tout d'abord de la circulation, plus précisément de la monnaie qui est son point de départ... L'argent est la première forme sous laquelle le capital apparaît en tant que tel. A-M-M-A: c'est à dire que l'argent est échangé contre de la marchandise, et la marchandise contre de l'argent; ce mouvement de l'achat en vue de la vente, qui constitue la détermination formelle du commerce, le capital en tant que capital commercial se trouve aux stades les plus précoces du développement économique." (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 193)

Lorsque le capitalisme commercial et industriel eut entamé son développement, l'usure se transforma en crédit.

"Mais c'est la fonction de l'argent en tant que moyen de paiement qui est le terrain véritable, caractéristique, le grand terrain de l'usure. Toute redevance d'argent à échéances fixes, qu'il s'agisse d'intérêt d'un fonds, de tribut, d'impôt, etc., implique la nécessité de verser de l'argent. C'est pourquoi, depuis les premiers Romains jusqu'aux temps modernes, l'usure sur une grande échelle s'attache aux fonctions des collecteurs d'impôts, fermiers généraux, receveurs généraux. Ensuite, s'opère, à mesure que se développe le commerce et que la production de marchandise se généralise, la séparation dans le temps de l'achat et du paiement. L'argent doit être versé à échéance déterminée. Que cela puisse mener à des situations où le capitaliste financier et l'usurier ne font plus qu'un encore aujourd'hui, les crises monétaires modernes en font la preuve. Mais c'est l'usure elle-même qui devient le moyen principal de développer plus encore la nécessité de l'argent comme moyen de paiement: c'est elle, en effet, qui fait s'endetter de plus en plus le producteur et réduit à néant ses moyens de paiement habituels en rendant impossible, en raison du fardeau des intérêts, son processus de reproduction régulier. Ici l'usure jaillit de l'intérêt en tant que moyen de paiement et élargit cette fonction de l'argent qui est le terrain sur lequel elle prolifère le plus. Le développement du crédit s'effectue par réaction contre l'usure. Mais il ne faut nullement se méprendre sur le sens de cette évolution et interpréter, comme le faisaient les écrivains de l'Antiquité, les pères de l'Église, Luther ou les premiers socialistes. Elle signifie très exactement la subordination du capital productif d'intérêt aux conditions et aux besoins du mode de production capitaliste, et rien de plus" (Marx, Le capital, 3/2, p. 259)

C'est essentiellement de l'exacerbation des conséquences de la dissolution sociale introduite par la monnaie que peut se développer la Révolution. La monnaie a principalement pour effet de ruiner des ordres économiques.

"Dans le développement des forces productives, il arrive un stade où naissent des forces productives et des moyens de circulation qui ne peuvent être que néfastes dans le cadre des rapports existants et ne sont plus des forces productives, mais des forces destructrices (le machinisme et l'argent), et fait lié au précédent, il naît une classe qui supporte toutes les charges de la société, sans jouir de ses avantages, qui est expulsée de la société et se trouve, de force, dans l'opposition la plus ouverte à toutes les autres classes, une classe que forme la majorité des membres de la société et d'où surgit la conscience de la nécessité d'une révolution radicale" (Marx, Engels, L'idéologie allemande, p 37).

Le rôle du numéraire dans la genèse du capitalisme

Le numéraire a joué un rôle fondateur dans l'émergence du capitalisme commercial et ultérieurement du capitalisme industriel. Cependant, pour que le capitalisme puisse se développer, il convenait que la monnaie et le numéraire soient disponibles en grandes quantités et qu'il entraîne des modifications des rapports sociaux. Sans cette disponibilité de considérables masses métalliques, il n'y aurait pas eu de développement capitaliste puisque les rapports de production n'auraient pas été affectés par cette arrivée d'argent nouveau.

Le maintien des rapports de productions, en dépit d'une augmentation du rôle du numéraire, est caractéristique des périodes romaine et byzantine (voir supra), comme elle l'a été sous Louis XIV en France, puisque seule une très petite part des productions agricoles était commercialisée.

"A un certain niveau de développement et d'extension de la production marchande, la fonction de moyen de paiement déborde la sphère de la circulation des marchandises. La monnaie devient la marchandise universelle des contrats. De prestations en nature qu'ils étaient, rentes, impôts, etc. se transforment en paiement d'argent. Le double échec que connurent, par exemple dans l'Empire romain, les tentatives de prélever en argent toutes les redevances, démontre combien cette transformation est conditionnée par la figure globale du procès de production. L'effroyable misère du peuple des campagnes françaises sous Louis XIV, que Boisguilbert, le maréchal Vauban, etc. dénoncent si éloquemment, n'est pas seulement imputable à la lourdeur de l'impôt, mais encore à la transformation des impôts en nature en impôts en espèces. Si, d'autre part, la forme en nature de la rente foncière, qui est en même temps, en Asie, l'élément principal de l'impôt d'État, y repose sur des rapports de production qui se reproduisent avec l'immuabilité de réalités naturelles, cette forme de paiement entretient rétroactivement l'ancienne forme de production. Elle est un des secrets de la conservation de l'Empire turc. Quand le commerce extérieur imposé au Japon par l'Europe entraînera la transformation de la rente en nature en rente en argent, c'en sera fait de son agriculture modèle. Ses strictes conditions économiques d'existence se dissoudront" (Marx, Le capital, 1, p. 158-159).

Le capitalisme ne trouve pas sa source dans la propriété foncière. Il la trouve dans les masses considérables de capitaux qui peuvent alors s'employer en achetant les travailleurs démunis de leur outil de travail.

"Comme nous l'avons vu le concept de capital et sa genèse impliquent qu'il a comme point de départ l'argent et, par conséquent, la fortune qui existe sous forme d'argent. Par conséquent, la formation du capital ne part pas de la propriété foncière (tout au plus, en l'espèce, du fermier, dans la mesure où celui-ci est négociant en produits agricoles) ni de la corporation (bien qu'il existe sur ce point une possibilité), mais de la fortune tirée du commerce de l'usure... Ce qui met la fortune en argent en mesure de devenir un capital, c'est, d'une part, le fait qu'on puisse trouver des travailleurs libres; et deuxièmement, qu'on puisse trouver des moyens de subsistance et des matériaux, etc., désormais libres et aliénables, alors que jadis, d'une manière ou d'une autre, ils étaient la propriété des masses à présent démunies de leur objectivité" (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 443).

Cette idée est au centre de l'étude de la genèse du capitalisme. Les stocks monétaires introduits dans la circulation ne sont, au fond, que les leviers utilisables par les capitalistes pour enclencher le processus d'accumulation et de développement.

"Quant à la formation primitive d'un trésor monétaire dans un pays et son appropriation par quelques individus, nous n'avons pas besoin d'y insister ici plus longuement. Le mode de production capitaliste, - étant fondé sur le salaire, sur le paiement de l'ouvrier en argent et en général sur la transformation des prestations en nature en prestation en argent, - ne peut se réaliser avec quelque ampleur et quelque profondeur que s'il existe dans le pays une masse d'argent suffisante pour la circulation et pour la constitution d'un trésor (fonds de réserve, etc.), déterminé par cette circulation. Telle est la condition préalable exigée par l'histoire; il ne faut cependant pas s'imaginer qu'il se forme d'abord une masse suffisante d'argent thésaurisé et que la production capitaliste ne commence qu'ensuite. Cette production se développe en même temps que ses conditions, et l'une de ces conditions consiste en un apport suffisant de métaux précieux. C'est pourquoi l'accroissement de cet apport de métaux constitue depuis le seizième siècle un facteur essentiel dans l'histoire du développement de la production capitaliste. Mais quand il s'agit de la nécessité de l'apport continu d'argent dans le cadre de la production capitaliste, on constate que, d'une part, l'on jette dans la circulation de la plus-value sous forme de produits sans qu'il y ait l'argent nécessaire pour la monnayer, et que, d'autre part, l'on y jette de la plus-value sous forme d'or sans que le produit ait été au préalable transformé en argent" (Marx, Le capital, 2/1, p. 319).

Les masses d'argent trouvent alors à s'investir dans l'achat des forces de travail.

"Si l'une des présuppositions du travail salarié est l'une des conditions historiques du capital est l'existence du travail libre et l'échange de ce travail libre contre de l'argent, afin qu'il reproduise et fasse fructifier l'argent, afin qu'il soit consommé par l'argent." (Marx, K., Grundrisse, 1, p. 410).

La monnaie dans l'œuvre de Marx

Le système de Marx excluait donc la monnaie et le numéraire de l'analyse marxienne. En fait, la monnaie disparaissait dès que se développait le capitalisme industriel. Pendant les siècles anciens, le numéraire n'était pas assez abondant pour permettre de développer un mécanisme d'accumulation. Si cette accumulation était possible, et parfois réalisée, elle ne débouchait sur aucune modification économique ou sociale dans la mesure où les modes de productions étaient largement fondés sur une autoconsommation des productions ou sur le versement de rentes en nature aux propriétaires des sols. Lors du développement du processus capitaliste, la monnaie n'était que le voile dissimulant les échanges et cachant la véritable valeur des marchandises. Le numéraire n'était ainsi qu'une forme de la marchandise. Marx était certainement inspiré par la réalité du système monétaire de son époque. Entre ces deux périodes (avant le seizième siècle et les dix-septième et dix-huitième siècles) où le numéraire ne servait pas à grand-chose, Marx situa la grande rupture liée à l'arrivée du métal nouveau des Amériques. Ce fut cette irruption qui permit le développement de l'accumulation du capital commercial, prélude de l'accumulation primitive. Cette masse de numéraire permit le développement du capital usuraire, la dissolution des rapports féodaux traditionnels, la mise sur le marché d'une main d'œuvre nouvelle qui fut employée par les capitalistes auxquels ils vendirent leur force de travail. Chez Marx, les métaux des Amériques jouent le rôle d'un Deus ex machina, dont l'intervention est à la fois unique et déterminante.

Il apparaît donc clairement de cet exposé que le système monétaire et le rôle de la monnaie est une préoccupation extérieure au raisonnement marxien et donc aux féodalistes.

La postérité de l'œuvre de Marx

Les historiens de la féodalité ne se penchèrent guère sur le rôle de la monnaie au Moyen Age. La frappe monétaire faisait partie de ces droits que les rois concédaient aux seigneurs dans le cadre général des concessions qu'ils octroyaient ou des pouvoirs que les seigneurs usurpaient. En limitant la question de la frappe de monnaie à la simple question des droits monétaires, la question de la fonction monétaire était éludée.

La poursuite de la réflexion entamée par Marx fut le fait des philosophes marxiens ou des marxistes. Généralement, le rôle monétaire n'en était guère évalué.

Schumpeter

La nouvelle interprétation des aspects monétaires de l'œuvre de Marx me semble être principalement le fait de Joseph Schumpeter dans son Capitalisme, socialisme et démocratie, publié en 1942.

Schumpeter a insisté sur le rôle marginal et de la monnaie chez Marx. Il pousse son analyse en observant que si la monnaie ne jouait aucun rôle économique, c'était parce que Marx considérait que les rapports économiques étaient régis non pas par des lois économiques telles qu'elles se développèrent après le seizième siècle, mais par la force militaire qui réglementaient les rapports entre les personnes.

"Or, le caractère historique de toutes les grandes théories de Marx nous offre à tout le moins l'apparence d'une solution. Aux yeux de Marx, il est essentiel, du point de vue de la logique du capitalisme (et non pas seulement en tant que donnée de fait) que le capitalisme soit issu de la féodalité. Bien entendu, les mêmes problèmes concernant les causes et les mécanismes de la stratification sociale se posent également dans ce cas, mais Marx se ralliait en gros à la conception bourgeoise selon laquelle la féodalité aurait été un régime de force sous lequel l'asservissement et l'exploitation des masses étaient déjà des faits accomplis. La théorie de classe, primordialement conçue pour expliquer les conditions de la société capitaliste, fut étendue à son prédécesseur féodal - tout comme une grande partie de l'appareil conceptuel de la théorie économique du capitalisme - et certains des problèmes les plus épineux furent remisés dans le grenier féodal pour réapparaître ultérieurement comme résolus, sous forme de denrées, dans l'analyse du système capitaliste. Dans les cas où les seigneurs féodaux se sont effectivement transformés en industriels, cette évolution à elle seule suffisait à résoudre ce qui restait du problème. Les données historiques prêtent d'ailleurs un certain appui à cette thèse: beaucoup de seigneurs féodaux, notamment en Allemagne, établirent effectivement et dirigèrent des fabriques, en tirant de leurs rentes féodales les ressources financières nécessaires et en faisant travailler la population agricole (constituée parfois, mais non pas nécessairement, par les serfs). Mais, dans tous les cas, les matériaux nécessaires pour faire la soudure sont de qualité nettement inférieure. La seule manière d'exprimer franchement la situation consiste à dire que, du point de vue marxiste, il n'existe pas d'explication satisfaisante, nous voulons dire d'explication ne faisant pas appel à des éléments non-marxistes suggérant des conclusions non-marxistes" (Schumpeter, J., 1990, Capitalisme, socialisme et démocratie, Paris, p. 34).

La monnaie n'intervenait dans le processus marxien que dans son rôle de réserve de valeur, c'est à dire comme lieu de stockage des richesses en attendant un réinvestissement.

"Cependant une thèse apparentée (mais non identique) constitue l'une des forces les plus importantes de la dynamique marxiste, ainsi que le chaînon rattachant la théorie de l'exploitation au thème suivant de la structure analytique de Marx, généralement qualifié de Théorie de l'Accumulation.

Les capitalistes convertissent en capital - en moyens de production - la majeure partie (voire même, selon certaines disciplines de Marx, la quasi-totalité) du butin arraché à la main-d'œuvre exploitée. En soi, et abstraction faite des qualifications impliquées par la phraséologie marxiste, une telle affirmation équivaut, bien entendu, à constater un phénomène bien connu, habituellement désigné par les termes: épargne et investissement. Aux yeux de Marx, cependant, il ne suffisait pas d'indiquer l'existence de ce phénomène: pour que le processus capitaliste se déroulât dans sa rigueur inexorable, le dit phénomène devait s'insérer dans la logique du système, ou, en d'autres termes, devait être pratiquement inévitable" (Schumpeter, J., 1990, Capitalisme, socialisme et démocratie, Paris, p. 50).

Influences et confluences

Le rôle marginal de la monnaie devint ainsi le centre des deux théories marxienne et non marxienne. Relégué au rôle de symbole des droits régaliens confisqués par les seigneurs, le jeu de la monnaie est effacé par les autres grandes théories économiques du dix-neuvième siècle relatives à la valeur.

Ce long exposé permet de souligner le fait que même si de très nombreuses écoles historiques se sont posé la question de la féodalité ou du féodalisme, la question monétaire resta en dehors des débats et des recherches. Par monnaie féodale, nous entendons autant la production des seigneurs, comme nous l'envisageons ici, que la monnaie des rois, qui au moins jusqu'au quinzième siècle, ressortent du même système politico-social que les féodaux.

Bibliographie complémentaire

Comme les lecteurs le constateront aisément en lisant les quelques pages qui suivent, la bibliographie a été largement ventilée dans les chapitres spécifiques. La majorité des publications ne concernent des frappes spécifiques ou les frappes d'une région. Il est donc facile de les classer dans les paragraphes relatifs à ces régions ou ateliers.

Dans un nombre assez important de cas, nous avons rappelé dans ces divers chapitres les parties des grands ouvrages de synthèses dont la lecture permet de mieux comprendre les émissions locales. Nous ne donnerons donc ici qu'une orientation bibliographique générale en insistant sur les outils bibliographiques qui sont susceptibles de faciliter les recherches et en donnant une liste de publications générales.

Les outils: les ouvrages de bibliographie

Les travaux numismatiques ont donné lieu à plusieurs ouvrages de bibliographie qui présentent nombre de publications. Il est donc indispensable de s'y référer avant toute recherche détaillée:

Engel, A., Serrure, R., 1887, Répertoire des sources imprimées de la numismatique française, I, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1889, Répertoire des sources imprimées de la numismatique française, II, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1889, Répertoire des sources imprimées de la numismatique française, supplément, Paris.

Grierson, Ph., 1977, Les monnaies, Typologie des sources du Moyen Age occidental, Turnhout.

Grierson, Ph. 1979 Bibliographie numismatique, Bruxelles.

Clain-Stefanelli, E. E., 1985, Select Numismatic bibliography, Munich.

Carvalho, G., Kind, J.-Y., 1994, Bibliographie numismatique française, 1970-1994, Loray.

Les revues donnent souvent des informations précieuses. Lors des Journées numismatiques de la SFN sont réalisés des catalogues de collections locales. Ces inventaires présentent d'utiles renseignements. En matière de numismatique féodale française, il convient d'avoir recours à quelques revues francophones.

Bulletin de la société française de numismatique, Paris.

Bulletin du cercle d'études numismatiques, Bruxelles.

Cahiers numismatiques, Paris.

Revue belge de numismatique, Bruxelles.

Revue numismatique, Paris.

A côté de ces ouvrages, il existe plusieurs sources d'informations détaillées.

Numismatic Literature, vol 1, 1947-1949, recense le plus grand nombre de publications numismatiques à travers le monde. C'est le seul périodique de cette nature. Il paraît actuellement en deux livraisons par an, signalant livres, articles, comptes-rendus, etc.

Dictionary Catalogue of the Library of the American Numismatic Society, et ses supplements reproduit le fichier de la bibliothèque de l'A.N.S. qui comprennent livres, catalogues de ventes, mais aussi les dépouillements des revues.

Les congrès internationaux sont souvent l'occasion de signaler quelques découvertes importantes. On peut consulter les actes eux-mêmes des congrès. Enfin à l'occasion des congrès internationaux ont été publiés des synthèses critiques des publications scientifiques. Ces études sont indispensables pour suivre l'évolution de la recherche.

Actes du 8e congrès international de Numismatique, New-York - Washington, septembre 1973, H. A. Cahn, G. Le Rider, Paris, 1976.

Actes du 9e congrès international de Numismatique, Berne, septembre 1979, T. Hackens, R. Weiller, Louvain, 1982.

Actes du 10ème congrès international de numismatique, Londres, septembre 1986, I.A. Carradice, Wetteren, 1989.

Actes du 11ème congrès international de numismatique, Bruxelles, septembre 1991, T. Hackens, G. Moucharte, Wetteren, 1993.

A survey of numismatic research, 1960-1965, Copenhague, 1967.

A survey of numismatic research, 1966-1971, New York, 1973.

A survey of numismatic research, 1972-1977, Berne, 1979.

A survey of numismatic research, 1978-1984, Londres, 1986.

A survey of numismatic research, 1985-1990, Bruxelles, 1991.

Généralités

Nous donnons ici quelques titres qui couvrent l'ensemble des problèmes étudiés par Poey d'Avant ou du moins une grande partie d'entre eux. J'y ai rajouté quelques publications importantes concernant des ateliers et des régions périphériques.

Belaubre, J., 1987, Administration des monnaies et médailles, Les collections monétaires, Monnaies médiévales, 1, l'époque du denier, Paris.

Belaubre, J., 1988, Administration des monnaies et médailles, Les collections monétaires, Monnaies médiévales, 2, l'ère du gros, Paris.

Belaubre, J., 1986, Histoire numismatique et monétaire de la France médiévale (de la période carolingienne à Charles VIII), Paris.

Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York.

Blancard, L., 1883, Les monnaies des barons et prélats de France d'après l'ordonnance de 1315, Marseille.

Blanchet, A., Dieudonné, A., 1916, Manuel de numismatique française, 2, Monnaies royales françaises depuis Hugues Capet jusqu'à la Révolution (A. Dieudonné), Paris.

Blanchet, A., Dieudonné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris.

Bloch, M., 1954, Esquisse d'une histoire monétaire de l'Europe, Paris.

Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris.

Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris.

Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902.

Conbrouse, G., 1829, Catalogue raisonné des monnaies nationales de France, essai, Paris.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Crusafont i Sabater, M., 1990, La moneda catalana local (S. XIII-XVIII), Madrid.

Day, J., 1984, Études d'histoire monétaire, XIIe-XIXe siècles, Lille.

Day, J., 1994, Monnaies et marchés au Moyen Age, Paris.

Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, répertoire du monnayage d'or des territoires composant les anciens Pays-Bas, Amsterdam.

Delmonte, A., 1967, Le bénélux d'argent, écus, demi - écus, quarts d'écus et monnaies obsidionales frappées dans les territoires composant les anciens Pays-Bas septentrionaux et méridionaux, Amsterdam.

De Mey, J., 1990, Le florin d'or et ses imitations, Bruxelles.

Depeyrot, G., 1991, Crises et inflation entre Antiquité et Moyen-Age, Paris.

Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, corpus des monnaies, Paris.

Depeyrot, G., 1994, Richesse et société chez les Mérovingiens et Carolingiens, Paris.

Depeyrot, G., 1995, Histoire de la monnaie des origines au 18e siècle, I, Introduction, de l'antiquité au treizième siècle, Wetteren.

Depeyrot, G., sous presse, Histoire de la monnaie des origines au 18e siècle, II, Du quatorzième au seizième siècle, Wetteren.

Dewismes, A., 1866, Catalogue raisonné des monnaies du comté d'Artois, Saint-Omer.

Duby, P. A. T., 1790, Traité des monnaies des barons ou représentation et explication de toutes les monnaies d'or, d'argent et de cuivre qu'ont fait frapper les possesseurs de grands fiefs, pairs, évêques, abbés, chapitre, villes et autres seigneuries de France, Paris.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin sous le règne de Philippe Auguste, Paris.

Duplessy, J., 1956, "La circulation des monnaies arabes en Europe occidentale du VIIIe au XIIIe siècle", RN, p. 101-164.

Duplessy, J., 1985, Les trésors monétaires médiévaux et modernes découverts en France, Paris.

Duplessy, J., 1986-1989, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris.

Enno van Gelder, H., Hoc, M., 1960, Les monnaies des Pays-Bas bourguignons et espagnols, 1434-1713,  Amsterdam.

Enno van Gelder, H., Hoc, M., 1964, Les monnaies des Pays-Bas bourguignons et espagnols, 1434-1713,  Amsterdam.

Feller, L., 1986, Faux-monnayeurs et fausses monnaies en France à la fin du Moyen Age, seconde moitié du XVe siècle, Paris.

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La circulation

La question de la circulation monétaire à l'époque féodale tourne principalement autour de la question des stocks monétaires et de la reprise des frappes d'or.

Sur le premier point, je renvoie à mon Histoire de la monnaie des origines au 18e siècle, I, Introduction, de l'antiquité au treizième siècle, Wetteren, 1995, qui analyse cette évolution. Nous avons eu l'occasion de présenter ici les principales tendances pour la période ancienne (jusqu'au treizième siècle). Après cette date, la pénurie de métal a entraîné une crise de manque dénommée traditionnellement "famine monétaire du quinzième siècle". Cette dernière sort en partie de notre sujet d'étude dans la mesure où la majorité des émissions féodales étaient suspendues depuis longue date.

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La politique

Entre le dixième siècle et la fin du quinzième siècle, période qui couvre en gros la majorité des émissions féodales, s'est élaborée une véritable théorie monétaire et une véritable politique monétaire. A la première s'est attaché le nom d'Oresme qui représente la première mise en forme d'une réflexion sur le phénomène monétaire. S'y rattachent également les écrits des théologiens sur la question de l'usure qui fut au centre de toutes les études médiévales. A la seconde se rattache toute la politique monétaire royale d'opposition entre les émissions royales et les frappes féodales.

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Le développement de l'économie

Il est inutile de reprendre ici les questions abordées dans mon Histoire de la monnaie des origines au 18e siècle. Cependant, il convient d'insister sur le fait que les dixième-quatorzième siècles furent ceux du développement économique, donc de la banque de la comptabilité publique, et des prix. Il est hors de notre propos de donner une liste des très nombreux ouvrages relatifs à l'économie médiévale. J'insisterai davantage sur les questions économiques qui ne sont le plus souvent abordées que dans des articles éparpillés ou de courtes études.

Banque

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COMPLEMENTS AU TOME 1

(Anjou, Auvergne, Berri, Bourbonnais, Bretagne, Évreux, France, Limousin, Maine, Nevers, Normandie, Penthièvre, Perche, Touraine, Velay).

 

Présentation des compléments

La rédaction de compléments au gigantesque travail de Poey d'Avant ne pouvait s'effectuer qu'après avoir mis au point un système homogène de présentation des informations. Ce système s'articule autour des divisions des grands chapitres des Monnaies féodales de France.

En tête des compléments, nous donnons la liste des entités géographiques majeures telles que Poey d'Avant les a lui-même organisées dans son index.

Nous avons retenu les cadres déterminés par Poey d'Avant. Les divisions ont été reprises et présentées en précisant:

- La nature du pouvoir émetteur (royaume, comté, vicomté, archevêché, évêché, etc.). Si aucun détail n'est indiqué, cela signifie que l'atelier a émis dans un cadre seigneurial ou dans une ville.

- Lorsque l'atelier a été attribué à d'autres villes, que des frappes ont été effectuées dans d'autres endroits, ou que les émissions ont été désignées sous d'autres attributions, ces localisations sont précisées entre < >.

- Les dates d'activité de l'atelier sont précisées entre (). Lorsque l'atelier n'a émis que sous les Carolingiens, et non sous les seigneurs féodaux, ce point est précisé. Viennent dans tous les cas les périodes d'émission. En règle générale, je donne les périodes maximales de frappes, c'est à dire à partir du début du règne de la personne qui a initié les frappes jusqu'à la fin de celui qui semble avoir été le dernier émetteur. Dans certains cas, faute d'indications suffisantes, la période ne fait référence qu'à un ou plusieurs siècles. Lorsque l'existence de l'atelier n'est pas certaine, ce point est signalé par la présence d'un (?). Un problème subsiste avec les anciens ateliers féodaux qui continuèrent à émettre pour les rois de France. Dans ce cas, j'indique les dates les plus compatibles avec la notion d'émission féodale.

- Enfin, j'indique le tome et la page de l'étude de Poey d'Avant.

Les très grandes divisions géographiques sont inscrites en majuscules grasses en milieu de page. Les entités géographiques plus petites le sont en majuscules grasses italiques.

 

Dans chaque complément les choses s'organisent de la manière suivante:

- Une introduction historique rapide qui précise les événements marquants de la période d'activité de l'atelier. Dans cette partie sont repris tous les numéros des descriptions de Poey d'Avant. Chacun pourra alors compléter et reporter ces indications dans la partie qui l'intéresse. Il ne faut pas chercher dans ces compléments, de corrections de détails. L'introduction historique a été établie d'après Engel et Serrure, Blanchet et Dieudonné, avec renvoi aux numéros de Poey d'Avant tels que les laissaient entendre les auteurs susnommés. Les correctifs les plus importants sont ceux d'Engel et Serrure (ils ont été repris par Blanchet et Dieudonné) et toute nouvelle monographie passera par la parfaite prise en compte des apports majeurs de ces deux grands savants.

- Une liste de compléments bibliographiques se subdivisant en deux parties:

            * La première rassemble des références à caractère général. Cette liste est classée par ordre chronologique des publications.

            * La seconde dresse la liste des études très ponctuelles d'émissions ou de monnaies précises. Cette liste est classée par ordre chronologique des émetteurs, puis des publications. J'y signale quelques réattributions entre ateliers. Cependant, dans le cas des émissions espagnoles étudiées par M. Crusafont, ce point a été allégé et je renvoie aux excellents travaux de ce chercheur.

La bibliographie complémentaire est destinée à permettre aux chercheurs, étudiants, collectionneurs de localiser les principaux travaux dont la consultation doit précéder toute étude. Lorsque l'étude ne concernait qu'une émission, l'objet de la note est signalé en gras en tête de la référence. Ce n'est pas une bibliographie critiquée. Elle n'a pour but que de pallier une lacune en instruments de travail dont les derniers remontent à la fin du dix-neuvième siècle (Engel et Serrure, Répertoire des sources... et Blanchet Dieudonné, Manuel...).

 

Dans tous les cas, les noms des souverains sont suivis des dates de règne. En effet, à plusieurs reprises, des divergences me sont apparues tant dans le nom du régnant (orthographe, numéro d'ordre) que dans les dates. Par souci de précision, j'ai tenté de préciser et d'harmoniser le plus possible. Au moins, l'abondance des éléments permettra de mieux retrouver les émetteurs concernés. Dans la partie bibliographique, ces détails ne sauraient être le gage de l'exactitude de la datation, qui, souvent depuis le dix-neuvième siècle, a été contestée et revue.

 

Néanmoins, dans quelques cas, des difficultés subsistent. C'est le cas, par exemple, pour les émissions au type bléso-chartrain. J'ai utilisé le terme de type bléso-chartrain qui a été employé par Poey d'Avant, sans lui donner une autre importance que descriptive. Plusieurs publications ont étudié ce type en considérant plusieurs ateliers à la fois. De façon générale, j'ai reproduit dans les divers compléments la liste des principales études.

Les études générales relatives aux monnaies tournois et aux monnaies parisis, prises dans le sens de monnaies de compte ont été reportées dans un souci de simplification aux ateliers de Paris ou de Tours.

Les espèces émises dans le cadre du monnayage semi-royal avec le nom du roi et celui d'une ville ont été classées dans les compléments relatifs à la ville. Les émissions strictement royales effectuées dans les anciens ateliers féodaux n'ont pas été reprises, mais j'ai donné en liste bibliographique la référence au classement de Jean Duplessy, généralement pour les émissions antérieures à Philippe II Auguste (1180-1223).

Duché de France (I, p. 1)

Poey d'Avant prit principalement en compte les émissions au type ducal du futur roi de France, Hugues Capet. Dans les autres villes, il considéra les émissions dites semi royales alliant un avers au nom du roi (REX) et le revers portant une indication à caractère local.

Les émissions du duché s'inscrivaient généralement dans la poursuite des frappes carolingiennes ou d'époque carolingienne. Cependant, Philippe Ier (1060-1108) a réorganisé, dans le cadre de l'agrandissement du royaume et de la lutte contre les anglo-normands, les ateliers en harmonisant les types et la localisation des frappes.

Paris (carolingien, 987-) (I, p. 2)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions parisiennes s'inscrivaient dans la suite des frappes carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 780). Les monnaies PA 1-7 et 11-13 se rattachent directement à ces frappes. En réalité, n'appartiennent aux émissions féodales que les frappes de Bouchard le Vénérable qui apposa son monogramme sur certaines monnaies (PA 8-10, Ciani 9-11) et celles d'Hugues Capet encore duc (PA 14-15), bien que Ciani les aient annexées à la numismatique royale (Ciani 1-3). Les PA 16-17 relèvent de la numismatique royale (Ciani 7-9).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 227-229.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces du denier parisis et denier valosii, de la livre parisis, de l'écu, du franc, de l'écu à la couronne et au soleil, de l'écu au soleil).

De Barthélémy, A., 1876, "Essai sur la monnaie parisis", Mémoires de la société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-france, tome 2.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 353 suivantes.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles, n° 1-39.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Robert II p. 21-22; d'Henri Ier, p. 25-26; de Philippe Ier p. 38-39; de Louis VI, p. 55-56; de Louis VII, p. 63-64; de Philippe II, p. 70).

Hugues Capet (956-987): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 2).

Hugues Capet (956-987): deniers (Lafaurie, J., 1976, "Trésor du Xe siècle trouvé à Tousson (Seine-Maritime)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 31-33).

Saint-Denis (carolingien) (I, p. 4)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de l'abbaye de Saint-Denis ne relèvent pas des émissions féodales à proprement parler. Poey d'Avant a incorporé ces frappes d'époque carolingienne (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 892-901). Les monnaies 18-21 rélèvent donc des émissions carolingiennes.

Poissy (carolingien) (I, p. 5)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le denier PA 22 est de frappe carolingienne (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 252-253. Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 788).

Senlis (dixième siècle, 1031-1137) (I, p. 5)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les deniers PA 23-25 sont carolingiens (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 251; Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 915-917). Le monnayage féodal a débuté au dixième siècle avec des émissions locales anonymes d'époque carolingienne.

* Bernard, comte de Senlis (940-945) (PA -; Fécamp relu par Legros).

* Henri Ier (1031-1060) (PA 26-28).

* Philippe Ier (1060-1108) (PA 29-30).

* Louis VI (1108-1137) (PA 31-35).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Étampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Voillemier, J.-B., 1866, "Essai sur les monnaies de Senlis", Compte-rendu et mémoires du comité archéologique de Senlis, p. 56-111.

Voillemier, 1867, Essai sur les monnaies de Senlis, Senlis.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 227-229.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles, n° 42-46.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales d'Henri Ier, p. 27; de Philippe Ier, p. 41; de Louis VI, p. 58-59; Louis VII, p. 65).

Dixième siècle: deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 138-139).

Dixième siècle: deniers (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 917).

Dixième siècle: obole (Duplessy, J., 1990, "Obole inédite de Senlis (Xe siècle)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 877-878).

Melun (carolingien) (I, p. 7)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le denier PA 36 est carolingien (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 256; Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 635).

Sainte-Marie <Cateau-Cambrésis>) (dixième-onzième siècle ?) (I, p. 7)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Emission indéterminée dont l'attribution reste à confirmer (PA 37).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Étampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Étampes (1060-1137) (I, p. 7)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les deniers PA 38-39 sont carolingiens. Les émissions carolingiennes se poursuivirent au moins jusqu'à Lothaire (954-986) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 436). Nous devons exclure le faux denier de Hugues le Grand (PA -). Les frappes ont dû reprendre avec des deniers de Philippe I (PA 40-48) (1060-1108) et de Louis VI (et non Louis V, PA 49-56) (1108-1137).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Étampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 320.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 34-35; de Louis VI, p. 49-52).

Hugues le Grand (923-956): denier (Legrand, M., 1919, "Denier de Hugues le Grand frappé à Étampes", Revue numismatique, p. 1-16). Considéré comme faux (trésor d'Arpajon, Duplessy, J., 1985, Les trésors monétaires médiévaux et modernes découverts en France, Paris, 19).

Pontoise (1060-1137) (I, p. 9)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Emissions royales uniquement aux noms de Philippe Ier (1060-1108) (PA 57, Ciani 79) et de Louis VI (1108-1137) (PA 58, Ciani 99-102).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Thomas, L., 1884, "Numismatique pontoisienne", Mémoire de la société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, p. 17-42.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 40; Louis VI, p. 57-58; de Louis VII, p. 64-65).

Château-Landon (1060-1137) (I, p. 9)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes carolingiennes de Château-Landon se poursuivirent jusqu'à Raoul (923-936). Les deniers PA 59-60 sont carolingiens. Les frapes continuèrent avec des monnaies royales (deniers et oboles) de Philippe I (1060-1108) (PA 61-62, Ciani 51-53, Duplessy 34-37A) et de Louis VI (1108-1137) (PA 63-64, Ciani 103-104, Duplessy 90-95).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 32; de Louis VI, p. 47-48; de Louis VII, p. 61).

Mantes (1060-1108) (I, p. 10)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Atelier en activité sous Philippe I, roi de France (1060-1108) (PA 65, Ciani 64, Duplessy 48) et sous Louis VI (1108-1137) (PA 66-69, Ciani 126 attribué à Louis VII 1137-1180, Duplessy 139-140).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Barthélémy, A., 1859, "Monnaies baronales inédites, Mantes, Reims, Lyon", Revue numismatique, p. 135-149.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 35; de Louis VI, p. 52-53; de Louis VII, p. 62).

Philippe Ier roi (1060-1108): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 4-5).

Philippe Ier roi (1060-1108): denier (De Barthélémy, A., 1860, "Monnaies françaises inédites, Mantes, Reims, Lyon", Revue numismatique, p. 135-149).

Orléans (carolingien, 1003-1108, 1419-1422) (I, p. 11)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions carolingiennes d'Orléans furent parmi les plus importantes du duché de France. Commencées avec les deniers de Charlemagne (type de 768-814), elles se poursuivirent jusqu'à Raoul (923-936). A côté de ces émissions furent produites au huitième siècle plusieurs séries de monnaies aux noms d'établissements religieux, comme Saint-Aignan et Sainte-Croix (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 721-736, 737, 738-741). Les monnaies PA 70-74 sont indubitablement des frappes carolingiennes.

Les séries féodales ne semblent débuter qu'avec les imitations des émissions carolingiennes à la porte de ville (PA 75 suivants; Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 735-736). Elles furent sans doute introduites par un des successeurs de l'évêque Arnould (U 1003) qui, au début du onzième siècle avait obtenu le droit de monnaie. Enfin, Philippe Ier (1060-1108) poursuivit la frappe du même type (PA 75-85, Ciani 65-71, Duplessy 48, 53-55). Les émissions se poursuivirent aux noms des rois de France. L'atelier frappa un écu d'or au nom du duc Charles prisonnier à Londres (1419-1422).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Étampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 992.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 312-313.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 36-37; Louis VI, p. 55; de Louis VII, p. 63).

Bondaroi (?) (I, p. 14)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

<Corbeil (?)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Voir Bouchard Ier le Vieux (958-1012) à Vendôme.

Comté de Dreux (I, p. 14)

Dreux (carolingien, 988-onzième siècle) (I, p. 14)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Dreux fonctionna à l'époque carolingienne. La monnaie PA 86 appartient à ces frappes sous Raoul (923-936) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 424).

A Dreux, les premières frappes apparurent quand Eudes I (988-995 et non Eudes II, comte de Chartres 1004-1037 comme le supposaient Engel et Serrure), reçut en raison de son mariage avec Mahaut, fille de Richard I duc de Normandie (942-996), le comté de Dreux.

Eudes II (1004-1037) frappa avec le type bléso-chartrain.

Les séries féodales débutèrent avec les émissions à la porte de ville (PA 87) comme à Orléans. Elles se poursuivirent avec Roger I de Blois évêque de Beauvais (998-1022) également seigneur de Nogent (le-Roi) (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377).

Les émissions continuèrent avec un Hugues (PA 88-90) et un Robert (PA 91-92). Le premier ne saurait dater que du onzième siècle, sans doute Hugues Bardoul (mort en 1055), tandis qu'on peut attribuer les autres émissions à Robert I ou II (1132-1184 ou 1184-1218).

Caron, E., 1863, "Dissertation sur une monnaie de Dreux au type chartrain", Bulletin de la société archéologique du Vendômois.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 227-229, 319.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe Ier, p. 33; Louis VI, p. 49).

Type bléso-chartrain: Caron, E., 1863, "Dissertation sur une monnaie de Dreux au type chartrain", Bulletin de la société archéologique du Vendômois, p. 67-74.

Type bléso-chartrain: Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 5-6 (attribué à Eudes, 996-1025).

Type bléso-chartrain: Serrure, R., 1891-1892, "La numismatique féodale de Dreux et Nogent au XIe siècle", Bulletin de numismatique, p. 21-27.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Roger I de Blois, évêque de Beauvais (998-1022): denier (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 378).

Hugues Bardoul (U 1055): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 6).

<Nogent-le-Roi ou Nogent-sur-Eure (carolingien, 988-onzième siècle)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Nogent sont très limées, voire confondues avec celles de Dreux.

Les émissions avaient commencé avec les frappes carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 709 corrigé). A ces frappes appartient le denier PA 1898.

Comme à Dreux, les premières frappes féodales apparurent quand Eudes I (988-995), reçut le comté de Dreux.

Eudes II (1004-1037) frappa avec le type bléso-chartrain.

Les séries féodales débutèrent avec les émissions à la porte de ville (Engel Serrure).

Roger I de Blois évêque de Beauvais (998-1022) également seigneur de Nogent (le-Roi) émit avec le type à la porte (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377).

Les émissions continuèrent avec un Hugues Bardoul (mort en 1055) et Amaury III (1087).

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 321.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Roger I de Blois, évêque de Beauvais (998-1022): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 10).

Hugues Bardoul (U 1055): denier (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 206-208).

Hugues Bardoul (U 1055): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 10).

Hugues Bardoul (U 1055): réattribution du denier de Hugues II de Meulent (1056-1077) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 12) (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 378).

Amaury III (1087): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 11).

<Meulent ou Meulan (?)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La monnaie de Hugues II de Meulent (ou Meulan) (1056-1077) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 12) a été réattribuée à Hugues à Nogent le Roi (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 378).

Duché de Normandie (I, p. 17)

Rouen (carolingien, onzième siècle) (I, p. 17)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Rouen était un important atelier carolingien. A côté de l'atelier principal des émissions eurent lieu dans des établissements religieux comme Saint-Romain, Saint-Maclou ou dans le monastère de Saint-Ouen. Rouen suspendit ses émissions avec les frappes de Hugues le Noir (937-952) et Louis IV d'Outre-Mer (936-954) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 874-884, 885, 886, 887-888). Caron a noté des types monétaires qu'il attribua à Lothaire (954-987). Ces deniers sont en réalité des frappes de Louis IV d'Outre-Mer (936-954), comme le montre leur présence dans le trésor d'Evreux, enfoui en 945 (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 882). Les monnaies PA 98-109 se rattachent à ces émissions carolingiennes.

Les premières émissions féodales ont été celles de Guillaume Longue Epée (927-943) notée par Boudeau (PA 115 corrigé) et reprise par (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 380).

Les frappes du milieu du dixième siècle, sont maintenant bien connues grâce au trésor de Fécamp, en particulier les émissions de Richard I (942-996), poursuivies par ses successeurs Richard II et III (996-1026 et 1026-1027) (PA 110-131). Ces frappes continuèrent au début du onzième siècle avec une frappe du successeur de Richard III, Robert le Diable (1027/28-1035). Après cette date, le monnayage s'immobilisa et les frappes ne portèrent guère que le nom du monétaire (PA 132-177, Engel et Serrure).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lecointre-Dupont, G., 1843, "Lettre sur l'histoire monétaire de la Normandie", Revue numismatique, p. 102-118.

Lecointre-Dupont, G., 1846, Lettres sur l'histoire monétaire de la Normandie et du Perche, Paris.

Caron, E., 1885, "A propos de deux deniers du Xe ou XIe siècle publiés par M. Dannenberg", Annuaire de la société de numismatique, p. 158-163.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 379-381.

Dieudonné, A., 1926, "La numismatique normande, les monnaies féodales", Bulletin de la société des antiquaires de Normandie.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 302-306.

Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris.

Dumas, F., 1978, "Les monnaies normandes du Xe-XIIe siècles", Bulletin de la société française de numismatique, p. 389-394.

Dumas, F., 1979, ."Les monnaies normandes (Xe-XIIe siècles) avec un répertoire des trouvailles", Revue numismatique, p. 84-140.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien de Lothaire (954-987): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 13-14).

Guillaume Longue Epée (927-943): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 5).

Richard Ier (942-992): étude des émissions (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 71-90).

Richard Ier (942-992): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 16).

Richard II (996-1026): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 16-17).

Robert (onzième siècle): denier (Dumas, F., 1980, "Un denier normand au nom de Robert, comte", Bulletin de la société française de numismatique, p. 669-670).

Onzième siècle: deniers (Luneau, V., 1906, "Quelques deniers normands inédits du XIe siècle", Revue numismatique, p. 306-316).

Onzième siècle: deniers (Luneau, V., 1911, "Quelques deniers normands inédits du XIe siècle, nouvelle trouvaille", Revue numismatique, p. 86-96).

<Archevêché de Rouen (dixième siècle)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: A côté de ces grandes émissions, l'archevêché de Rouen continua ses frappes, comme les religieux l'avaient fait sous les Carolingiens (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 885-888). Le trésor de Fécamp a ainsi livré une monnaie de Hugues (942-989).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Hugues archevêque (942-989): deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 91-97).

< Rouen, Saint-Romain (dixième siècle)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: A côté de ces grandes émissions, les établissements religieux en particulier celui de Saint-Romain, continuèrent leurs frappes, comme sous les Carolingiens (PA 118-119).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Anonyme (dixième siècle): deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 98-100).

Le Talou <Tilly> (carolingien) (I, p. 32)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions attribuées par Poey d'Avant à Le Talou appartiennent, en réalité à Tilly (PA 178). Ce sont des émissions de Charles le Chauve bien datées par les trésors du neuvième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 975).

Comté d'Evreux (I, p. 33)

Evreux (1343-1387) (I, p. 34)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier d'Evreux ne semble avoir fonctionné que sous le règne de Charles le Mauvais (1343-1387) (PA 181-193). La pièce attribuée par Poey d'Avant à Philippe de Longueville (1356-1357) a été émise pendant la captivité de son frère (PA 179-180).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 991.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 306-307.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Marquigny, J. et B., 1983, Le monnayage d'Evreux du IXeme au XXeme siècle, Paris.

Charles le Mauvais (1343-1387): grand blanc (Caron, E., 1886, "Grand blanc de Charles le Mauvais, roi de Navarre, comte d'Evreux", Annuaire de la société française de numismatique, p. 11-118).

Charles le Mauvais (1343-1387): gros blanc à la couronne (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1289).

Charles le Mauvais (1343-1387): gros blanc fleurdelisé (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Charles le Mauvais (1343-1387): florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 17-18).

Charles le Mauvais (1343-1387): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 17-18).

Charles le Mauvais (1343-1387): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 17-18).

Charles le Mauvais (1343-1387): denier coronat (Blanchet, J., 1888, "Denier coronat de Charles le Mauvais (1343-1387)", Revue numismatique, p. 456-460).

Charles le Mauvais (1343-1387): sol coronat (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 16).

Beaumont-le-Roger (?) (I, p. 37)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Royaume, comté, duché de Bretagne (I, p. 37)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La difficulté de l'étude des émissions bretonnes tient à l'homogénéité des frappes au nom d'un seul seigneur effectuées par plusieurs ateliers monétaires. Le classement de Poey d'Avant est un moyen terme entre le classement chronologique (par souverain, puis par atelier) et le classement géographique (par atelier, puis par souverain). Je donne tout d'abord les ouvrages d'ensemble.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Bigot, A., 1857, Essai sur les monnaies du royaume et duché de Bretagne, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 381-388.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 121-130.

De Mey, J., 1990, Les monnaies de Bretagne (781-1547), Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Rennes (I, p. 41), comté et frappes anonymes (carolingien-1206) (I, p. 56)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Rennes fonctionna sous les Carolingiens. Il fut actif dès le huitième siècle, mais ne semble pas avoir émis au-delà du début du dixième siècle. Les dernières frappes étaient au nom de Charles le Simple (898-921). Les monnaies PA 194-200 appartiennent aux émissions carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 215-216).

Le type carolingien fut repris pendant quelques années. Au milieu du dixième siècle, le type carolingien fut modifié par l'introduction d'une légende + DVX BRITANNIE (PA 201-203) ou + MONETA CIVI (PA 204-207).

Dès le début du onzième siècle, les émissions portèrent le nom du roi Alain III (1008-1040) (PA 214-215).

La Bretagne fut alors dirigée par Eudes de Penthièvre (1040-1062), tuteur de Conan II (1062-1066). Il émit alors des deniers au temple carolingien (PA 1428), des deniers au monogramme (PA 1429) et des séries anonymes portant la marque de l'atelier de Quimperlé (voir plus bas) (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 384). La frappe fut poursuivie par:

* Conan II (1062-1066) avec des types au monogramme (PA 216-239).

* Hoël II (1066-1084) types au monogramme (PA 240-243). Les espèces de Geoffroi, comte de Rennes (1084-1085) doivent être restituées à Geoffroi Plantagenet (1115-1158).

* Alain IV Fergent ou Alain IV le Roux (1084-1112) types à la rosace (PA 246-265).

* Conan III le Gros (1112-1148) avec des types dont le champ du droit est occupé par les lettres IVS (PA 266-269).

* Eudon de Porhoet (1148-1158) des types à rosace (PA 270).

* Geoffroi Plantagenet, comte de Nantes (1156-1158) des types avec IVS en champ (PA 244-245) et les pièces à la légende + BRITANNIE.

* Conan IV le Petit (1158-1169) avec des types voisins de ceux de Conan III (1112-1148), portant le titre DVX en champ (PA 273-274).

* Geoffroi II (1169-1186) fils d'Henri II d'Angleterre avec des types voisins de ceux de Geoffroi Plantagenet, mais avec le titre DVX en champ et le cantonnement de la croix (PA 275-276). Nous suivrons Engel et Serrure qui attribuent à Geoffroi II (1169-1186), fils du roi d'Angleterre les monnaies portant une fleur de lis (PA 271-272).

Entre la date de la mort de Geoffroi II (1169-1186) fils d'Henri II d'Angleterre et le monnayage français royal de Philippe Auguste (1206-1213) durent être émises des espèces anonymes. Nous regroupons dans cette séquence chronologique les monnayages anonymes PA 291-304.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Bigot, A., 1857, Essai sur les monnaies du royaume et du duché de Bretagne, Paris.

De Barthélémy, A., 1856, "Notes sur l'histoire monétaire de l'ancienne province de Bretagne", Revue numismatique,

De Barthélémy, A., 1859, "Notes sur l'histoire monétaire de l'ancienne province de Bretagne", Revue numismatique,

Aussant, J., 1863, "Etude de numismatique bretonne", Mémoires de la société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, p. 134 suivantes.

Blancard, L., 1888-1889, "Nouveau classement des monnaies bretonnes antérieures au monnayage de Philippe-Auguste", Mémoires de l'académie de Marseille.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 381-388.

Le Hardelay, Ch., 1921, "Contribution à la numismatique de Bretagne", Revue numismatique, p. 185-192.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 121-130.

Buisson, H., 1961, Monnaies féodales bretonnes de Charles le Chauve à Anne de Bretagne, Périgueux.

De Mey, J., 1970, Les monnaies de Bretagne (781-1547), Bruxelles.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Type carolingien: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 21-22).

Conan I le Tort (990-992): Lecoq-Kerneven, J., 1863, Etude sur un denier de Conan Ier dit le Tors, Rennes.

Eudes de Penthièvre (1040-1062): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 23-24).

Eudon de Penthièvre (1034-1062): deniers (Pilet-Lemière, J., 1985, "Trois deniers découverts à Landévennec attribués à Eudon de Penthièvre: 1040-1047", Bulletin de la société française de numismatique, p. 637-638).

Conan II (1062-1066): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 26).

Conan II (1062-1066): denier (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Hoël II (1066-1084): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 26-27 et 395).

Hoël II (1066-1084): denier (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Alain IV (1084-1112): deniers attribués à Alain III par PA (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 28).

Eudon de Porhoet (1148-1158): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 28).

Eudon de Porhoet (1148-1158): denier PA 270 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Nantes (I, p. 43), comté et frappes anonymes (carolingien-1206) (I, p. 55)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Nantes émit sous les Carolingiens, au moins durant le huitième siècle et jusqu'au règne de Charles le Chauve avec les émissions des années 864-875. Les monnaies PA 208-209 appartiennent aux Carolingiens, alors que les PA 210-211 sont des types carolingiens imités (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 190). Les monnaies PA 212-213 appartiennent aux émissions au buste ou du type bléso-chartrain, sans rapport avec la Bretagne.

Au milieu du douzième siècle, comme à Rennes, le type carolingien fut modifié par l'introduction d'une légende + DVX BRITANNIE (PA 277-290).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Monnayage royal français (1206-1213)

Philippe Auguste, 1206-1213 (I, p. 57)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Philippe Auguste comprennaient des émissions sans localisation dont des frappes des divers ateliers. Les diverses frappes furent alors effectuées par plusieurs ateliers.

* Rennes ou Nantes pour les frappes sans nom d'atelier (+ DVX BRITANIE) comme le supposent Engel et Serrure (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 369) (PA 305-306).

* Guingamp (I, p. 58) (PA 307-308).

* Nantes (I, p. 58) (PA 309).

* Rennes (I, p. 58) où furent émises deux séries l'une avec le châtel au revers (PA 310-312) et l'autre avec la légende SCS MARTINVS et le châtel au droit (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 28).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe II, p. 75).

Monnayage des ducs (1213-1532) (I, p. 59)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions des ducs de Bretagne, sont complexes et nombreuses. Nous pourrions dire que pendant une première période, en gros jusqu'au milieu du quatorzième siècle, les émissions monétaires s'intégraient dans le cadre assez simple de la poursuite des émissions des comtes de Bretagne, c'est à dire avec un système basé sur le denier.

Avec les premiers événements militaires du quatorzième siècle qui marquèrent le début de la guerre de Cent Ans et les guerres de successions de Bretagne, les émissions monétaires devinrent à la fois plus nombreuses et plus diversifiées, en relation avec les besoins militaires (armes, fortifications, etc.) et le versement des soldes des mercenaires.

Avec la mort de Jean IV (1345-1399) et le début du quinzième siècle, cette tendance s'inversa et le nombre des types, des émissions, des ateliers et les quantités émises décrurent. Cette diminution se poursuivit durant tout le siècle. Les rapprochements entre la Bretagne et la Couronne, principalement marqués par le mariage de la duchesse Anne marquèrent la fin des émissions monétaires bretonnes.

Pierre Mauclerc (1213-1237) (I, p. 59)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de Pierre Mauclerc, qui doit être considéré comme un duc de Bretagne, furent effectuées dans les deux ateliers de Nantes et de Rennes. Trois types furent utilisés.

* Type avec le nom d'Etienne (PA 314-317).

* Un type anonyme au nom de Guingamp (PA 318-326).

* Un type anonyme avec nom de CASTRI GIGAMPI dont on ne peut savoir, pour lui comme ses successeurs, s'il s'agit de frappes effectuées à Guingamp ou reprenant un type qui s'immobilisa (PA 327-336).

Le PA 313 est sans doute un faux.

Jean Ier le Roux (1237-1286) (I, p. 62)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Jean le Roux (1237-1286) comprenaient plusieurs grands types monétaires qui ont dû être émis dans les ateliers de Nantes ou Rennes.

* Un type anonyme avec nom de CASTRI GIGAMPI reprenant les frappes de Pierre Mauclerc (frappes effectuées à Guingamp immobilisées ?) (PA 337-345).

* Les monnaies au revers BRITANNIE, portant la marque N de l'atelier de Nantes (PA 346-347).

* Les monnaies au revers BRITANNIE, portant la marque R de l'atelier de Rennes (PA 348). Connues que par une obole mal conservée, les frappes de cet atelier restent à confirmer.

* Les monnaies de l'atelier nouvellement créé à Vannes (PA 349-350), doubles deniers (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

* Des monnaies faisant référence à la Bretagne (PA 351-369).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 30).

Denier (Caron, E., 1898, "Denier de Jean Ier de Bretagne portant le titre de comte", Gazette numismatique française, p. 129-133).

Denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 33).

Obole (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Denier (Yvon, J., 1968, "Le trésor de Bouvron, les deniers à l'écu de Jean Ier de Bretagne", Revue numismatique, p. 236-249).

Jean II (1286-1305) (I, p. 67)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La numismatique des frappes de Jean II (1286-1305) reste en partie sujette à confusion avec celle de Jean I. Certaines pièces de Jean II (1286-1305) sont réattribuées à Jean I (1237-1286) (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112). Il est vrai que des frappes de Jean II s'inscrivaient dans la suite des émissions de son prédécesseur:

* Un type anonyme avec nom de CASTRI GIGAMPI (frappes effectuées à Guingamp immobilisées ?) (PA 370-372).

* Les monnaies au revers BRITANNIE, portant diverses lettres telles que R, h, I, B. Bigot, Poey d'Avant et à sa suite Caron dans ses premiers travaux ont tenté de lire les marques comme celles d'ateliers monétaires (R pour Rennes, h pour Hennebon Caron p 30, I pour Jugon PA 378, B pour Saint-Brieuc PA 373-377).

* Des monnaies faisant référence à la Bretagne (PA 379-386).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 30).

Obole (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Arthur II (1305-1312) (I, p. 69)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes d'Arthur II (1305-1312) comprenaient:

* Un type anonyme avec nom de CASTRI GIGAMPI (frappes effectuées à Guingamp immobilisées ?) (PA 387-388). Ce furent les dernières frappes à ce type.

* Les monnaies au droit BRITANNIE, portant la lettre N interprétée comme la marque de Nantes (PA 389-398), ou sans marque d'atelier (anonyme ou oubli ?) (PA 399) où Arthur II portait le titre de comte de Richemond.

Jean III (1312-1341) (I, p. 71)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Jean III (1312-1341) ne différaient guère de celles d'Arthur II (1305-1312). On remarque toutefois l'abandon du type anonyme avec nom de CASTRI GIGAMPI (frappes effectuées à Guingamp immobilisées ?) qui avait été utilisé de Pierre Mauclerc à Arthur II, soit de 1213 à 1312. Les émissions de Jean III (1312-1341) étaient organisées autour de deux types et de plusieurs ateliers:

* Les monnaies au BRITANNIE émises dans plusieurs ateliers:

            - Evran (marque E) (PA 402-404).

            - Guingamp (marque G) (PA 405).

            - Nantes (marque N) (PA 406-408, 412-413).

            - Atelier inconnu (PA 414).

* Les monnaies en tant que comte de Richemont émises dans plusieurs ateliers:

            - Evran (marque E) (PA 400-401).

            - Nantes (marque N) (PA 409-411).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Double denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 32; p. 395, Caron restitue cette monnaie à Yolande de Flandre, comtesse de Bar).

Piéfort (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 32).

Jean dit Le Captif (1341-1345)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Jean dit Le Captif (1341-1345) passa son règne enfermé dans la Tour du Louvre. Il est convenu de lui attribuer quelques séries de monnaies, en particulier celles avec la marque NA-NT ou BR-IT en champ qui désigneraient de façon assez évidente les ateliers de Nantes et la Bretagne (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 993).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lecoq-Kerneven, J., 1868-1872, "Monnayage de Jean IV dit le Captif, duc de Bretagne, premier compétiteur de Charles de Blois, étude historique sur le numismatique bretonne", Annuaire de la société française de numismatique, p. 149-161.

Deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 32).

Charles de Blois (1341-1347/1364) (I, p. 73)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Charles de Blois (1341-1347/1364) marquèrent une rupture complète avec les frappes des autres ducs de Bretagne. A l'homogénéité des frappes antérieures succèda une hétérogénéité, conséquence du développement de la pratique des frappes imitatives. Les ateliers se mirent, en effet, à reproduire la presque totalité des émissions françaises et flamandes en n'en modifiant que quelques détails et en utilisant un métal de moindre qualité. Le nombre des types augmenta, citons,

- Les monnaies d'or telles que royal, franc.

- Les pièces d'argent comme le gros tournois, le gros blanc (lis épanoui, semis de fleurs de lis, trois lis sous couronne; légende bilinéaire, trilinéaires, etc.), le demi gros blanc reprenant les types précédents.

- Les doubles de billon (moucheture d'hermine, lis épanoui, trois lis sous couronne, etc.) avec diverses légendes, les blancs à la couronne de divers types, les deniers divers.

Il fut fait prisonnier par les Anglais en 1347 et enfermé dans la Tour de Londres. Ses émissions furent effectuées dans plusieurs ateliers: Aurai (I, p. 73, PA 415), Saint-Brieuc (I, p. 73, PA 416), Dinan (I, p. 74, PA 417), Guingamp (I, p. 74, PA 418-425), Nantes (I, p. 75, PA 426-443), Rennes (I, p. 77, PA 444-462), mais également d'autres ateliers encore inconnus (I, p. 79, PA 463-552). Les recherches numismatiques ont permis de découvrir de nombreux nouveaux types ou de très nombreuses variétés. Il est évident qu'un travail de longue haleine sur les émissions de ce duc est encore attendu.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Piéfort (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 34-37).

Gros tournois (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 34-37).

Double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 34-37).

Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 34-37).

Piéfort du double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 34-37).

Double (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Denier (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Franc à cheval (Caron, E., 1895-1896, "Franc à cheval inédit de Charles de Blois, duc de Bretagne (1341-1364)", Bulletin de numismatique, p. 41-45).

Gros tournois (Procès verbaux de la société française de numismatique, 1904, p. ii).

Franc à cheval (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 59).

Denier de Nantes (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 72).

Demi-blanc (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Denier PA 4778 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Denier (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Gros tournois (Dumas, F., 1963, "Gros à la couronne de Charles de Blois", Bulletin de la société française de numismatique, p. 312; Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Denier (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Double (Duplessy, J., 1966, "Double breton inédit, sans nom de duc (vers 1360)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 76-77).

Demi-gros (Moesgaard, J. C., 1995, "Un demi-gros hybride de Charles de Blois, duc de Bretagne: la datation du double tournois du 9e type de Jean le Bon", Bulletin de la société française de numismatique, p. 1035).

Piéfort du gros aux trois lis (De La Perrière, P., 1980, "Deux piéforts bretons inédits", Bulletin de la société française de numismatique, p. 680).

Jean IV de Montfort (1345-1399), 1ère série (1345-1364) (I, p. 90), 2e série (1364-1399) (I, p. 103).

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Fils de Jean le Captif il entra en guerre contre Charles de Blois dès 1345. Les émissions du règne de Jean IV (1345-1399) furent sans doute les plus importantes de toutes les frappes bretonnes. On ne sera donc pas étonné que la liste des nouveautés soit particulièrement longue. Ses frappes sont généralement scindées en deux groupes, l'un correspondant aux frappes contemporaines de la guerre contre Charles de Bois (1345-1364), et les autres postérieures à la mort de Charles (1364-1399). On rencontre parmi ces frappes.

- Des monnaies d'or, franc à cheval.

- Des monnaies d'argent, gros tournois de plusieurs types, gros de Brest, gros à la queue,

- Des monnaies de bas billon, avec le lion de Montfort, le lion de Flandre, à l'écu heaumé, écu penché, etc.,

- Des blancs à la fleur de lis, de donne, l'écu imité du guénar.

- D'innombrables doubles et deniers noirs.

Comme sous le règne antérieur, les frappes de Jean IV de Montfort (1345-1399), imitaient les diverses productions royales françaises ou étrangères. Ces types étaient parfois repris de façon plus ou moins complète, soit transformé et adoptés aux habitudes locales (lieux, légendes, etc.).

Cette augmentation des types monétaires et des imitations alla de pair avec une croissance des ateliers parmi lesquels Brest, Dinan (PA 654), Guérande (PA 553-566), Jugon (PA 655-656), Nantes (PA 584-592, 657-756), Quimperlé (PA 567-583), Rennes (PA 593-596, 758-855), Vannes (PA 597-613, 856-921). D'autres ateliers sont plus contestés, comme Ploermel (?) (PA 757), tandis que d'autres ne sont pas localisés dans l'oeuvre de Poey d'Avant (PA 614-653, 922-945).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chauffier, L., 1867, "Monnaies baronales inédites", Revue numismatique, p. 135-144.

Chauffier, L., 1869-1870, "Monnaies inédites de Jean IV", Revue numismatique, p. 194-220.

Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 38-40).

Double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 38-40).

Demi-gros (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Macé, 1926, "La monnaie forte de Jean IV de Bretagne", Revue numismatique, p. 162-168.

Duplessy, J., 1962, "Les monnaies de Jean IV de Bretagne avec le titre de comte de Richemont", Bulletin de la société française de numismatique, p. 189-190.

Gros tournois PA 5719, restitué à Jean IV de Bretagne (De Marchéville, 1891, "Restitution d'un gros tournois à Jean IV, duc de Bretagne", Revue numismatique, p. 209-214).

Gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 86).

Denier PA 386 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Demi-gros esterlin Caron III, 13 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Gros blanc à la couronne (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Blanc à la couronne (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Double tournois (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Double (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Florin et double-florin: étude des types (Dhénin, M., 1973, "Florin et double-florin de Bretagne", Revue numismatique, p; 190-215).

Demi-gros au lion (Duplessy, J., 1990, "Demi-gros au lion de Jean IV, duc de Bretagne (1345-1399) (inédit)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 821-822).

Guérande, première série 1345-1364 (I, p. 90).

Double parisis (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Demi-gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Blanc imité du guénar (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Double (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 104).

Quimperlé, première série 1345-1364 (I, p. 91).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Gros (Guibourg, E., 1959, "Monnaie de Magnence trouvée à Esquibien, Gros de Quimperlé", Bulletin de la société française de numismatique, p. 320).

Nantes, première série 1345-1364 (I, p. 94), deuxième série 1364-1399 (I, p. 104).

Rennes, première série 1345-1364 (I, p. 95).

Vannes, première série 1345-1364 (I, p. 95), deuxième série 1364-1399 (I, p. 125).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40).

Gros de Vannes (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Atelier inconnu, première série 1345-1364 (I, p. 98), deuxième série 1364-1399 (I, p. 132).

Dinan, deuxième série 1364-1399 (I, p. 103).

Jugon, deuxième série 1364-1399 (I, p. 103).

Gros à l'écu heaumé (Yvon, J., 1959, "Le cabinet des médailles de Rennes, monnaies inédites ou peu connues de Bretagne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 317-318).

Ploermel, deuxième série 1364-1399 (I, p. 114).

Rennes, deuxième série 1364-1399 (I, p. 114).

<Brest>.

Sur l'atelier: (Guibourg, E., 1962, "L'atelier de Brest sous Jean IV et Jean V" Bulletin de la société française de numismatique, p. 178).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 40-44).

Charles V (1374) (I, p. 136)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Charles V (1374) furent particulièrement brèves. Elles eurent lieu pendant l'exil à Londres de Jean IV de Montfort de 1370 à 1380 (PA 946).

Jean V (1399-1442) (I, p. 136)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de Jean V (1399-1442) sont parfois difficiles à distinguer de celles de son père Jean IV de Montfort (1345-1399). Ces émissions se caractérisaient toutefois par une très nette décroissance du nombre des types monétaires: ce fut une période de reflux après la trop forte croissance des signes monétaires caractérisant les ducs précédents. Malgré tout, les espèces frappées étaient nombreuses, dans les trois métaux.

Les ateliers étaient tout aussi nombreux: Dinan (I, p. 136, PA 947-955), Fougères (I, p. 137, PA 956-958), Morlaix (I, p. 138, PA 959-971), Nantes (I, p. 139, PA 972-1056), Redon (I, p. 149, PA 1057-1058), Rennes (I, p. 149, PA 1059-1118), Vannes (I, p. 156, PA 1119-1149), et autres séries pas attribuées à des ateliers précis (I, p. 159, PA 1150-1186), mais l'introduction de nombreuses marques secrètes (généralement des annelets) sous certaines lettres de la légende met en lumière un important développement des contrôles sur les productions monétaires.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 56-59).

Cavalier d'or de Rennes (Bronfenbrener, A., Dhénin, M., 1972, "Monnaie bretonne inédite", Bulletin de la société française de numismatique, p. 139).

Florin et double-florin: étude des types (Dhénin, M., 1973, "Florin et double-florin de Bretagne", Revue numismatique, p; 190-215).

François Ier (1442-1450) (I, p. 164) ou François II (1458-1488) (I, p. 172)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La tendance que nous avions remarquée au cours des frappes du duc Jean V (1399-1442) se poursuivit sous le règne de François Ier (1442-1450). La simplification des types monétaires limita l'éventail des productions ducales: écu d'or, blanc, demi-blanc, double et denier composaient désormais la production habituelle.

Il en est de même avec les ateliers monétaires dont le nombre ne cessa de décroître: Brest, Morlaix (I, p. 164, PA 1187), Nantes (I, p. 164, PA 1188-1193), et Rennes (I, p. 165, PA 1194-1238) et des frappes non attribuées à des ateliers par Poey d'Avant (PA 1239, 1364-1365).

Il est presque impossible de distinguer la production des deux ducs François qui furent effectuées à Morlais (I, p. 172, PA 1255), Nantes (I, p. 172, PA 1256-1306), Rennes (I, p. 178, PA 1307-1361), Vannes (I, p. 183, PA 1362-1363), Jugon. De ce dernier nous connaissons des écus d'or au cavalier, gros à l'écusson, blanc à la targe, doubles et deniers à l'hermine.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Demi-cavalier (Caron, E., 1898, "un demi-cavalier d'or de François, duc de Bretagne", Gazette numismatique française, p. 57-60).

Ecu d'or (Procès verbaux de la société française de numismatique, 1904, p. L).

Denier PA 1237 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Blanc à la targe de huit mouchetures émis par François II à Jugon (Yvon, J., 1959, "Le cabinet des médailles de Rennes, monnaies inédites ou peu connues de Bretagne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 317-318).

Sur l'atelier de Brest: Guibourg, E., 1962, "L'atelier de Brest sous Jean IV et Jean V" Bulletin de la société française de numismatique, p. 178.

Pierre II (1450-1457) (I, p. 170)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: De Pierre II (1450-1457), ne sont connus que des doubles et des deniers de billon produits par les ateliers de Nantes (I, p. 170, PA 1240-1244), et de Rennes (I, p. 170, PA 1245-1247).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Denier PA 1246 (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Arthur III (1457-1458) (I, p.171)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: D'Arthur III (1457-1458), ne sont connus que des doubles et des deniers de billon produits par les ateliers de Nantes (I, p. 171, PA 1248-1249), Rennes (I, p. 171, 1250-1254).

François II (1458-1488) (I, p. 172)

Pour François II, voir le texte de François Ier plus haut.

Anne, duchesse (1488-1491) (I, p. 184), duchesse et reine (1491-1499) (I, p. 188)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La duchesse Anne succéda à son père et n'émit guère que des gros de billon. Les ateliers de Nantes (I, p. 184, PA 1366-1379) et de Rennes (I, p. 184, PA 1380-1397) les frappèrent. Après son mariage avec le roi Charles VIII, Anne devint duchesse et reine (1491-1499) et les émissions se poursuivirent dans les deux ateliers de Nantes (I, p. 188, PA 1398-1406) et Rennes (I, p. 190, PA 1407-1415).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 60).

Cadière (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 60).

Louis XII (1498-1515) (I, p. 191)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions se poursuivirent dans les ateliers de Nantes (I, p. 191, PA 1416-1417) et de Rennes (I, p. 191, PA 1418-1423) sous le règne de Louis XII (1498-1515), roi de France.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Demi-écu (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 60-61).

Grand blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 61).

Blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 61).

François Ier (1515-1547) (I, p. 192)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions se poursuivirent dans les ateliers de Nantes (I, p. 192, PA 1424-1425) et de Rennes (I, p. 192, PA 1426-1427) sous le règne de François Ier (1515-1547), roi de France. Le duché fut définitivement réuni à la couronne en 1532.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 61).

Comté de Penthièvre (I, p. 192)

Penthièvre <Guingamp, Quimperlé> (1034-1062) (I, p. 192)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions des comtes de Penthièvre sans indication de lieu relèvaient davantage des frappes de l'atelier de Rennes que de l'atelier de Guingamp où les situèrent Poey d'Avant (p. 193-194) et Engel-Serrure (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 382). Il s'agit, en l'occurrence des émissions de Eudon de Penthièvre (1034-1062) lorsqu'il était tuteur de Conan II (1062-1066). Il fit frapper à Quimperlé quelques séries clairement identifiées par la marque + QVIMPERLI (Caron). Les autres émissions étaient aux noms de.

* Etienne I (1093-1138) (PA 1430-1449).

* Philippe Auguste (1180-1223) (PA 307-308, voir plus haut).

* Pierre Mauclerc (1213-1237) (PA 314-326).

* Alain de Goello (1184-1212) (PA 1450-1456).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 382.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe II, p. 75).

Eudon de Penthièvre (1034-1062): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 61-62).

Etienne I (1093-1138): denier STEPHANVS COMES, DVX BRITANIE (trésor de Rheu, Duplessy, J., 1985, Les trésors monétaires médiévaux et modernes découverts en France, Paris, 276).

Comté d'Anjou (I, p. 198)

Anjou <Angers> (carolingien, 987-1319) (I, p. 198)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires carolingiennes d'Anjou (Angers) prirent la suite des frappes mérovingiennes dès le huitième siècle. Elles se poursuivirent au neuvième siècle, puis au début du dixième siècle, jusqu'à Charles le Simple (898-929) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 40-46).

Poey d'Avant considèra que quelques deniers au nom d'Eudes (887-888) ont peut-être été frappés au milieu du dixième siècle (PA 1457-1458). En réalité, ces frappes ne se rencontrent que dans les trésors du tout début du dixième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 44-45). Les deniers (PA 1457-1458) appartiennent aux frappes du début dixième siècle. Donc, il est très vraisemblable que les frappes aient été suspendues après 929.

Les émissions féodales débutèrent avec Foulques Nerra (987-1040). Les nouveaux deniers reprirent les types carolingiens, mais le monogramme royal fut remplacé par le monogramme de Foulques (PA 1459-1466).

Le type de Foulques Nerra (987-1040) fut pratiquement immobilisé sous ses successeurs. Geoffroi II (1040-1060) reprit le monogramme, mais ajouta aux bras de la croix un a et un w qui furent la caractéristique des émissions d'Anjou jusqu'au treizième siècle (PA 1467-1490).

Engel et Serrure dressèrent la liste des comtes qui utilisèrent le type de Foulques ou de Geoffroi: Foulques IV le Rechin (1060-1109), Foulques V le Jeune (1109-1129), Geoffroi V Plantagenet (1129-1151), Henri II d'Angleterre (1151-1168), Henri Court Mantel (1168-1189), Richard Coeur de Lion (1189-1190), Jean sans Terre et Arthur (1199) (PA 1491-1514) (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 390).

La série ne fut interrompue que par les émissions de Geoffroi V Plantagenet (1129-1151) avec un type portant le nom du comte, si toutefois l'attribution de Poey d'Avant est correcte (PA 1515-1516).

Tous les auteurs sont cependant d'accord pour penser que Charles Ier (1246-1285) utilisa le type de Foulques Nerra dans la première partie de son règne. Il poursuivit ses émissions en faisant graver son nom CAROLVS COMES (PA 1517-1523). Charles Ier devenu roi de Sicile en 1266, la légende mentionna cette modification en portant REX SICILIE (PA 1524-1532).

Charles II (1285-1290) reprit en partie les types primitifs de Charles Ier (PA 1533-1541), mais en associant une ou deux clefs avec un ou des lis. Il en fut certainement de même avec Charles III (1290-1325). En effet, les monnaies d'Anjou sont encore mentionnées dans les textes du début du quatorzième siècle, en particulier dans l'ordonnance de 1315.

Le roi Philippe V (1316-1322) racheta à Charles III le droit de monnaie en 1319.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Godard-Faultrier, V., 1865, "Numismatique de l'Anjou", Mémoires de la société d'agriculture sciences et arts d'Angers.

De Barthélémy, A., 1876, "Apurement des comptes de la monnaie d'or fabriquée à Angers, du 25 novembre 1331 au 1er décembre 1333 et à Montreuil-Bonnin, du 1er mars 1337 au 21 février 1346", Mémoires de la société des archives du Poitou.

De Barthélémy, A., 1876, Apurement des comptes de la monnaie d'or fabriquée à Angers, du 25 novembre 1331 au 1er décembre 1333 et à Montreuil-Bonnin, du 1er mars 1337 au 21 février 1346, Poitiers.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 389-391.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 72-74.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 62-63).

Foulques Nerra (987-1040): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 63).

Geoffroi II (1040-1060) ou Geoffroi III (1060-1069): De Barthélémy, A., 1847, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 181-195.

Geoffroi II (1040-1060) ou Geoffroi III (1060-1069): obole type PA 1847 (Duplessy, J., 1985, "Le trésor de Saulges (Mayenne)", Trésors monétaires, p. 123-127).

Foulques IV le Rechin (1060 ?-1109): denier (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Charles Ier (1246-1285): piéfort du denier (De La Perrière, P., Dhénin, M., 1975, "Piéfort inédit d'un denier de Charles Ier d'Anjou", Bulletin de la société française de numismatique, p. 862).

Charles II (1285-1290): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 64).

Abbaye de Saumur <Abbaye de Saint-Florent-lès-Saumur> (950-1026) (I, p. 209)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes monétaires de l'abbaye de Saint-Florent-lès-Saumur semblent n'avoir été que très ponctuelles (PA 1542).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 392.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 75

Comté du Maine (I, p. 210)

Le Mans (carolingien, dixième siècle-1317) (I, p. 210)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier du Mans fonctionna durant toute la période carolingienne. Les dernières émissions portèrent le nom de Raoul (923-936) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 172-173).

Les frappes féodales débutèrent à la fin du dixième siècle ou au début du onzième siècle par des types inspirés de la typologie carolingienne, mais présentant 4 temples en croix (PA 1543-1545).

Le type s'individualisa avec les frappes de Herbert I Eveille Chien (1015-1036) qui adopta le type classique de la croix avec l'a et l'w typiques de l'Anjou (voir plus haut) (PA 1546-1549). Ce type devint le type classique des émissions du Mans, sans doute jusqu'au treizième siècle sans qu'il soit possible de distinguer les diverses émissions des divers comtes (PA 1550-1598).

Avec Charles Ier d'Anjou (1246-1285), des types nouveaux apparurent.

- Les monnaies portent directement la mention des titres de Charles, comte de Provence (COMES PROVINCIE), avec la référence au roi Louis VIII son père (FILI REGIS FRANCIE) (PA 1602-1603; les PA 1604-1605 ont été frappés en Provence).

- Le monogramme d'Herbert se transforma en sorte de E avec fleur de lis, puis en couronne, accompagnés de la mention de roi de Sicile CAROL REX SICILIE postérieure à 1266 (PA 1599-1601).

Enfin, la dénomination de l'espèce est précisée par la mention anjevin double (PA 1602-1603).

Les frappes se poursuivirent avec les émissions de Charles III de Valois (1290-1317) (PA 1606-1615). Les émissions mansoises furent citées dans les divers textes réglementaires du début du quatorzième siècle. Les frappes ne semblent pas avoir dépassé cette période.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1837, "Notes pour servir à l'histoire monétaire des provinces de France, I, Monnaie du Mans", Revue numismatique, p. 37-56.

Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Etampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Hucher, E., 1845, "Essai sur les monnaies frappées dans le Maine", Mémoires de l'Institut des provinces, p. 679 suivantes.

Hucher, E., 1846, "Monnaies françaises, I Supplément à l'essai sur les monnaies frappées dans le Maine", Revue numismatique, p. 678-183.

Hucher, E., 1848, "Second supplément à l'essai sur les monnaies frappées dans le Maine", Revue numismatique, p. 340-388.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 392-393.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 289-291.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Charles de Valois (1290-1317): piéfort d'argent du double coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 66).

Touraine (I, p. 219)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de la Touraine furent parmi les frappes les plus importantes de l'époque mérovingienne et carolingienne. Les émissions finirent par donner leur nom à un système de monnaies de compte qui prit une telle ampleur qu'il s'imposa comme le système de référence en France.

A l'époque carolingienne, les émissions étaient le produit des frappes effectuées dans la cité de Tours (au moins jusqu'à Robert, 922-923) et de celles effectuées dans la basilique Saint-Martin, située près de la cité (au moins jusqu'à Charles le Chauve, émissions de 840-864). A côté de ces deux grands centres, d'autres établissements religieux émettaient. Ce fut le cas de Saint-Maurice et de Sainte-Mir... à Tours. Dans ces deux derniers cas, il semble que les espèces frappées aux noms de ces deux établissements aient été produites dans les ateliers de la cité (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 241-245).

Tours (carolingien) (I, p. 219)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les monnaies PA 1616-1618 sont des types carolingiens de Robert (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 1045-1046).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 364-365.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe II, p. 74).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces du denier tournois, de la livre tournois, du gros tournois).

Abbaye de Saint-Martin de Tours (onzième siècle-1223) (I, p. 220)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions carolingiennes de Saint-Martin de Tours ne dépassèrent pas la fin du neuvième siècle. La monnaie PA 1619 est encore un denier carolingien (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 1053).

Dès le dixième siècle, les types évoluèrent et l'établissement religieux créa sa propre iconographie. Elle rassemblait plusieurs grands types:

- Le denier au buste (PA 1620-1621), monnayage exceptionnel resté sans suite sous cette première forme, mais donnant naissance au type bléso-chartrain.

- Le denier au temple carolingien avec la légende SCS MARTINVS au revers TVRONVS CIVITAS. C'est là le type le plus classique. Le temple en évoluant donna naissance au châtel tournois des monnaies royales. Ces émissions comprennent de très nombreuses variantes tant dans l'iconographie que dans les légendes ou leur ponctuation (PA 1622-1652).

Les dernières émissions féodales furent le fait de Philippe Auguste (1214-1223) qui fit encore frapper des deniers au revers SCS MARTINVS (PA 1653-1665), reprenant la typologie traditionnelle. Il introduisit le type royal classique avec le revers TVRONVS CIVI (ou CIVIS), frappe qui relèvait alors uniquement des émissions monétaires royales. Ce type fut poursuivi par ses successeurs.

Le PA 1666 reste à confirmer.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 393-394, 992.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 365-367.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe II, p. 73).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 66-68).

<Loches (onzième siècle)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le type découvert par Gariel daté du onzième siècle et attribué à Loches reste à confirmer. Il serait utile d'en découvrir d'autres exemplaires.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 394.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 364-365.

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 68-69).

Anonymes: deniers (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 394).

Chinon (I, p. 225)

Chinon (carolingien) (I, p. 226)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Chinon remontent pour une large partie aux derniers Carolingiens. Les émissions de la ville apparurent vers le début du dixième siècle avec les types de Charles le Simple (898-929). Dès Louis IV (936-954), le droit des espèces s'orna d'un buste. Ces frappes durèrent au moins jusqu'à Lothaire (954-986) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 317-320). Ce sont peut-être ces émissions qui donnèrent naissance au type chinonais ou type bléso-chartrain, caractérisé par un buste déformé au droit et une croix au revers. Les PA 1672-1676 relèvent des frappes carolingiennes.

Chinon-Tours (dixième ou onzième siècle) (I, p. 227)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes associant un droit TVRONES CIVITAS croix et CAINONI CASTRO monogramme débutèrent sans doute au début du dixième siècle (PA 1667-1668). On peut tirer argument de la frappe à Chartres de types similaires sous le règne des Carolingiens par le comte local Thibaut le Tricheur (957/60-975). Plus probante est la présence de ce type monétaire dans deux trésors du tout début du dixième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 321).

En même temps, la frappe à Chinon des types carolingiens au nom de Louis V (936-954), puis de Lothaire (954-986) avec le buste au droit dut se répercuter sur le type Chinon-Tours en introduisant le buste sur les monnaies des émissions locales.

Ainsi la fusion des deux types de droit put-elle donner naissance à un type alliant le buste de Chinon et la légende de Chinon-Tours (PA 1669-1671).

Nous pouvons donc distinguer plusieurs phases dans ces frappes.

                                                         Chinon                                        Chinon-Tours.

Charles le Simple (898-929)       DEI GRATIA REX/CAINONI        TVRONES/CAINONI ?.

Louis IV (936-954)                             buste/croix                             TVRONES/CAINONI.

Lothaire (954-986)                             buste/croix                        buste TVRON/CAINONI.

Un tel schéma permet de mieux mettre en évidence le développement du type bléso-chartrain dans le courant du dixième siècle. Des monnaies de Louis IV furent découvertes dans le trésor de Fécamp, ce qui confirme le caractère ancien de cette évolution.

Le type bléso-chartrain fut émis par toute une série de cités du Val-de-Loire durant les onzième-treizième siècles.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 367.

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 69-70).

Type chinonais <bléso-chartrain> (onzième-treizième siècles) (I, p. 227)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'évolution du type dit chinonais ou bléso-chartrain a fait l'objet de plusieurs études. Nous y ferons référence en temps et lieux utiles. Citons quelques notes de synthèse.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur quelques monnaies des Xe et XIe siècles frappées à Senlis, Chinon, Orléans, Etampes, le Mans, et Cateau-Cambrésis", Revue numismatique, p. 431-440.

Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 394-397.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 367.

De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Comté de Blois (I, p. 229)

Blois (dixième siècle-1328) (I, p. 229)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La ville de Blois frappa monnaie sous les Carolingiens, pendant tout le neuvième siècle et une grande partie du dixième siècle. Les dernières frappes furent effectuées au nom de Robert (922-923) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 114-115).

Très rapidement, les émissions royales carolingiennes le cédèrent au type chartrain ou bléso-chartrain, la dénomination importe peu. Le type à la tête apparut, comme dans tous les ateliers similaires au cours du dixième siècle, les découvertes de trésors, comme celui de Fécamp le montre aisément.

Ce type connut un succès d'autant plus important que les comtés de Blois et de Chartres appartenaient au même comte, du moins du début du règne d'Eudes Ier (978-995) à la mort de Thibaut VI (1205-1218).

A sa mort, en 1218, les deux comtés se séparèrent sauf pendant une vingtaine d'années où les deux comtés se réunirent à nouveau, de 1269 jusqu'en 1292.

Le type bléso-chartrain fut donc émis pendant une longue période allant au moins du onzième siècle au treizième siècle (PA 1677-1704).

Le renouveau à Blois s'effectua avec les nouvelles émissions de Jean de Châtillon (1241-1279) qui choisit d'imiter les frappes au châtel tournois de Louis IX (PA 1705-1706). Cette imitation de la monnaie royale fut interdite par Louis IX en 1262.

Les comtes en revinrent alors au type bléso-chartrain mais prirent l'habitude de faire figurer leur nom au droit des monnaies, à proximité du buste.

Ce fut le cas des monnaies de Jeanne de Châtillon (1279-1292) (PA 1707-1711), puis de celles de Hugues de Châtillon (1292-1307) (PA 1712-1716), Gui de Châtillon (1307-1342) (PA 1717-1723) qui d'une manière ou une autre firent graver leurs noms sur le type traditionnel.

Les monnaies de Blois furent mentionnées dans l'ordonnance de 1315. En 1328, le roi racheta l'atelier monétaire à Gui de Châtillon (1307-1342).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1833, "Essai sur les monnaies chartraines frappées par les comtes de Chartres et de Blois jusqu'au XVe siècle et sur quelques autres pièces qui ont à peu près le même type", Annales de la société d'agriculture sciences arts et belles lettres de Tours.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 394-397.

Blanchet, A., 1901, Revue numismatique, p. 526.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 314-316.

Werner, K. F., 1980, "L'acquisition par la maison de Blois des comtés de Chartres et de Châteaudun", Mélanges J. Lafaurie, Paris, p. 265-272.

Vallas, M., 1983, "La numismatique Blésoise", Mémoire de la société des sciences et lettres du Loir-et-Cher, p. 75-79.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Bompaire, M., 1984, "La monnaie comtale de Blois au début du XIVe siècle", Bulletin de la société française de numismatique, p. 460-464.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 70-71).

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): piéfort du denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 70-71).

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes ou Thibaud de Tours (?-942): denier (Crinon, P., 1993, "A propos de deniers inédits de Blois (Xe siècle): le monnayage à la tête dans les domaines de Thibaud de Tours et Thibaud Ier (durant les deux premiers tiers du Xe s.)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 467-472).

Anonymes ou Thibaut le Tricheur (942-978): denier (De Longpérier-Grimoard, A., 1859, "Denier de Blois frappé au Xe siècle", Revue numismatique, p. 242-244).

Anonymes ou Thibaut le Tricheur (942-978): denier (Hucher, E., 1868, "Denier de Blois du Xe siècle découvert au Mans", Revue numismatique, p. 135-136).

Anonymes ou Thibaut le Tricheur (942-978): étude des frappes (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Anonymes ou Thibaut le Tricheur (942-978): étude des émissions (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 204-205).

Anonymes ou Thibaud le Tricheur (942-978): denier (Crinon, P., 1993, "A propos de deniers inédits de Blois (Xe siècle): le monnayage à la tête dans les domaines de Thibaud de Tours et Thibaud Ier (durant les deux premiers tiers du Xe s.)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 467-472).

Gui de Châtillon (1307-1342): denier (D'Amécourt, R., 1890, "Un denier de Gui de Châtillon, comte de Blois", Annuaire de la société de numismatique, p. 337-338). 1307-1309 ?.

Gui de Châtillon (1307-1342): piéfort du denier PA 1720 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 396).

Gui de Châtillon (1307-1342): piéfort du denier PA 1717 (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 200).

Mont-Lavi (1307-1318) (I, p. 236)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le curieux denier mentionné par Poey d'Avant (PA 1724) émis par Gui de Châtillon (1307-1342) n'est connu que par la figure publiée en 1845. Un nouvel exemplaire serait le bienvenu.

Beaugency (I, p. 236)

Beaugency (carolingien, 942-978) (I, p. 236)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le denier de Beaugency est indubitablement carolingien, comme l'avait reconnu Caron (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 73-74) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 131) (PA 1725). Par contre, le denier de Thibaut le Tricheur (942-978) appartient parfaitement aux premières séries féodales (PA 1726).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 313.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Thibaut le Tricheur (942-978): Duchalais, J.-B., 1846, "Obole inédite de Thibault le Tricheur frappée à Beaugency", Revue numismatique, p. 344-356.

Comté de Chartres (I, p. 237)

Chartres (dixième siècle-1319) (I, p. 237)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La ville de Blois frappa monnaie sous les Carolingiens, pendant tout le neuvième siècle et une grande partie du dixième siècle. Les dernières frappes furent effectuées au nom de Raoul (923-936) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 130-132).

Les monnaies PA 1727-1728 et 1730 appartiennent à ces émissions carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 277, n° 284-285).

Dans un premier temps, le comte Thibaut le Tricheur (942-978) imita les monnaies carolingiennes en y faisant figurer son nom (PA 1729). Très rapidement, les émissions inspirées des types royaux carolingiens le cédèrent au type chartrain ou bléso-chartrain, la dénomination importe peu. Le type à la tête apparut, comme dans tous les ateliers similaires au cours du dixième siècle, les découvertes de trésors, comme celui de Fécamp le montre aisément.

Ce type connut un succès d'autant plus important que les comtes de Blois et de Chartes appartenaient au même comte, du moins du début du règne d'Eudes Ier (978-995) à la mort de Thibaut VI (1205-1218).

A sa mort, en 1218, les deux comtés se séparèrent sauf pendant une vingtaine d'années où les deux comtés se réunirent à nouveau, de 1269 jusqu'en 1292.

Le type bléso-chartrain fut donc émis pendant une longue période allant au moins du onzième siècle au treizième siècle (PA 1731-1744).

Le renouveau à Blois s'effectua avec les émissions de Jean de Châtillon (1241-1279) qui choisit d'imiter les frappes au châtel tournois de Louis IX (PA 1705-1706), mais ses successeurs en revenant au type bléso-chartrain prirent l'habitude de faire figurer leur nom. A Chartres, l'innovation fut apportée par Charles Ier de Valois (1293-1325) qui fit porter son nom du côté de la croix (PA 1745-1758).

La monnaie de Chartres fut rachetée par le roi en 1319.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1833, "Essai sur les monnaies chartraines frappées par les comtes de Chartres et de Blois jusqu'au XVe siècle et sur quelques autres pièces qui ont à peu près le même type", Annales de la société d'agriculture sciences arts et belles lettres de Tours.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 394-397.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 316-317.

Werner, K. F., 1980, "L'acquisition par la maison de Blois des comtés de Chartres et de Châteaudun", Mélanges J. Lafaurie, Paris, p. 265-272.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 74).

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes du dixième siècle: denier avec un S rétrograde et une + (PA 1677 suiv.) est antérieur au type sans marque du trésor du Puy (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Thibaut le Tricheur (942-978): les émissions anonymes au type à la tête déformée ont débuté à la suite de l'introduction du type à Blois par Thibaut le Tricheur (942-978). Elles furent par la suite reprises à Châteaudun, Romorantin et Chartres. Le type en fut imité dans de très nombreuses villes (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Thibaut le Tricheur (943-975/978): obole PA 1729 (Duplessy, J., 1964, "Acquisitions récentes du Cabinet des Médailles (monnaies françaises royales et féodales)", Revue numismatique, p. 129-135).

Thibaut le Vieux (?-957/960) ou Thibaut le Tricheur (957/960-975/978): étude des émissions (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 197-200).

Eudes Ier (975-996): deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 71-90).

Henri Ier de France (1031-1066): datation du type du trésor du Puy au type sans marque (PA 1677 suiv.) (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): piéfort (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 74).

Comté de Vendôme (I, p. 243)

Comté de Vendôme (dixième siècle-1320) (I, p. 243)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Vendôme s'inscrivirent dans la suite des frappes carolingiennes. Ces dernières s'arrêtèrent vers le règne de Robert Ier (922-923) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 252-253).

Une première série de frappes féodales se fit au nom de Bouchard Ier le Vieux ou le Vénérable (958-1012) qui utilisa d'abord le type carolingien (Caron, p. 3). Cette première série fut d'abord attribuée à Corbeil par Caron (1882), attribution contestée par Engel et Serrure. En réalité, ce denier ne peut ni appartenir aux émissions de Paris (où Bouchard signait avec son monogramme), ni à Corbeil où l'atelier n'aurait émis que pour cette émission. Il est donc plus plausible de penser que ces frappes ont été produites à Vendôme. Bouchard aurait donc commencé ses émissions par une imitation du type carolingien (Caron), puis par le type bléso-chartrain (Fécamp).

Après 1012, l'atelier émit au type chartrain ou bléso-chartrain. Le type en était le même que dans les autres ateliers si ce n'est la présence d'un croissant ou de quelques ornements décoratifs. La marque de l'atelier apparaît du côté de la croix, avec des orthographes variées (PA 1759-1790).

A peu près au même moment que dans les autres ateliers, c'est à dire au treizième siècle, des marques particulières apparurent permettant d'individualiser les différents comtes. Ainsi, Jean III (1207-1218) fit marquer son nom de façon complète ou abrégée (PA 1791-1793). Sous son règne le type évolua pour imiter le type royal du châtel tournois (PA 1794-1798).

Sous Jean IV (1218-1239), les imitations du châtel tournois se poursuivirent, mais les décors des châtels évoluèrent lentement (PA 1799-1805).

Les émissions de Pierre de Montoire (1239-1249) (PA 1806-1809), celles de Bouchard V (1249-1271) (PA 1810-1814), de Jean V (1271-1315) (PA 1815-1818) et de Bouchard VI (1315-1354) (PA 1819-1821) s'inscrivirent dans cette logique, en faisant graver des châtels tournois plus ou moins différents les uns des autres.

Les droits monétaires auraient été vendus par Bouchard VI (1315-1354) au roi en 1320.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chautard, J., 1888, "Deux jetons inédits de César, duc de Vendôme", Bulletin de la société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377, 397-398.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 322-324.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Bouchard Ier le Vieux (958-1012): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 3).

Bouchard Ier le Vieux (958-1012): l'attribution de Caron est contestée (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 377).

Bouchard le Vénérable (958-1012): deniers bléso-chartrain (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 210).

Bouchard le Vénérable (958-1012): denier dont l'attribution est maintenue à Corbeil (Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles, n° 48).

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1892, "Attribution d'un denier au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 109-110.

Type bléso-chartrain: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 74-75).

Dixième siècle: denier (Merson, R.A., 1986, "Quelques monnaies rares de Châteaudun et de Vendôme", Bulletin de la société française de numismatique, p. 66-67).

Dixième siècle: denier (Duplessy, J., 1989, "Deniers de Vendôme inédits du dixième siècle ", Bulletin de la société française de numismatique, p. 558-559).

Jean III (1207-1218): denier PA 1785 variété (Revue numismatique, 1903, p. 291).

Jean III (1207-1218): piéfort (Lafolie, P., 1957, Bulletin de la société française de numismatique, p. 115).

Pierre de Montoire (1239-1249): De Barthélémy, A., 1843, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 384-406.

Hybride Raoul de Clermont de Châteaudun (1259) et Jean V de Vendôme (1271-1315): denier (Merson, R.A., 1986, "Quelques monnaies rares de Châteaudun et de Vendôme", Bulletin de la société française de numismatique, p. 66-67).

Vicomté de Châteaudun (I, p. 250)

Vicomté de Châteaudun (onzième siècle-1315) (I, p. 250)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Châteaudun émit sous les Carolingiens, aux neuvième et dixième siècles, jusqu'au règne de Raoul (923-936) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 291-300).

Comme dans les autres ateliers de la région, le type chartrain apparut sous une forme immobilisée, sans doute dans le courant du onzième siècle, puisque les types intermédiaires copiés des deniers carolingiens ne s'y rencontrent pas (PA 1824-1853). Cette immobilisation dura, comme dans les autres ateliers jusqu'au treizième siècle.

Les monnaies de Geoffroi IV (1215-1235) et Geoffroi V (1235-1259) forment un ensemble cohérent et difficile à séparer en fonction de critères chronologiques (PA 1854-1872). On peut toutefois les séparer en plusieurs groupes selon la présence de divers éléments iconographiques sans que nous ne soyons sûrs de la valeur chronologique de ce classement:

- Trois croissants dont un au centre (PA 1854-1857 Geoffroi IV).

- La tête chinonaise déformée avec deux parties évidées de part et d'autre (PA 1858-1864 Geoffroi IV).

- Le châtel tournois (PA 1865 Geoffroi V).

- Le châtel tournois avec fleur de lis (PA 1866-1872 Geoffroi V).

Sous Robert de Dreux (1253-1264) le type châtel au lis domina (PA 1873-1874), sauf quelques cas où le lis est remplacé par une croix (PA 1875). On connaît un denier d'un certain Simon (1264) qui est autrement inconnu (PA 1876).

Raoul de Clermont (1264-1290) en revint au châtel au lis classique dans cet atelier (PA 1877-1887). Avec Guillaume de Flandre (1291-1317), les émissions se poursuivirent en substituant un lion au lis dans le châtel (PA 1888).

La monnaie de Châteaudun est mentionnée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 398400.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 318-319.

Werner, K. F., 1980, "L'acquisition par la maison de Blois des comtés de Chartres et de Châteaudun", Mélanges J. Lafaurie, Paris, p. 265-272.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Type carolingien: denier (Crinon, P., 1993, "un denier inédit de Châteaudun du Xe siècle, les déformations du monogramme de Raoul (RFS et OFS)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 539-543).

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 77-78).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes: étude des émissions (Ponton d'Amécourt, Annuaire SFN, 1895; Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Thibaut le Tricheur (942-978): deniers anonymes (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 203).

Hybride Raoul de Clermont de Châteaudun et Jean V de Vendôme (1271-1315): denier (Merson, R.A., 1986, "Quelques monnaies rares de Châteaudun et de Vendôme", Bulletin de la société française de numismatique, p. 66-67).

Robert de Dreux (1253 ?): obole type PA 1875 (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1396).

Raoul de Clermont (1259 ?): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 78).

Robert de Dreux (1253-1264): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 396).

Robert de Dreux (1253-1264): obole (Merson, R.A., 1986, "Quelques monnaies rares de Châteaudun et de Vendôme", Bulletin de la société française de numismatique, p. 66-67).

Robert de Dreux (1253-1264): obole (Roche, J.-L., 1989, "Deux oboles inédites de Robert de Dreux, vicomte de Châteaudun (1253-1264) ", Bulletin de la société française de numismatique, p. 488-489).

Guillaume de Flandre (1317): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 78).

Guillaume de Flandre (1317): denier Caron p. 78 revu (Serrure, R., 1884-1885, "Les travaux de M. E. Caron sur les monnaies féodales françaises, quelques pièces inédites ou peu connues", Bulletin de numismatique, p. 90-104).

Comté de Romorantin (I, p. 259)

Comté de Romorantin <Mer> (douzième-treizième siècles) (I, p. 259)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Romorantin n'est pas connu pour des productions carolingiennes. Il semble qu'il n'ait été créé que pour les émissions des types bléso-chartrain (PA 1889-1894).

On connaît un denier attribué à Thibaud V, comte de Blois (1152-1191) (PA 1895-1896).

Il est donc possible de dater l'ensemble de la production du douzième siècle, au sens large. Compte-tenu des évolutions typologiques des types bléso-chartrain, il serait plus logique de penser que le denier appartient à Thibaud VI (1205-1218), période où les monnaies chartrain ajoutaient des noms de souverains à leurs types.

L'atelier de Mer est en fait celui de Romorantin: voir Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 322.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 80).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes: Les émissions anonymes au type à la tête déformée ont débuté à la suite de l'introduction du type à Blois par Thibaut le Tricheur (942-978). Elles furent par la suite reprises à Châteaudun, Romorantin et Chartres. Le type en fut imité dans de très nombreuses villes (Ponton d'Amécourt, Annuaire SFN, 1895) (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Château-du-Loir (I, p. 260)

Château-du-Loir (?) (I, p. 260)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Château-du-Loir doit être confondu avec celui de Châteaumeillant (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 80) (PA 1897).

Comté du Perche (I, p. 261)

Nogent-le-Rotrou (I, p. 262)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Voir Nogent le Roi (duché de France).

Comté du Perche (douzième-treizième siècles) (I, p. 262)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions du Perche débutèrent avec les émissions du type bléso-chartrain (PA 1899-1905). Elles se poursuivirent avec une émission de Jacques de Château Gontier en 1257 (PA 1906).

On peut donc penser que les émissions bléso-chartraines ont débuté assez tardivement au onzième siècle ou plus vraisemblablement au douzième siècle. L'évolution fut la même que dans tous les ateliers avec une différenciation des types au treizième siècle.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lecointre-Dupont, G., 1843, "Lettre sur l'histoire monétaire du Perche", Revue numismatique, p. 26-34.

Lecointre-Dupont, G., 1846, Lettres sur l'histoire monétaire de la Normandie et du Perche, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 400.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 321-322.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Type bléso-chartrain: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 79).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Comté, vicomté de Berri (I, p. 265)

Comté de Bourges (carolingien) (I, p. 266)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Bourges appartiennent toutes aux frappes carolingiennes. L'atelier a émis de Charlemagne, jusqu'à Lothaire (954-986). D'autres ateliers localisés dans des établissements religieux fonctionnaient, comme Saint-Etienne et Saint-Sulpice (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 173-211, 212-214 et 215).

Les PA 1907-1921 se rattachent à ces émissions.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 93-95.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Louis VI, p. 46-47; de Louis VII, p. 60-61; de Philippe II, p. 69-70).

Type carolingien: De Longpérier, A., 1839, "monnaie de Guillaume comte de Bourges", Revue numismatique, p. 366-370.

Type carolingien: Mater, D., 1889-1890, "Études sur la numismatique en Berry, les monnaies de Bourges aux Xe et XIe siècles, les immobilisations carolingiennes berruyères", Mémoires de la société des antiquaires du Centre, p. 228-293.

Type carolingien: Mater, M. D., 1909, "Études sur la numismatique du Berry, notes et documents sur la monnaie de Bourges", Gazette de numismatique française, p. 251-428.

Type carolingien: étude des émissions (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Abbés de Massay (?) (I, p. 268)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Déols (Châteauroux) (1012-1319) (I, p. 268)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Déols-Châteauroux a été fondé au milieu du dixième siècle. Ce ne fut cependant que sous Eudes l'Ancien (1012-1037) qu'il débuta ses frappes en imitant le type carolingien habituel (PA 1922-1940).

Les émissions de Raoul III (1037-1052) (PA 1941-1942) poursuivirent les frappes en en modifiant simplement le nom du comte.

Le type à l'étoile s'immobilisa et fut frappé sous Ebbes (date incertaine) (PA 1943-1945), Raoul IV l'Enfant (1052-1058), Raoul Thibaut (1058-1100), Raoul V le Viel (1100), Raoul VI (1160-1176) (PA 1946-1953).

Philippe Auguste occupa temporairement le comté et émit quelques rares pièces (PA 1954-1957).

A la reprise du comté, Guillaume I de Chauvigny (1203-1233) modifia le type habituel en supprimant le grènetis: l'étoile occupa la totalité du champ (PA 1958-1964). Guillaume II de Chauvigny (1233-1270) introduisit la marque DNS en champ (PA 1965-1967). A Guillaume II de Chauvigny (1233-1270), il convient d'attribuer le type PA 1964 de Guillaume I de Chauvigny (1203-1233) caractérisé par un écu qui finit par prendre tout le champ (PA 1968-1969). Guillaume III de Chauvigny (1270-) conserva ce dernier type en modifiant la légende (PA 1970-1973).

La monnaie de Déols-Châteauroux est mentionnée dans l'ordonnance de 1315. Guillaume III de Chauvigny ayant mué sa monnaie, il fut condamné à une forte amende en 1319. Il semble que les frappes aient été suspendues à cette date.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 400-402.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 98-99.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Philippe II, p. 74).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p.84-85).

Type bléso-chartrain: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 396-397).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes du dixième siècle: deniers (Roche, J. L., 1987, "Un petit trésor du XIe siècle découvert à Issoudun (Indres)", Trésors monétaires, p. 93-97).

Ebbes (vers 1100 ?): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85).

Raoul IV l'Enfant ou Raoul V le Vieil ou Raoul VI (1052 ou 1100 ou 1160): propose d'attribuer toutes les monnaies au nom de Raoul à Raoul VI (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85).

Guillaume I (1203-1233): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85).

Guillaume II (1233): obole (De La Saussaye, L., 1858, "Obole inédite de Déols", Revue numismatique, p. 459-461).

Guillaume II (1233): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85).

Guillaume III (1270-1322): denier au type bléso-chartrain (Duplessy, J., 1984, "Restitution d'un denier anonyme du XIIIe siècle attribué jusqu'à présent à Châteaumeillant", Bulletin de la société française de numismatique, p. 480-482).

Guillaume III (1270-1322): obole au type bléso-chartrain (Duplessy, J., 1986, "Obole anonyme inédite de Châteauroux (vers 1280-1290)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 67-69).

Guillaume III (1270-1322): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85-86).

Guillaume III (1270-1322): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 85-86).

André de Chauvigny (1317 ?-1356): denier (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

Longpérier proposa d'attribuer à Dol en Bretagne le monnayage de Déols (De Longpérier, A., 1860, "De la monnaie de Dol en Bretagne", Revue numismatique, p. 315-323).

Argenton (?) (I, p. 276)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Issoudun (1012-1220) (I, p. 276)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La cité d'Issoudun fut fondée au milieu du onzième siècle sous Eudes l'Ancien (1012-1037) seigneurs de Déols qui, comme à Déols-Châteauroux, créa l'atelier monétaire d'Issoudun en imitant le type carolingien habituel (PA 1974-1975).

Le type en fut immobilisé et les successeurs d'Eudes Ier en continuèrent la frappe: Eudes II, Raoul Ier (1085-1092) (PA 1976-1986).

Comme à Déols, les émissions postérieures se caractérisèrent par l'introduction du nom du comte: ce fut le fait de Geoffroi (1092-1127) (PA 1987-1989), qui fut suivi par Raoul II (1127-1164) (PA-; Caron), Eudes III et IV (1164-1195) (PA 1990-1992), de Gui de Nevers tuteur d'Eudes IV (1168-1175) (PA-; Caron), Richard Coeur de Lion (1195-1199) (PA 1993), Raoul III (1199-1212) (PA 1994), Philippe Auguste (1180-1223) (Caron) et enfin Guillaume I de Chauvigny (1212-1220) qui introduisit à Issoudun un type très voisin de celui de Déols (PA 1995-1996).

Les frappes ne semblent pas dépasser Guillaume I de Chauvigny (1212-1220).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 403.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 99-100.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales d'Henri Ier, p. 28; de Philippe II, p. 74).

Geoffroy (1092-1127): distinctions dans les deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 87-88).

Raoul II (1127-1164): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 88-90).

Gui de Nevers (1168-1175): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 90).

Richard Coeur de Lion (1169-1196): deniers (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 38).

Raoul III (1199-1212): les deniers de Raoul III (1199-1212) (PA 1994) sont attribués à Raoul II (1127-1164) par Duplessy (trésor de Massay, Duplessy, J., 1985, Les trésors monétaires médiévaux et modernes découverts en France, Paris, 209).

Philippe Auguste (1180-1223): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 90).

Graçay (?) (I, p. 280)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Linières (?) (I, p. 280)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Comté de Gien <comté de Donzy> (onzième siècle-1197) (I, p. 281)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Gien a été créé au onzième siècle par Geoffroi de Semur, père de Geoffroi I (avant 1030). Le type local portait le nom de Geoffroi, sans qu'il soit possible d'être affirmatif sur l'époque des émissions. Plusieurs comtes se succédèrent (Hervé, vers 1055, Geoffroi II en 1093-1112, etc.), et ont utilisé ce type immobilisé (PA 1997-1999).

En 1197, Hervé IV céda les droits de cette terre à Philippe Auguste.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lelièvre de Lagrange, A., 1837, "Attribution de deux deniers inédits à Hervé III et Hervé IV seigneurs de Donzy", Revue numismatique, p. 441-447 (contesté par Poey d'Avant).

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 403.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 320-321.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Comté de Sancerre (1152-quatorzième siècle) (I, p. 282)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier monétaire de Sancerre a été créé au onzième siècle. Il semble que les frappes n'aient pas débuté avant 1152, lorsqu'Etienne II de Champagne et Ier de Sancerre (1152-1191) reçut le comté (PA 2001-2008). La monnaie PA 2000 attribuée à Eudes II de Champagne (1014) appartient en fait à un comte de Bordeaux ou Poitiers.

Sancerre ayant la prétention d'avoir été fondée par Jules César, les comtes firent représenter un buste royal accompagné de la légende IVLIVS CAESAR. Par la suite, le type s'immobilisa la légende SACRVM CAESARIS remplaçant le nom comtal (PA 2009-2018).

Au cours du quatorzième siècle, les comtes de Sancerre émirent quelques esterlins (PA 2019).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chautard, J., 1871, Imitations des monnaies au type esterlin frappées en Europe pendant le XIIIe et le XIVe siècle, Nancy.

Chautard, J., 1872, Imitations des monnaies au type esterlin frappées en Europe pendant le XIIIe et le XIVe siècle, Nancy.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 403-404.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 101-102.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Eudes II de Champagne (1014): denier de Sancerre PA 2000 attribué à Eudes ou Geoffroi comte de Bordeaux ou de Poitiers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 171).

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 91).

Anonymes: esterlins PA 2019 (Mantellier, P., 1865, "Esterlings de Sancerre", Revue numismatique, p. 418-426).

Anonymes ou Etienne III (1280-1306): esterlin imité (Chautrad, J., 1871, Imitations des monnaies à type esterlin frappées en Europe pendant le XIIIe et le XIVe siècle, Nancy).

Anonymes: esterlins (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 92).

Mehun-sur-Yèvres (1198-1315) (I, p. 286)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le classement des émissions monétaires de Mehun est encore imparfait.

Engel et Serrure ont réattribué à Robert de Courtenai (1198-1252) un denier que Poey d'Avant attribuait à Robert II d'Artois (1298-1315) (PA 2025). Par la suite Henri II de Sully (1252) émit quelques deniers (PA 2020). Enfin, Robert II d'Artois (1298-1315) poursuivit les frappes (PA 2021-2024).

La monnaie de Mehun est mentionnée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p.404-405.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 100.

Vierzon (onzième siècle-1330) (I, p. 288)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les premières monnaies de Vierzon ont dû être frappées dès le onzième siècle. Elles étaient anonymes (PA 2026-2029).

Dès le règne de Guillaume I (1164-1197), les deniers portèrent le nom du comte (Caron, p. 93).

Les frappes se poursuivirent avec les émissions de Hervé II (1197-1203) retrouvées par Caron.

Les monnaies de Guillaume II (1219-1258) s'inscrivaient dans la poursuite des émissions antérieures (PA 2030). Les frappes autrefois attribuées à Guillaume III (1302-1303) le sont maintenant à Guillaume II (1219-1258) (PA 2034-2036).

Les deniers attribués à Blanche (?) par Poey d'Avant (PA 2031) sont à attribuer à Blanche de Joigny.

Les espèces d'Hervé III (1258-1270) n'ont pas été retrouvées. Les frappes de Geoffroi de Brabant (1270-1302) présentent des types différents et sont mieux connues (PA 2032-2033). Enfin, en 1303, la fille de Geoffroi, Marie de Brabant (1302-1330), continua les émissions (PA 2037-2040).

La monnaie de Vierzon est signalée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 406-407.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 102-103.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 93).

Guillaume I (1164-1197): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 93).

Hervé II (1197-1203): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 94-95).

Guillaume II (1219-1258): denier (De Barthélémy, A., 1862, "Monnaies du Moyen-Age inédites" Revue numismatique, p. 366-382).

Guillaume III (1302-1303): les deniers PA 2034-2036 sont à attribuer à Guillaume II (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 94).

Blanche de Joigny (vers 1250): les deniers d'Isabeau de Brabant (1380) ou de Blanche sont à attribuer à Jeanne de Brabant (1270) écrivit Caron (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 95), avant de se rétracter et les attribuer à Blanche de Joigny (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 397).

Saint-Aignan (onzième siècle-1189) (I, p. 292)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Saint-Aignan appartiennent aux séries immobilisées du type chartrain ou bléso-chartrain (PA 2041-2053). On peut donc les dater du onzième siècle ou de la majeure partie du douzième siècle. Sous Robert de Celles (1178-1189), comme dans la seigneurie de Celles, le buste laissa place au châtel (PA 2054-2055).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 407.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 100-101.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 95-96).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

<Saint-Amand>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Blanchet signale un denier à la légende SCI AMANTIS.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 101.

Celles (1178-1239) (I, p. 295)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Celles prirent la suite de celles de Saint-Aignan où sous Robert de Celles (1178-1189), le buste laissa place au châtel. Robert de Celles (1178-1189) inaugura le monnayage avec le type chartrain traditionnel (PA 2056-2057) avant de remplacer le buste par le châtel comme à Saint-Aignan (PA 2058).

Les monnaies des successeurs de Robert de Celles (1178-1189) ne sont pas connues: ni celles de Raoul, ni celles de Philippe son frère (1189-1198). Robert de Courtenai (1198-1239) émit quelques espèces à son nom (PA 2059-2060).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 407.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 96.

Meert, C., 1991, "L'atelier monétaire de Celles au XIe siècle", Revue belge de numismatique, p. 101.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Robert Ier (1178-1189): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 96).

Robert de Courtray (1198-1239): piéfort (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 96).

Robert de Courtray (1198-1239): piéfort Caron 153 (Lafolie, P., 1957, Bulletin de la société française de numismatique, p. 115).

Château-Meillant (douzième siècle-1320) (I, p. 296)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Château-Meillant ont débuté au douzième siècle en s'inspirant du type de Limoges avec un buste de face. Ces premières frappes étaient anonymes (PA 2061-2062).

A ces émissions anonymes se rattache l'obole PA 1897 faussement attribuée à Château-du-Loir par Poey d'Avant (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 80).

Ce type fut ensuite utilisé par Ebbes de Déols (vers 1178) qui signa quelques monnaies (PA 2063-2064). Après cette date, les émissions reprirent le type anonyme, si elles eurent lieu.

Sous Henri de Sully furent frappés quelques deniers signalés par Caron. Les frappes se poursuivirent sous Marguerite de Bomès (1282-1323), veuve d'Henri de Sully (PA 2065-2067).

Les émissions de Château-Meillant sont mentionnées par l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 408-409.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 97.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Anonymes: denier (Chauffier, L., 1867, "Monnaies baronales inédites", Revue numismatique, p. 135-144).

Type bléso-chartrain: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 97).

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes: voir le denier au type bléso-chartrain (Duplessy, J., 1984, "Restitution d'un denier anonyme du XIIIe siècle attribué jusqu'à présent à Château-Meillant", Bulletin de la société française de numismatique, p. 480-482).

Henri de Sully et Marguerite de Bomès (1282-1323): denier (Chauffier, L., 1867, "Monnaies baronales inédites", Revue numismatique, p. 135-144).

Henri de Sully et Marguerite de Bomès (1282-1323): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 97-98 et 397).

Henri de Sully et Marguerite de Bomès(1282-1323): denier (Caron, E., 1887, "Denier d'Henri de Sully, sire de Château-Meillant, au type périgourdin", Annuaire de la société de numismatique, p. 664-667).

Brosse <Chauvigny> (1305-1347) (I, p. 298)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel sont très imbriquées, se confondant même à plusieurs reprises. Nous renvoyons aux autres seigneuries pour les problèmes connexes.

L'atelier de Brosse n'existait pas sous les Carolingiens. Les deniers carolingiens PA 2068-2070 ont été émis par Brugges (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 227).

Les émissions ont débuté sous Hugues, mais à Sainte-Sevère (voir plus bas), l'atelier de Brosse ne fonctionnant que pour André Ier de Chauvigny (1305-1347) (PA 2071-2074). Le denier PA 2075, connu que par un dessin, ne doit pas exister.

Le monnayage d'André Ier de Chauvigny (1305-1347) est cité dans l'ordonnance de 1315.

Dieudonné envisagea la frappe de monnaies à Chauvigny.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 409-410.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 95.

Type carolingien: les deniers 2068-2070 sont réattribués aux Carolingiens (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 98).

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1844, "Recherches sur les monnaies au type chartrain frappées à Chartres, Blois, Vendôme, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou (Perche), Saint-Aignan, Celles, Romorantin, Brosse, etc.", Revue numismatique, p. 405-428, 1845, p. 26-51, p. 112-141, p. 196-221, p. 275-308, p. 360-395, 1846 p. 28-55.

Type bléso-chartrain: Cartier, E., 1849, "Dernières observations sur les monnaies au type chartrain", Revue numismatique, p. 248-295.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

André I de Chauvigny (1305-1347): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 397).

André I de Chauvigny (1305-1347): denier (Maxe-Werly, L., 1883, "Monnaies seigneuriales inédites ou peu connues", Revue numismatique, p. 189-215).

André I de Chauvigny (1305-1347): les émissions de cet atelier ont été reclassées (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Sainte-Sevère (1256-1318) (I, p. 301)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel sont très imbriquées, se confondant même à plusieurs reprises. Nous renvoyons aux autres seigneuries pour les problèmes connexes.

Les émissions ont débuté sous Hugues (1256) (PA 2076). Les émissions furent poursuivies par Roger son fils (vers 1256-1265), puis par Pierre I (1286-1318) (Duplessy revoyant PA 2259).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 409-410.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 101.

Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102.

Hugues I (1235-1265): denier (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Roger (1265-1286): denier inédit (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivie inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Pierre I (1286-1318): obole PA 2259 revue (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Huriel (treizième siècle-1317) (I, p. 301)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel sont très imbriquées, se confondant même à plusieurs reprises. Nous renvoyons aux autres seigneuries pour les problèmes connexes. Les émissions ont commencé par un denier de Humbaud au début du treizième siècle (PA 2077). Pierre Ier de Brosse (1286-1317) frappa à Huriel des deniers et des oboles (PA 2078; le 2079 n'existe pas). Le denier de Mahaud de Déols (1287-?) reste à confirmer.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 409-410.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 99.

Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Humbaud (c. 1095-c. 1120): denier PA 2077 revu (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Pierre I (1286-1317): denier (De Barthélémy, A., 1843, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 384-406).

Pierre I (1286-1317): obole PA 2078 revue (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Pierre I (1286-1317): deniers (Duplessy, J., 1975, "Deux deniers inédits de Pierre Ier de Brosse, seigneur d'Huriel (1286-1317/1318)", Revue numismatique, p. 182-185).

Mahaud de Déols (1287-?): denier (Chauffier, L., 1867, "Monnaies baronales inédites", Revue numismatique, p. 135-144).

Charenton (1194-1306) (I, p. 303)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Charenton fait partie de ces petites seigneuries issues des divisions des vastes territoires anciens.

La série des émissions débuta avec Renaud de Montfaucon (1194-1244 ?) (PA 2080).

Dans le courant du treizième siècle Renoul de Culent prit le droit de battre monnaie (Caron).

Guillaume de Courtenay (1255) (Caron) frappa quelque temps avant de laisser à Louis Ier de Sancerre (1255-1268 ?) la suite des émissions (PA 2081).

Jean de Sancerre (1268-1280) frappa plusieurs deniers de type chartrain ou des oboles avec un écu (PA 2082-2084).

Etienne de Sancerre et Charenton (1280-1306) fut le dernier seigneur à émettre (PA 2085-2087).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 410-411.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 96-97.

Legros, D., 1984, Monnaies féodales françaises, premier volume, Bruxelles.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, 1895, "Description générale des monnaies au type chinonais", Annuaire de la société de numismatique, p. 137-163, 242-260, 359-381, 426-462, 540-571.

Type bléso-chartrain: De Ponton D'Amécourt, R., 1898, Monnaies au type chinonais, Mâcon.

Anonymes: denier (Massé, 1923-1924, procès-verbaux de la société française de numismatique, p. xxxi).

Renaud de Montfaucon et Isabeau de Courtenay (1194): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 98-100).

Renoul de Culent: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 100-102).

Guillaume de Courtenay (1255): Hucher, E., 1874-1875, "Denier inédit de Guillaume de Courtenai, seigneur de Charenton", Mélanges de numismatique, I, p. 397 suivantes.

Guillaume de Courtenay (1255): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 102-103).

Louis Ier de Sancerre: denier PA 2081 à confirmer (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 103).

Louis Ier ou Jean de Sancerre: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 398).

Jean de Sancerre (1268-1280): denier (Chauffier, L., 1867, "Monnaies baronales inédites", Revue numismatique, p. 135-144).

Jean de Sancerre (1268-1280): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 104).

Etienne de Sancerre et Charenton (1280-1306): De Barthélémy, A., 1843, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 384-406.

Etienne de Sancerre et Charenton (1280-1306): piéfort de PA 2086 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 104).

<Charenton, Saint-Amand (treizième siècle)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Blanchet signale un denier à la légende SCI AMANTIS qu'il attribue à Renaud de Montfaucon (1194-1244 ?) seigneur de Charenton.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 101.

Principauté de Boisbelle et Henrichemont (1597-1661) (I, p. 305)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Boisbelle et Henrichemont appartiennent et dix-septième siècle. L'atelier a surtout émis des doubles tournois pour Maximilien Ier de Béthune (1597-1641) (PA 2088-2100) et Maximilien François de Béthune (1641-1661) dit Maximilien III par Poey d'Avant (PA 2101-2104). On connaît néanmoins un exceptionnel demi-franc d'argent de 1637 frappé au moulin sur une presse à double tournois.

Les émissions furent sans doute suspendues vers 1642 et la principauté réunie à la couronne en 1766.

Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, avait acquis au début du dix-septième siècle auprès de Charles Ier de Gonzagues-Nevers la terre franche de Boisbelle après être devenu duc de Sully. Il y fonda en 1605 une ville nouvelle qu'il appela Henrichemont en l'honneur de Henri IV dont il était le célèbre ministre des finances.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Boyer, H., 1876, "La monnaie d'Henrichemont", Mémoires de la société historique, littéraire, artistique et scientifique du Cher, 2e série, III, p. 295-309.

Blanchet, A., 1897, "Bail de la monnaie d'Henrichemont", Revue numismatique, p. 197-203.

 Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris, p. 45-46.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 103.

Arbez, F., Charlet, C., 1995, "Les droits monétaires des ducs de Sully princes (protestants), souverains des Boisbelle-Henrichemont, établis par les textes" Cahiers numismatiques, p. 55-60.

Maximilien Ier de Béthune (1597-1641): typologie des doubles tournois, frappes de 1636, puis 1636-1641, frappe irrégulière de 1641 (Arbez, F., Charlet, C. & O., Hourlier, M., Klejnot, E., 1991, "Le monnayage de la principauté souveraine de Boisbelle Henrichemont", Cahiers numismatiques, p. 19-21).

Maximilien François de Béthune (1641-1661): typologie des doubles tournois, frappe de 1642 (Arbez, F., Charlet, C. & O., Hourlier, M., Klejnot, E., 1991, "Le monnayage de la principauté souveraine de Boisbelle Henrichemont", Cahiers numismatiques, p. 19-21).

Maximilien François de Béthune (1641-1661): double tournois de 1641 (Arbez, F., Charlet, C. & O., Hourlier, M., Klejnot, E., 1991, "Monnaies de Boisbelle-Henrichemont, nouvelles découvertes", Cahiers numismatiques, p. 43-46).

Comté de Nevers (I, p. 308)

Nevers (carolingien, 1161-1321) (I, p. 308)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Nevers remontent aux Carolingiens. Elles se terminèrent avec les frappes de Louis IV d'Outre-Mer (936-954). Les monnaies PA 2106-2115 appartiennent aux frappes carolingiennes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 697-706). Certains deniers ont dû être produits localement, après la mort de Louis (PA 2116-2129).

L'atelier féodal fut ouvert à nouveau par Guillaume IV (1161-1164) (PA 2130-2131). Le classement des émissions est facilité par la présence des noms des comtes sur les espèces. Ce fut le cas des frappes de Gui Ier (1168-1175) (Caron), Guillaume V (1175-1181) (Caron), Pierre de Courtrai (1184-1199) (PA 2132-2134), Hervé de Donzy (1199-1223) (PA 2135-2139), Gui de Forez (1226-1241) (PA 2140), Mahaut II épouse d'Eudes de Bourgogne (1257-1267) (PA 2141-2142), Eudes de Bourgogne (1257-1267) (PA 2143-2144), Jean Tristan (1265-1270) (PA 2145-2148), Yolande (veuve de Jean Tristan, 1270) (Caron), Robert de Dampierre (1271-1296) (PA 2149-2156), Louis de Flandres (1296-1321) (PA 2157-2164).

La monnaie de Nevers est mentionnée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1838, "Note sur une ancienne monnaie de Nevers au nom de Louis", Revue numismatique, p. 47-51.

De Barthélémy, A., 1846, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 285-294.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 411-413.

De Soultrait, G., 1854, Essai sur la numismatique nivernaise, Paris.

Sarriau, H., 1894, Numismatique nivernaise, nouvelles recherches, Nevers.

Prou, M., 1896, "Recueil de documents relatifs à l'histoire monétaire", Revue numismatique, p. 283-305.

Sarriau, H., 1899, Etat actuel de la numismatique nivernaise, Nevers.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 299-301.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien: les émissions carolingiennes ont été reprises par les premiers féodaux, sans marque distinctive. Il s'agissait des émissions au type de Louis IV d'Outre-Mer (936-954) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 193) (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Type carolingien: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 104-105).

Anonymes du dixième siècle: deniers (Roche, J. L., 1987, "Un petit trésor du XIe siècle découvert à Issoudun (Indres)", Trésors monétaires, p. 93-97).

Guillaume IV (1161-1164): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 104).

Gui Ier (1168-1175): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 105-106).

Gui Ier (1168-1175): denier (Caron, E., 1882, "Monnaies féodales", Annuaire de la société de numismatique, p. 179-189).

Guillaume IV ou V (1161-1168 ou 1175-1181): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 106).

Pierre de Courtrai (1184-1199): Voillemier, J.-B., 1845, "Notice sur une monnaie inédite de l'un des comtes de Nevers", Revue numismatique, p. 142-155.

Hervé de Donzy (1199-1223): précisions sur les PA 2135-2139 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 106).

Mahaut I ou Mahaut II (1257-1267): les deniers attribués à Mahaut doivent l'être à Mahaut I (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 106-107).

Jean Tristan (1265-1270): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 107).

Yolande (veuve de Jean Tristan, 1270): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 107 et 399-400).

Yolande (veuve de Jean Tristan, 1270): à propos du denier Caron p. 107 (Revue numismatique, 1883, p. 226).

Anonyme d'époque de Jean Tristan (1265-1270): denier PA 2148 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 107).

Louis de Flandre (1296-1321): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 108).

Donzy (?) (I, p. 318)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé.

La Ferté-Chauderon (?) (I, p. 319)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé.

Bourbonnais (I, p. 320)

Monastère de Souvigny (I, p. 320), Bourbon <Boubon-Lancy> (I, p. 328)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'imbrication des deux monnayages fut telle que nous avons décidé de les traiter ensemble.

Le monastère de Souvigny dépendait de Cluny et le monnayage ne commença qu'à la fin du onzième siècle. Les documents laissent penser que l'atelier frappait au moins sous l'archevêché d'Aldebert de Bourges (1095-1098), moment où la production des deniers de Saint Mayeul commença. Il se poursuivit longtemps (PA 2165-2179 et sans doute PA 2181, 2186-2187).

Les Bourbons voulurent concurrencer les émissions de Cluny. Dès le règne de Louis VII (1137-1180) eut lieu une courte émission au nom de Louis inspirée du type de Souvigny (PA 2180, 2192-2201).

Ces émissions au type royal s'immobilisèrent, mais associaient le nom de Louis, un buste ou une main, la faucille de Nevers, etc. (PA 2192-2201).

Après la mort de Gui de Dampierre (1202-1213), Archambaud IX et Archambaud X furent associés au monnayage prioral et les espèces portèrent alors la marque DB (PA 2182-2185).

A cette période, appartient un denier au type de la Marche (Poey d'Avant page 325).

Dans la seconde moitié du treizième siècle furent émis des monnaies au nom des Bourbons: Agnès de Bourbon et Jean de Bourgogne (1262-1283) interdirent en 1262 l'ancien type nivernais et réutilisèrent le type de Louis immobilisé marqué I DNS BORBONI (PA 2202).

En 1263 un nouvel accord fut signé par le sire de Bourbon. Ce fut dans ce cadre que les émissions de Robert de Clermont (1283-1310) eurent lieu à la marque R DNS BORBON (PA 2188-2192).

Le monnayage de Souvigny est mentionné dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1832, "Monnaie inédite du Bourbonnais et de Souvigny", Revue numismatique, p. 135-144.

Duchalais, J.-B., 1832, "Monnaie inédite du Bourbonnais et de Souvigny", Revue numismatique, p. 135-144.

De Barthélémy, A., 1845, Essai sur l'histoire monétaire du prieuré de Souvigny (Allier), Clermont-Ferrand.

De Barthélémy, A., 1845, "Essai sur l'histoire monétaire du prieuré de Souvigny (Allier)", Tablettes historiques de l'Auvergne.

De Barthélémy, A., 1868, "Examen de documents apocryphes relatifs aux monnaies, III, monnaie de Souvigny", Revue numismatique, 357-364.

Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 111-115, 400.

De Barthélémy, A., 1884, "Association monétaire entre Yves, prieur de Souvigny et Agnès, dame de Bourbon (16 janvier 1272)", Revue numismatique, p. 446-451.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 414-416.

Vannaire, 1891, Essai sur le monnayage des prieurs de Souvigny et des sires de Bourbon, Moulins.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 104-106.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 109.

Bourgougnon, R., 1978, "Introduction à l'étude de la numismatique médiévale en Bourbonnais: le denier d'argent du IXe au XIIIe siècle", Etudes archéologiques, p. 20-25.

Berillon, R., Giraudet, C., 1981, Monnayages et trésors monétaires en Bourbonnais, Moulins.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Monnaies des Prieurs (994-1213): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 109-111).

Monnaies des Prieurs (994-1213): Serrure, R., 1893-1894, Bulletin de numismatique.

Monnaies des Prieurs (994-1213): denier Serrure, R., 1891-1892, "Une monnaie inédite des prieurs de Souvigny ", Bulletin de numismatique, p. 189-192).

Monnaies des Prieurs (994-1213): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 360).

Monnaies des Prieurs (994-1213): deniers (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 186).

Monnaies des Prieurs (994-1213): variantes des deniers (Yvon, J., 1962, "Le trésor de Courcelles-Frémoy", Revue numismatique, p. 237-260.

Monnaies des Prieurs (994-1213): étude des variantes (Fleury, P., 1975, "Variétés de deniers de Souvigny", Bulletin de la société française de numismatique, p. 797).

Monnaies communes entre les prieurs et les sires de Bourbons: piéfort du PA 2186 (Longuet, 1954, Bulletin de la société française de numismatique, p. 292).

Monnaies communes entre les prieurs et les sires de Bourbons: denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 363).

Mathilde ou Mahaut (1200-1215): obole (Caron, E., 1877, "Une monnaie d'alliance des sires de Bourbon et de Château-Meillant", Annuaire de la société de numismatique, p. 465-470).

Archambaud IX (1215-1242): denier (Duplessy, J., 1964, "Acquisitions récentes du Cabinet des Médailles (monnaies françaises royales et féodales)", Revue numismatique, p. 129-135).

Jean de Châteauvillain (1262-1268): obole (Caron, E., 1887, "Monnaie de Jean de Châteauvillain, sire de Bourbon-Lancy", Revue numismatique, p. 402-420). Sur la même pièce (Annuaire de la société de numismatique, 1875, p. 375-470).

Jean de Châteauvillain (1262-1268): denier (Caron, E., 1890, "Un denier de Jean de Châteauvillain", Revue numismatique, p. 451-452).

Jean de Châteauvillain (1262-1268): denier (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Robert de Clermont (1283-1310): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 111).

Robert de Clermont (1283-1310): denier (Duplessy, J., 1985, "Denier inédit de Robert de Clermont, seigneur de Bourbon 1283-1310", Bulletin de la société française de numismatique, p. 706; voir aussi Bulletin de la société française de numismatique, 1986 p. 26).

Bourbon <Boubon-Lancy> (I, p. 328)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Voir plus haut au chapitre Monastère de Souvigny.

Montluçon (1202-1269) (I, p. 331)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Montluçon a émis pour Gui de Dampierre (1202-1213) (PA 2203-2207) et Eudes (1249-1269) (PA 2208-2211).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 413-414.

Bourgougnon, R., 1978, "Introduction à l'étude de la numismatique médiévale en Bourbonnais: le denier d'argent du IXe au XIIIe siècle", Etudes archéologiques, p. 20-25.

Berillon, R., Giraudet, C., 1981, Monnayages et trésors monétaires en Bourbonnais, Moulins.

Eudes (1249-1269): denier (Dieudonné, A., 1935, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 185-195).

Comté d'Auvergne (I, p. 333)

Brioude (dixième-onzième siècles) (I, p. 335)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Brioude figurent parmi les plus anciennes de l'époque féodale. Les premières frappes eurent lieu au début du dixième siècle, en pleine époque carolingienne, au nom d'un Guillaume, Guillaume I ou II (910-918 ou 918-926) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 222-223).

Ces frappes ont dû se poursuivre durant tout le dixième siècle. Leur présence dans certains trésors du onzième siècle peut laisser penser à une poursuite temporaire des frappes (PA 2212-2223).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Aymard, 1855, "Découvertes d'anciennes monnaies du Puy et de Brioude", Revue numismatique, p. 113-116.

Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 115-116.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 416.

Olivier, P., 1926, Etudes de numismatique régionale, les monnaies de Brioude, Brioude.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 84.

Guillaume (I ou II, 910-918 ou 918-926): Gantier, 1883; "Note sur une monnaie de Guillaume IV, duc d'Aquitaine frappée à Brioude", Bulletin de la société archéologique du Midi de la France.

Guillaume (I ou II, 910-918 ou 918-926): deniers (De Gourgue, 1850, "Attribution à Brioude du denier avec la légende Gvilelmo-Victoria", Revue numismatique, p. 189-202).

Guillaume (I ou II, 910-918 ou 918-926): les émissions de Brioude ont commencé vers le début du dixième siècle, sous Guillaume (I ou II, 910-918 ou 918-926) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 222-223). Par la suite le type en fut immobilisé pendant un bon siècle (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169; Lafaurie, J., 1966, "Le denier de Brioude du trésor de Rennes", Bulletin de la société française de numismatique, p. 14-15).

Guillaume (I ou II, 910-918 ou 918-926): deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 254-255).

Evêché du Puy <Le Puy, Notre-Dame-du Puy> (dixième-treizième siècles) (I, p. 337)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les ateliers du Puy avaient battu monnaie au cours de la fin de la période carolingienne, au nom de Raoul (923-936) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 794). Ces émissions furent très ponctuelles et l'atelier suspendit ses frappes.

Les espèces féodales émises par les évêques du Puy se regroupent en 3 grands ensembles:

- Les monnaies du type MONETA SCE MARIA, d'abord de poids et de module traditionnels, mais qui eurent tendance à se réduire au cours des années (PA 2224-2232). Ce sont les frappes de la seconde moitié du dixième siècle et du début du douzième siècle (voir à ce sujet Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 795).

- Les monnaies au type BEATE MARIE, PODIENSIS qui datent de la seconde moitié du douzième siècle et du treizième siècle (PA 2233-2234).

- Les divisionnaires au type POIES DEL PVEI (pougeoise du Puy) (PA 2235-2240) qui furent émises au treizième siècle.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Aymard, 1855, "Découvertes d'anciennes monnaies du Puy et de Brioude", Revue numismatique, p. 113-116.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 417-418.

Olivier, P., 1927, "Les monnaies féodales du Puy", Revue numismatique, p. 170-217.

Olivier, P., 1928, "Les monnaies féodales du Puy", Revue numismatique, p. 83-100.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 245-247.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Robert II, p. 24).

Types carolingiens au nom de Raoul (923-936): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 116-117).

Types carolingiens au nom de Raoul (923-936): deniers (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 794).

Anonyme (dixième siècle): les émissions du Puy ne commencèrent qu'avec le type féodal, postérieur à 970 les premières frappes portaient une légende anonyme (PA 224), (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Anonymes (dixième siècle): deniers (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 259-261).

Robert II le Pieux (996-1031): deniers (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Evêché de Clermont <Sainte-Marie> (1044-1315) (I, p. 343)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les évêques de Clermont émirent des espèces au nom de Sainte-Marie. Ils avaient reçu de Guillaume V d'Auvergne en 1044 le droit de monnaie. Ils émirent deux types de pièces:

- Le type VRBS ARVERNA, SCA MARIA croix, du onzième siècle (PA 2241-2245).

- Le type VRBS ARVERNA, SCA MARIA buste, du douzième siècle (PA 2246-2258).

Le monnayage est cité par l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 418-419.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 85.

Dumas, F., 1972, "Le monnayage clermontois du VIIIe au XVIIIe siècle", Bulletin de la société française de numismatique, p. 238-240.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 117).

Anonymes: deniers (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 381).

Anonymes: obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 380).

Saint-André de Clermont (?) (I, p. 347)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé.

Brassac (?) (I, p. 348)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé. Voir les frappes de Sainte-Sevère.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Pierre I (1286-1318): obole PA 2259 revue (Duplessy, J., 1967, "Numismatique de Brosse, Sainte-Sevère et Huriel, suivi de denier inédit de Bourbon", Revue numismatique, p. 82-102).

Riom (1241-1271) (I, p. 348)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'eut qu'une existence très limitée, ne battant monnaie que pour Alphonse de Poitiers, sans doute entre 1241, date où il reçut de Louis IX le comté, et sa mort (1271) (PA 2260-2271).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 416.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 86.

Morand, E., 1970, "La monnaie riomoise d'Alphonse de Poitiers", Amitiés riomoise, p. 1-2

Monrand, E., 1970, La monnaie riomoise d'Alphonse de Poitiers: étude et documents pour servir à l'histoire de Riom au Moyen Age, Riom.

Chateldon (royal) (I, p. 350)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: A cet atelier Poey d'Avant a rattaché des deniers de Louis VII (1137-1180) et de Philippe Auguste (1180-1223). En réalité ces deux monnaies appartiennent aux émissions royales de Philippe Ier (1060-1108) (PA 2273, Ciani 58, Duplessy 39-40) et de Louis VI (1108-1137) (PA 2272, Ciani 108, Duplessy 99-100) de Dun-le-Roi ou Dun-sur-Auron.

Comté, vicomté du Limousin, vicomté de Limoges (I, p. 352)

Vicomté de Limoges (carolingien, 1364) (I, p. 352)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Limoges fut un des plus prolixe des ateliers carolingiens. Les frappes y débutèrent sous Charlemagne et se poursuivirent jusqu'à Eudes (887-898). Ce type fut un des très rares types carolingiens à être immobilisé sur une longue période. Les textes nous mentionnent la présence de monnaies nouvelles, qui ne peuvent être que des pièces au type d'Eudes, au début du onzième siècle. Les monnaies PA 2274-2290 relèvent de ces émissions soit carolingiennes, soit immobilisées au dixième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 502-512).

Les premières monnaies des vicomtes étaient anonymes: elles témoignent de la volonté de reprendre à l'abbaye Saint-Martial le droit monétaire qu'elle avait utilisé (PA 2299-2301).

En 1273, Arthur (1275-1301), épousant Marie, fille de Gui, vicomte de Limoges, rassembla les domaines de Bretagne et de Limoges. Dès lors les types suivirent les types monétaires de Bretagne et sont tous parfaitement bien lisibles et identifiables:

* Arthur (1275-1301) (PA 2302-2306).

* Jean III de Bretagne (1301-1314) (PA 2307-2311).

* Gui VII (1314-1317) (PA 2312-2313).

* Jean III et Isabelle de Castille (1317-1328) (PA 2314).

* Jean III (1328-1329) (PA 2315-2318).

* Jean III et Jeanne de Savoie (1329-1338) (PA 2319-2324).

* Jean III (1328-1341) (PA 2325).

* Charles de Blois (1341-1364) (PA 2326-2330).

Jean III fut compromis dans une affaire d'imitation de monnaies royales et les coins furent saisis en 1338 à Nantes et Limoges. L'atelier continua à battre pour Charles de Blois (1341-1364) qui continua à émettre des monnaies imitées. L'atelier émit pour le Prince Noir.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 419-421.

Guibert, L., 1893, "La monnaie de Limoges", Almanach limousin.

Blanchet, A., 1901, "Nouvelles observations sur la monnaie de Limoges", Bulletin de la société des amis des sciences de Rochechouart.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 248-249.

Dhénin, M., 1977, "Les monnaies des vicomtes de Limoges (treizième siècle-quatorzième siècle)", Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, p. 101-114.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien d'Eudes (887-898): les deniers de Limoges au type carolingien sont des frappes au nom d'Eudes. Il est cependant évident que ce type a été émis pendant plusieurs décennies après la mort d'Eudes (898) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 511-512). Deux documents du début du onzième siècle mentionnent des espèces de Limoges, dont certaines étaient veteres et d'autres noves. De même, la frappe de Limoges est désignée sous le terme d'odonencus (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 166). La frappe de ces espèces au type d'Eudes a dû donc se poursuivre jusqu'au milieu du onzième siècle, lorsque l'abbaye Saint-Martial commencera à émettre. La présence de telles frappes dans le trésor du Puy est donc parfaitement logique (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Anonymes: denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 395-396).

Arthur II (1275-1301): denier et obole (Dhénin, M., 1975, "Les monnaies des vicomtes de Limoges aux XIIIe et XVe siècles", Bulletin de la société française de numismatique, p. 788-791).

Jean (III) de Bretagne (1301-1314): De Barthélémy, A., 1847, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 181-195.

Jean (III) de Bretagne (1301-1314): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 118-119).

Jean (III) de Bretagne (1301-1314): denier (Duplessy, J., 1979, "Denier inédit de Jean III de Bretagne, vicomte de Limoges (1301-1314)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 553-556).

Gui VIII (1314-1317): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 119).

Jeanne de Savoie (1329-1334): denier et piéfort du denier (Dhénin, M., 1975, "Les monnaies des vicomtes de Limoges aux XIIIe et XVe siècles", Bulletin de la société française de numismatique, p. 788-791).

Jean III (1317-1341): denier (Dhénin, M., 1975, "Les monnaies des vicomtes de Limoges aux XIIIe et XVe siècles", Bulletin de la société française de numismatique, p. 788-791).

Abbaye de Saint-Martial (douzième siècle) (I, p. 355)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions anonymes de Saint-Martial au type du buste du saint furent frappées au douzième siècle. Ils bénéficiaient de l'arrêt des émissions carolingiennes et des besoins locaux en numéraire. Au cours du treizième siècle, les comtes de Limoges tentèrent de reprendre l'initiative en rouvrant l'atelier de la cité (PA 2291-2298).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1841, "Notice sur les monnaies ecclésiastiques et baronales du Limousin", Revue numismatique, p. 24-35.

Cartier, E., 1841, "Notice sur les monnaies ecclésiastiques et baronales du Limousin", Revue numismatique, p. 24-35.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 419-421.

Blanchet, A., 1894, "Observations sur la monnaie barbarine de Limoges", Bulletin de la société des amis des sciences et arts de Rochechouart, 3, p. 305-308.

Dumas, F., 1969, "Trouvaille monétaire de Saint-Martial de Limoges", Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, p. 77-87.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 117-118).

Anonymes: deniers (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 392-393).

<Aixe-sur-Vienne (1199-1230)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Cet atelier aurait émis pour Gui V (1199-1230).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Gui V (1199-1230): denier (Lafaurie, J., 1951, "Le trésor de monnaies féodales de Montheil", Catalogue de l'Exposition-Concours de numismatique, Paris).

Vicomté de Turenne <Beaulieu> (douzième-treizième siècles) (I, p. 363)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Turenne débutèrent au onzième siècle. Le type en était imité des émissions au type d'Eudes de Limoges. Plusieurs grands types se succédèrent:

- Le type d'Eudes avec ou sans annelet central (PA 2331-2333).

- Le type avec OMES en champ, sans doute imité des deniers d'Edouard I d'Angleterre (1272-1307) (PA 2334).

- Le type au A central selon Poey d'Avant (PA 2335-2336).

- Le type à l'écu (PA 2337).

La monnaie n'est pas mentionnée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 121-127.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 421-422.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 249-250.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Raimond: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 122).

Raimond: denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 408).

Boson (1121-1143): denier: l'attribution à Boson est rejetée (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 123).

 


 

Faustin Poey d'Avant, Monnaies féodales de France, Paris,
 1858-1862

COMPLEMENTS AU TOME 2

(Aquitaine, Béarn, Comtat-Venaissin, Gascogne, Languedoc, La Marche, Marche d'Espagne, Navarre, Périgord, Poitou, Provence, Rouergue, Roussillon, Saintonge).

 

Présentation des compléments

La rédaction de compléments au gigantesque travail de Poey d'Avant ne pouvait s'effectuer qu'après avoir mis au point un système homogène de présentation des informations. Ce système s'articule autour des divisions des grands chapitres des Monnaies féodales de France.

En tête des compléments, nous donnons la liste des entités géographiques majeures telles que Poey d'Avant les a lui-même organisées dans son index.

Nous avons retenu les cadres déterminés par Poey d'Avant. Les divisions ont été reprises et présentées en précisant:

- La nature du pouvoir émetteur (royaume, comté, vicomté, archevêché, évêché, etc.). Si aucun détail n'est indiqué, cela signifie que l'atelier a émis dans un cadre seigneurial ou dans une ville.

- Lorsque l'atelier a été attribué à d'autres villes, que des frappes ont été effectuées dans d'autres endroits, ou que les émissions ont été désignées sous d'autres attributions, ces localisations sont précisées entre < >.

- Les dates d'activité de l'atelier sont précisées entre (). Lorsque l'atelier n'a émis que sous les Carolingiens, et non sous les seigneurs féodaux, ce point est précisé. Viennent dans tous les cas les périodes d'émission. En règle générale, je donne les périodes maximales de frappes, c'est à dire à partir du début du règne de la personne qui a initié les frappes jusqu'à la fin de celui qui semble avoir été le dernier émetteur. Dans certains cas, faute d'indications suffisantes, la période ne fait référence qu'à un ou plusieurs siècles. Lorsque l'existence de l'atelier n'est pas certaine, ce point est signalé par la présence d'un (?). Un problème subsiste avec les anciens ateliers féodaux qui continuèrent à émettre pour les rois de France. Dans ce cas, j'indique les dates les plus compatibles avec la notion d'émission féodale.

- Enfin, j'indique le tome et la page de l'étude de Poey d'Avant.

Les très grandes divisions géographiques sont inscrites en majuscules grasses en milieu de page. Les entités géographiques plus petites le sont en majuscules grasses italiques.

 

Dans chaque complément les choses s'organisent de la manière suivante:

- Une introduction historique rapide qui précise les événements marquants de la période d'activité de l'atelier. Dans cette partie sont repris tous les numéros des descriptions de Poey d'Avant. Chacun pourra alors compléter et reporter ces indications dans la partie qui l'intéresse. Il ne faut pas chercher dans ces compléments, de corrections de détails. L'introduction historique a été établie d'après Engel et Serrure, Blanchet et Dieudonné, avec renvoi aux numéros de Poey d'Avant tels que les laissaient entendre les auteurs susnommés. Les correctifs les plus importants sont ceux d'Engel et Serrure (ils ont été repris par Blanchet et Dieudonné) et toute nouvelle monographie passera par la parfaite prise en compte des apports majeurs de ces deux grands savants.

- Une liste de compléments bibliographiques se subdivisant en deux parties:

            * La première rassemble des références à caractère général. Cette liste est classée par ordre chronologique des publications.

            * La seconde dresse la liste des études très ponctuelles d'émissions ou de monnaies précises. Cette liste est classée par ordre chronologique des émetteurs, puis des publications. J'y signale quelques réattributions entre ateliers. Cependant, dans le cas des émissions espagnoles étudiées par M. Crusafont, ce point a été allégé et je renvoie aux excellents travaux de ce chercheur.

La bibliographie complémentaire est destinée à permettre aux chercheurs, étudiants, collectionneurs de localiser les principaux travaux dont la consultation doit précéder toute étude. Lorsque l'étude ne concernait qu'une émission, l'objet de la note est signalé en gras en tête de la référence. Ce n'est pas une bibliographie critiquée. Elle n'a pour but que de pallier une lacune en instruments de travail dont les derniers remontent à la fin du dix-neuvième siècle (Engel et Serrure, Répertoire des sources... et Blanchet Dieudonné, Manuel...).

 

Dans tous les cas, les noms des souverains sont suivis des dates de règne. En effet, à plusieurs reprises, des divergences me sont apparues tant dans le nom du régnant (orthographe, numéro d'ordre) que dans les dates. Par souci de précision, j'ai tenté de préciser et d'harmoniser le plus possible. Au moins, l'abondance des éléments permettra de mieux retrouver les émetteurs concernés. Dans la partie bibliographique, ces détails ne sauraient être le gage de l'exactitude de la datation, qui, souvent depuis le dix-neuvième siècle, a été contestée et revue.

 

Néanmoins, dans quelques cas, des difficultés subsistent. C'est le cas, par exemple, pour les émissions au type bléso-chartrain. J'ai utilisé le terme de type bléso-chartrain qui a été employé par Poey d'Avant, sans lui donner une autre importance que descriptive. Plusieurs publications ont étudié ce type en considérant plusieurs ateliers à la fois. De façon générale, j'ai reproduit dans les divers compléments la liste des principales études.

Les études générales relatives aux monnaies tournois et aux monnaies parisis, prises dans le sens de monnaies de compte ont été reportées dans un souci de simplification aux ateliers de Paris ou de Tours.

Les espèces émises dans le cadre du monnayage semi-royal avec le nom du roi et celui d'une ville ont été classées dans les compléments relatifs à la ville. Les émissions strictement royales effectuées dans les anciens ateliers féodaux n'ont pas été reprises, mais j'ai donné en liste bibliographique la référence au classement de Jean Duplessy, généralement pour les émissions antérieures à Philippe II Auguste (1180-1223).

Comté de Poitou (II, p. 1)

<Poitiers, Melle> (carolingien, dixième siècle-1199) (II, p. 5-35)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Poitou sont parfois mélangées entre les divers ateliers, tels que Melle (qui donna naissance au prototype monétaire), Poitiers, etc. Les frappes de l'atelier de Melle ont débuté dès le début de la période carolingienne. Elles se poursuivirent de façon ininterrompue jusqu'au règne de Charles le Simple (898-929) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 602-631).

Ces deniers de Charles le Simple ont alors été immobilisés et produits pendant une longue période. On les retrouve jusque dans des trésors du treizième siècle.

Poey d'Avant a, comme souvent, intégré dans son catalogue des monnaies parfaitement carolingiennes. Les PA 2347-2348, 2412 appartiennent aux émissions de Charlemagne ou Charles le Chauve (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 606). Les PA 2338-2345 appartiennent aux émissions de Louis le Pieux (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 607-614). Les PA 2346; 2349 2402-2411, sont des deniers et oboles de Charles le Chauve (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 621, 622, 625, 627). Les PA 2350-2355, 2361 appartiennent aux émissions de Pépin II d'Aquitaine (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 615-618). Le PA 2356 appartient à Carloman (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 628).

Les monnaies féodales sont classées en deux groupes selon que la légende du droit est circulaire ou bilinéaire. La typologie d'Engel et Serrure est relativement facile à utiliser.

* Monnaies au revers avec légende circulaire.

            - CARLVS REX, MET+VLLO les PA 2357, 2359-2360, 2365-2401.

* Monnaies au revers à légende bilinéaire.

            - CARLVS REX, MET-ALO les PA 2413-2445, 2457-2503.

            - CARLAS en deux lignes (PA 2446-2456).

A côté de ces monnaies ont été découvertes quelques monnaies en or, de type féodal ancien, les PA 2364 à la légende CARLVS REX REX R et PA 2358 en or METxVLLO.

Ces émissions traditionnelles ne sauraient être postérieures au mariage d'Eléonore d'Aquitaine avec Henri Plantagenet (1152) qui fit passer le Poitou sous domination anglaise.

Il est possible qu'une émission intermédiaire ait eu lieu entre le mariage (1152) et 1189, lorsque Richard Coeur de Lion prit le titre de Roi. Certaines de ces frappes portaient les marques des types anciens (PA 2504 et 2569-2575) d'autres espèces, type PA 2362-2363, portent la légende PICTAVI CIVIS.

Richard Coeur de Lion (1169-1199) fit donc frapper des monnaies avec son titre de roi (PA 2505-2568) entre 1189 et 1199. Les émissions furent vraisemblablement suspendues pendant un laps de temps assez long. Les espèces attribuées à Jean-sans-Terre (1199-1216) pourraient être en réalité antérieures à Richard Coeur de Lion (PA 2595).

Les séries anglo-françaises ont fait l'objet d'un très grand nombre de publications. Nous en donnons la liste. Toutefois, on choisira, sauf nécessité de se reporter au travail d'Elias qui a résolu la grande majorité des problèmes auxquels se sont heurtés les différents chercheurs. Il a pu revoir toutes les attributions, la typologie et les datations.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lecointre-Dupont, G., 1839, "Essai sur les monnaies de Poitou et sur leurs divers types", Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, p. 263-276.

Lecointre-Dupont, G., 1840, "Essai sur les monnaies de Poitou et sur leurs divers types", Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, p. 203-248.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 422-424.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 334-338.

Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Les frappes des trois ateliers ne sont pas distinguées.

Type immobilisé: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 127-137).

Type immobilisé: deniers (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 412).

Richard Coeur de Lion (1169-1199): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 420 suiv.).

Richard Coeur de Lion (1169-1199): deniers (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 36-38).

Richard Coeur de Lion (1169-1199): oboles (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 36-38).

Jean-sans-Terre (1199-1216): denier (Labouret, H., Bulletin de la société française de numismatique, décembre 1949, p. 2).

Jean-sans-Terre (1199-1216): sur la datation, l'attribution et le lieu de frappe de ces monnaies (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 138-139).

<Montreuil-Bonnin> (1241-1271, 1311-1316) (II, p. 5-35)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le comte Alphonse de Poitiers installa l'atelier de Poitou à Montreuil-Bonnin. L'atelier produisit des deniers très proches du type royal et en 1263 il lui fut interdit de continuer à les émettre (PA 2576-2589).

L'atelier fut rouvert en 1265 avec des espèces qui faisaient mention de nouveau titre de comte de Toulouse (PA 2590-2594) qu'Alphonse de Poitiers avait obtenu en 1249.

L'atelier fut à nouveau actif sous Philippe le Long (1311-1316). Il émit alors quelques espèces (PA 2596-2599).

Montreuil-Bonnin est mentionné dans l'ordonnance de 1315. L'atelier féodal ferma en 1316, lorsque Philippe le Long devint roi sous le nom de Philippe VI. Sur l'atelier se reporter aussi au chapitre précédent.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Boutaric, E., 1868, "Histoire monétaire d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse", Revue numismatique, p. 285-302, 365-387.

Boutaric, E.-P., 1870, Saint-Louis et Alfonse de Poitiers. Etude sur la réunion des provinces du midi et de l'ouest à la couronne et sur les origines de la centralisation administrative, Paris.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 422-424.

Alphonse de Poitiers (1241-1271): sur les frappes à Montreuil-Bonnin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 139-140).

Philippe de France (1311-1316): doutes sur la réalité des deniers PA 2596-2597 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 140).

Mauléon <Niort, Châtillon sur Sèvre> (II, p. 35)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier fut ouvert par Savary qui avait reçu de Jean sans Terre (1199-1216), la seigneurie de Mauléon. Il frappa sans doute à Niort (PA 2600-2603). En 1224, la seigneurie reçut confirmation de ses droits monétaires. Quelques monnaies furent alors émises en vertu de ce droit (PA 2604-2605).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Lecointre-Dupont, G., 1838, "Notice sur la monnaie des seigneurs de Mauléon en Poitou", Revue numismatique, p. 186-198.

Lecointre-Dupont, G., 1845, "Notice sur deux deniers de Savary de Mauléon et sur l'atelier monétaire de Niort, aux XIe et XIIe siècles", Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, p. 49-59.

Lecointre-Dupont, G., 1848, "Deniers de Savary de Mauléon", Revue numismatique, p. 452-453.

Débats sur les rapports entre Melle et Mauléon (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 127-137, 140).

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 424-425.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 338.

Vicomté de Thouars (?) (II, p. 40)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé. Il aurait frappé en vertu d'un droit accordé en 1226 par Henri III roi d'Angleterre. Aucune monnaie n'a été retrouvée.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 425.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 338.

Parthenay (?) (II, p. 40)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'a sans doute pas existé.

Comté de La Marche, comté de La Marche et d'Angoulême (II, p. 41)

Lusignan <Bellac> (1208-1260) (II, p. 43)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Lusignan n'eut qu'une activité très réduite sous le règne d'un des comtes au nom de Hugues. Poey d'Avant donne l'émission à Hugues XI de Lusignan (1249-1260), tandis que P. De Cessac les rangea à Hugues X de Lusignan (1208-1249), s'appuyant sur le texte d'Henri III d'Angleterre ordonnant en 1226 que la monnaie de Lusignan soit reçue sur ses terres (PA 2606-2608).

Un seul et unique denier peut être attribué à Hugues XI de Lusignan qui partit en croisade en 1249 et mourut en 1250 (Cessac).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 427.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Hugues X de Lusignan (1208-1249): ce comte aurait émis les premiers deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 145).

Hugues XI de Lusignan (1249-1260): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 145-146).

Hugues XI de Lusignan (1249-1260): denier (De Cessac, P., 1883, "Un denier inédit de Hugues XI de Lusignan, comte de la Marche", Revue numismatique, p. 186-188).

Comté de La Marche <Bellac> et d'Angoulême (carolingien, 1180-1303, 1315-1320) (II, p. 44 et 48)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Il est presque impossible de distinguer dans l'évolution chronologique les monnaies émises au titre de la seigneurie de la Marche de celles émises à Angoulême. Nous traiterons, cette fois encore, les deux ateliers dans le même chapitre.

Les émissions d'Angoulême remontent aux Carolingiens. Les dernières frappes furent faites pour Louis IV d'Outre-Mer (936-954) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 47-50). Les PA 2643-2645 appartiennent à ces émissions carolingiennes.

Les frappes de ce type furent immobilisées sans doute quelque temps. Lors de la réouverture de l'atelier Hugues IX de la Marche (1180-1208) qui avait reçu le comté après le mariage de Hugues X son fils avec l'héritière d'Angoulême, Hugues IX de la Marche (1180-1208) créa un type de revers très proche de celui des anciennes monnaies (3 annelets et un ou deux croissants contre quatre annelets entourant une croisette) (PA 2669). Les frappes débutèrent donc en même temps en Marche et à Angoulême (à moins qu'un seul atelier n'ait émis pour les deux). A côté de cette émission spectaculaire, il reprit la frappe des types traditionnels (PA 2646-2668).

Un document de 1211 nous apprend que Hugues IX de la Marche (1180-1208) avait modifié sa monnaie. Cette nouvelle monnaie fut frappée à Bellac en tant que comte de La Marche (PA 2609-2614).

La suite des émissions reste presque impossible à démêler. Hugues X émit à Lusignan (voir plus haut). Il dut émettre au type de la Marche avec la marque CHE dans le champ (PA 2615-2620). Certaines portent la vieille légende angoumoise immobilisée (PA 2621-2623).

Hugues XII le Brun (1261-1282) émit pour la Marche des deniers et oboles avec son nom HVGO BRVNNI (PA 2624-2627). A Angoulême, ses frappes portent la marque SIS en champ (PA 2670-2671). Ses émissions incorporèrent également des lettres et des symboles divers: une étoile (PA 2672-2673), un E (PA 2674) ou une coquille à Angoulême (PA 2675).

A la majorité d'Hugues XIII (1282-1303) les monnaies portèrent les écus et marques de Lusignan (PA 2628-2629 la Marche).

La mort d'Hugues XIII (1282-1303) l'atelier d'Angoulême ferma et les émissions furent alors produites par l'atelier de la Marche.

Les monnaies de Gui ne présentent aucune difficulté (1302-1308) (PA 2630-2633). En 1308, les comtés furent réunis à la couronne et il semble que Yolande de Lusignan n'eut pas le droit de battre monnaie.

En 1315, Charles de France (1315-1322) reçut le comté de son frère le roi Louis X le Hutin et frappa monnaie qui est citée dans l'ordonnance de 1315 (PA 2634-2642). En 1320 Charles reçut interdiction d'émettre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1835, "Dissertation sur les monnaies d'Angoulême et de La Marche", Mémoires de la société des Antiquaires de l'Ouest, p. 339-362.

De Cessac, P., 1886, "Chronologie des comtes de La Marche au point de vue du classement de leurs monnaies", Revue numismatique, p. 61-85.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 425-429.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 70-71, 292-293.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 146-148).

Hugues XI de Lusignan (1249-1260): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 145-146).

Hugues XI de Lusignan (1249-1260): denier (De Cessac, P., 1883, "Un denier inédit de Hugues XI de Lusignan, comte de la Marche", Revue numismatique, p. 186-188).

Hugues XII (1261-1282): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 148-149, 401).

Hugues XII (1261-1282): deniers (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 448-449).

Hugues XIII (1282-1303): réattribution des deniers de Hugues XIII à Hugues XII (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 148-149).

Hugues XIII (1282-1303): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 146).

Gui de Lusignan (1302-1308): denier (De Barthélémy, A., 1843, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 384-406).

Charles de France (1314-1322): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 146).

Charles de France (1314-1322): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 146).

Charles de France (1314-1322): denier type Caron 210 (Duplessy, J., 1964, "Acquisitions récentes du Cabinet des Médailles (monnaies françaises royales et féodales)", Revue numismatique, p. 129-135).

Charles de France (1314-1322): obole type PA 2637 (Duplessy, J., 1964, "Acquisitions récentes du Cabinet des Médailles (monnaies françaises royales et féodales)", Revue numismatique, p. 129-135).

Comté de Périgord (II, p. 55)

Périgueux <Sale-au-Comte> (1180-1339) (II, p. 58)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Périgueux furent d'abord des copies des frappes d'Angoulême, portant les mêmes légendes. Cependant, alors qu'Hugues IX de la Marche (1180-1208) créa à Angoulême et à la Marche un type de revers très proche de celui des anciennes monnaies (3 annelets et un ou deux croissants contre quatre annelets entourant une croisette), les frappes de Périgueux comportaient 5 annelets (PA 2676-2683).

Les frappes furent modifiées par Hélie VI (1245-1261) qui introduisit un nouveau type (PA 2684).

Les monnaies des successeurs n'ont pas été retrouvées, ni celles d'Archambaud III (1261-1295), ni d'Hélie VII (1295-1311), ni celles d'Archambaud IV (1311-1336). L'atelier était installé en 1322 au château de Sale-au-Comte, et le comté réuni à la couronne en 1339.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 430-431.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 225.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Hélie VI (1245-1261): attribution des deniers à Hélie VI plutôt qu'à Hélie V comme l'avait proposé A. De Longpérier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 149-150).

Bergerac (1345-1361) (II, p. 60)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Bergerac ouvrit après la prise de la ville en 1345. Offerte à Henri de Lancastre, général d'Edouard III, il y émit à partir de 1347 diverses séries monétaires comme comte (gros, demi-gros et blancs). Devenu, en 1351, duc de Lancastre, il émit quelques gros, demi-gros et esterlins. Ses monnaies de billon sont rares. Dans le détail les dénominations étaient particulièrement variées, comme toutes les émissions monétaires de cette période de guerre (PA 2685-2703).

Les séries anglo-françaises ont fait l'objet d'un très grand nombre de publications. Nous en donnons la liste. Toutefois, on choisira, sauf nécessité de se reporter au travail d'Elias qui a résolu la grande majorité des problèmes auxquels se sont heurtés les différents chercheurs. Il a pu revoir toutes les attributions, la typologie et les datations.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 1003.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 222-223.

Elias, N., 1979, "The Coinage of Bergerac, 1347-1361", British numismatic Journal, p. 56-73.

Henri de Lancastre (1347-1361): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p.150-155).

Henri de Lancastre (1347-1361): gros (Serrure, R., 1886-1890, "Les collections de Bordeaux, monnaies rares ou inédites, nouvel atelier du prince Noir, gros de Bergerac d'Henri de Lancastre", Bulletin de numismatique, p.132-136).

Henri de Lancastre (1347-1361): double à la couronne (imitation du double de Philippe VI) (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1516).

Henri de Lancastre (1347-1361): gros au lion (Woodhaed, P., 1975, "Le Gros au lion de Bergerac ", Bulletin de la société française de numismatique, p. 841-843).

Henri de Lancastre (1347-1361): double parisis (Dhénin, M., 1982, "Quelques monnaies inédites de Guyenne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 228-230).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros tournois à la croix longue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 152-153).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros tournois à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 153).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros au châtel aquitanique (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 153-154).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros tournois au léopard au-dessus (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 154-155).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 155-156).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros à la fleur de lis (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 156).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): gros au léopard passant (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 156-157).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): double (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 157).

Henri comte de Lancastre (1347-1361): denier au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 157-158).

Henri duc de Lancastre (1347-1361): gros tournois à la couronne avec léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 158).

Henri duc de Lancastre (1347-1361): gros au léopard couchant (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 159).

Henri duc de Lancastre (1347-1361): sterling à la tête barbue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 160).

Henri de Lancastre (sans titre) (1347-1361): gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 160-161).

Henri de Lancastre (sans titre) (1347-1361): double à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 161).

Henri de Lancastre (1347-1361): gros au léopard à la croix longue (Cook, B. J., 1989, "An addition to the coinage of Bergerac", British Numismatic Journal, p. 212).

Comté de Saintonge (II, p. 64)

Saintes (dixième siècle) (II, p. 64)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Quelques émissions monétaires carolingiennes ont été portées au crédit de Saintes. Il s'agit de frappes de Charlemagne et de Louis IV d'Outre-Mer (936-954) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 910-912).

Les deniers et oboles de faible aloi ont sans doute été frappés au cours du dixième siècle (PA 2704-2708).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Longpérier, A., 1839, "Restitution à la ville de Saintes d'une monnaie attribuable à Autun", Revue numismatique, p. 128-153.

Grasilier, P. Th., 1868, "La monnaie de Saintes au XIe et XIIe siècles", Annuaire de la société de numismatique, p. 326-329.

Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 155.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 431.

Caron, E., 1900, "Un denier de Saintes", Bulletin de numismatique, p. 65-66.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 352.

Sainte-Marie de Saintes (?) (II, p. 66)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Cet atelier n'a pas existé, malgré les efforts de A. De Barthélémy pour lui attribuer des monnaies. Voir l'évêché de Maguelonne.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Barthélémy, A., 1843, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 384-406.

De Barthélémy, A., 1844, "Denier de Sainte-Marie de Saintes", Revue numismatique, p. 243-244.

Royaume, duché d'Aquitaine (II, p. 66)

Bordeaux (II, p. 70)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires mérovingiennes et carolingiennes de Bordeaux furent relativement peu importantes. Elles débutèrent lorsque Louis le Pieux frappa quelques monnaies et se terminèrent avec des émissions de Louis V (986-987). Le PA 2746 appartient aux frappes de Louis V (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 216-220).

Très rapidement un duc prit le droit d'émettre. La chronologie des émissions des ducs ou comte de Bordeaux reste largement à établir.

Un premier groupe de frappes correspond aux émissions des Sanche, sans doute de Sanche Guillaume mort en 984 (PA 2711-2718).

Les émissions de Bernard Guillaume (984-1010) comprennent des deniers et des oboles à la main ouverte, sans doute un gant d'investiture (PA 2719). A ce même Bernard Guillaume (984-1010), nous devons attribuer certaines des monnaies GVILELMO (PA 2720-2724, 2726-2727) dont un exemplaire a été retrouvé dans le trésor du Puy. Nous devons éliminer de la liste le PA 2725 qui a été émis en Bourgogne transjurane. Il reste impossible de séparer les émissions de Sanche Guillaume (1010-1032) de celles de Bernard Guillaume (984-1010).

Caron a pu publier un denier d'Eudes (1036-1040) caractérisé par une légende explicite: + ODO COMES.

Gui-Geoffroi comte (1043-1058) émit encore quelques monnaies identifiées (PA 2736-2737), avec le titre de REX lorsqu'il devint duc d'Aquitaine et après être passé par un type intermédiaire (PA 2739).

Ayant changé son nom pour celui de Guillaume VIII (1058-1086), il continua sans doute à émettre des monnaies au nom de Guillaume, comme le firent à sa suite les Guillaume IX (1086-1126), Guillaume X (1126-1137). Ces deniers sont caractérisés par des lettres épaisses (PA 2728-2735).

Les deniers de Guillaume X commencent à trancher avec ceux de ses prédécesseurs soit par le style (PA 2740), soit par la légende (PA 2738).

Les espèces au nom de Louis VII (1137-1180) se répartissent en plusieurs groupes. Les premières étaient au nom de Louis VII (PA 2747-2748) présenté comme REX ET DVX, associé à des émissions au nom d'Aliénor (PA 2741-2744, le PA 2745 est inventé; voir aussi plus bas pour les frappes d'Eléonore). Les dernières monnaies émissions avant le mariage d'Aliénor et d'Henri Plantagenet (en 1152) sont au nom de Louis VII (PA 2749-2755).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Ducrocq, T., 1876, "Observations sur le monnayage anglo-français de l'Aquitaine dans les ateliers de Bordeaux, Poitiers et dans l'atelier probable de Périgueux", Bulletin de la société des antiquaires de l'Ouest, p. 335.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 431-434.

Lalanne, E., 1892, Notes sur la numismatique bordelaise, Bordeaux.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 215-217.

Lafaurie, J., 1963, "La monnaie bordelaise du Haut Moyen Age", Histoire de Bordeaux, Ch. Higounet éd., p. 291-338.

Brand, J. D., 1975, "Les deniers et les oboles au nom d'un roi Edouard, duc d'Aquitaine", Bulletin de la société française de numismatique, p. 836-839.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales de Louis VII, p. 66).

Type carolingien Lothaire (954-986): deniers, oboles (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 156).

Type carolingien Louis V (986-987): les deniers semblent être dernières frappes du type carolingien (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 220).

Anonyme: BVRDEGALA, croix, + CIVRTAS quatre croissants formant croix (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1518).

Sanche (avant 984): deniers signalés et non retrouvés (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 157).

Sanche (avant 984): l'atelier frappa au nom des comtes locaux, d'abord les Sanche (Sanche-Garcie, Sanche-Sanchon, Sanche-Guillaume) antérieurs à 984 (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169.

Guillaume (après 984): après les Sanche (Sanche-Garcie, Sanche-Sanchon, Sanche-Guillaume) antérieurs à 984, les frappes au nom des Guillaume qui se succédèrent. La présence de monnaies de Guillaume permet de dater les premières émissions des années 1000 environ (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169.

Bernard-Guillaume (984-1010): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 157, 400).

Sanche-Guillaume (1010-1032): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 157).

Eudes (1036-1040): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 158).

Gui Geoffroi (1052-1086): denier de Sancerre PA 2000 attribué à Gui Geoffroi (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 171).

Guillaume VIII (1058-1087): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 158).

Guillaume IX (1087-1127): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 158).

Guillaume X (1127-1137): obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 463).

Eléonore (1137-1139): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 158).

Louis VII roi de France (1137-1152): l'attribution des deniers PA 2746 à Louis VII est contestée (à tort) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 159).

Louis VII roi de France (1137-1152): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 160).

Monnaies anglo-françaises (II, p. 82)

Monnaies anglo-françaises (1152-1453) (II, p. 82)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le mariage d'Eléonore avec Henri de Plantagenet et surtout l'accession d'Henri à la royauté anglaise sous le nom d'Henri II (1154-1189) entraînèrent des perturbations majeures dans les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre, donnant par voie de conséquence naissance à la guerre de Cent ans.

Les ateliers français situés dans les terres possédées ou rattachées au royaume anglais adoptèrent des types et des rythmes de frappes typiquement anglais.

* Dans un premier temps, les anglais continuèrent à adopter ou s'adaptèrent aux systèmes locaux basés sur le denier traditionnel. Les émissions étaient sporadiques et rares.

* Dans un second temps, avec le règne d'Edouard I (1272-1307), et surtout avec le règne d'Edouard III se multiplièrent les ateliers, les émissions et les types monétaires. Ainsi, se mettait en place toute une circulation monétaire complètement différente des frappes monétaires françaises.

Cette brutale augmentation des frappes monétaires était le résultat de la combinaison de plusieurs causes.

- Tout d'abord les rois anglais ont voulu refondre et homogénéiser le stock monétaire en refrappant les émissions françaises.

- D'autre part, les besoins croissants liés aux guerres ont rendu nécessaires de vastes émissions et, en cas d'urgence, la refonte des émissions anciennes qui étaient refrappées avec une valeur libératoire supérieure.

- Enfin la pénurie de métal, typique du début du quatorzième siècle et surtout du quinzième siècle qui contraignait les rois à multiplier les opérations financières destinées à maintenir une masse monétaire toujours insuffisante avec un stock monétaire en constante diminution.

Multiplication des ateliers, des émissions et des types caractérisèrent donc la période.

Les séries anglo-françaises ont fait l'objet d'un très grand nombre de publications. Nous en donnons la liste. Toutefois, on choisira, sauf nécessité de se reporter au travail d'Elias qui a résolu la grande majorité des problèmes auxquels se sont heurtés les différents chercheurs. Il a pu revoir toutes les attributions, la typologie et les datations.

Il nous est pratiquement impossible de revoir toutes les monnaies des ateliers étudiés par Poey d'Avant à la lumière des nouvelles études et publications, en particulier celles d'Elias. Ces monnaies anglo-françaises sont un des domaines où le travail de Poey a le plus vieilli, tant en raison de l'importance des manques qu'en raison des très importants progrès réalisés tant en matière de chronologie et de classement.

Cependant, pour ne pas introduire de ruptures dans la présentation de cette introduction, je donnerai la liste des publications, sur la base des principes antérieurs, puis je listerai les types monétaires selon la terminologie d'Elias. Dans cet inventaire, nous avons d'abord regroupé les frappes qui ne sont pas attribuées à des ateliers déterminés, puis les frappes localisées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chautrad, J., 1871, Imitations des monnaies à type esterlin frappées en Europe pendant le XIIIe et le XIVe siècle, Nancy.

Serrure, R., 1886-1890, "Les collections de Bordeaux, monnaies rares ou inédites, nouvel atelier du prince Noir, gros de Bergerac d'Henri de Lancastre", Bulletin de numismatique, p.132-136).

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 431-434, 999-1003.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 217-220.

Hewlett, L. M., 1920, Anglo-Gallic coins, reprinted from the Numismatic Chronicle, fourth series, vols V, VI, VIII, XII and XIX, Londres.

Capra, P., 1958, "Recherches sur la valeur des monnaies dans le Bordelais au temps de la lieutenance du Prince Noir (1354-1357)", Bulletin philologique et historique du Comité des Travaux, p. 471-563.

Capra, P., 1960, "Le léopard et le guyennois d'or, monnaies d'Aquitaine, essai sur la chronologie de leurs émissions", Annales du Midi, p. 393-409.

Bresford-Jones, R. D., 1964, A Manual of Anglo-Gallic gold coins, Londres.

Capra, P., 1968, "L'histoire monétaire de l'Aquitaine anglo-gasconne au temps du Prince Noir", Bulletin de la Société archéologique de Bordeaux, p. 93-151.

Capra, P., 1975, "Pour une histoire de la monnaie anglo-gasconne", Annales du Midi, p. 405-430.

Capra, P., 1979, "Les espèces, les ateliers, les frappes et les émissions monétaires en Guyenne anglo-gasconne aux XIVe et XVe siècles", Numismatic Chronicle, p. 139-154.

Capra, P., 1980, "Les espèces, les ateliers, les frappes et les émissions monétaires en Guyenne anglo-gasconne aux XIVe et XVe siècles", Numismatic Chronicle, p. 134-164.

Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris.

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

<Henri II (1154-1189)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre (PA 2756-2759).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Deniers (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 31-32).

Oboles (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 31-32).

<Richard Coeur de Lion (1189-1199)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre (PA 2760-2771).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 473).

Deniers (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 34-35).

Oboles (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 34-35).

<Eléonore, Aliénor (1189-1199>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre. Voir aussi les émissions des comtes et ducs sur les frappes d'Eléonore alias Aliénor (PA 2741-2745).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Deniers (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 39-40).

Oboles (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 39-40).

<Edouard I, sous le règne de son père (1252-1272)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Deniers au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 44-45).

Oboles au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 44-45).

Edouard I (1272-1307) (II, p. 85)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre. Poey d'Avant mentionnait les ateliers suivants: Bordeaux (II, p. 85, PA 2772-2777), Guessin (II, p. 85, PA 2778-2781), Limoges (II, p. 86, PA 2782), ateliers inconnus (II, p. 86, PA 2783-2793).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 161).

Obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 161).

Piéfort d'un denier (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Deniers au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 46-47).

Oboles au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 46-47).

Deniers à la croix longue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 57).

Deniers au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 48-50).

Oboles au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 50-51).

<Edouard II (1307-1327)>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 56-58).

Maille blanche (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 59).

Maille blanche hibernie (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 59-60).

Edouard III (1317-1355) (II, p. 87)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 162).

Mouton d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 162).

Guyennois d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 162).

Léopard d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Noble d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Demi-noble d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Piéfort du gros PA 2858 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Piéfort du gros PA 2862 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Piéfort du gros PA 2863 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Piéfort du blanc PA 2805 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 163).

Piéfort du gros PA 2903 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 164).

Piéfort du double denier PA 224 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 164).

Piéfort de l'obole (?) PA 2799 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 164).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 164-166).

Demi-gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 164).

Gros tournois (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 165-166).

Plaque, argent (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 165).

Esterlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 165).

Piéfort du gros PA LXIII, 6 (Caron, 1906, Procès-Verbaux de la société française de numismatique, p. xii).

Noble (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 484).

Obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 503).

Piéfort d'un florin (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Demi-gros au lion (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Piéfort du gros à la couronne (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Gros tournois au léopard passant: variétés (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Gros tournois au léopard passant (Brand, J. J., 1977, "Les gros tournois au léopard passant", Bulletin de la société française de numismatique, p. 174-176).

Gros tournois (Elias, E. R. D., 1978, "Un gros tournois d'Aquitaine inédit", Bulletin de la société française de numismatique, p. 419).

Gros au lion (Elias, E. R. D., 1981, "The Gros au Lion of Aquitaine", Numismatic Chronicle, p. 65-70).

Demi-gros au lion (Elias, E. R. D., 1981, "The Gros au Lion of Aquitaine", Numismatic Chronicle, p. 65-70).

Ecu (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 68-70).

Demi-écu (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 70).

Quart d'écu (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 71).

Florin (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 71-72).

Léopard d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 73-75).

Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Gros aquitanique au léopard au-dessus (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 86-87).

Gros tournois à la croix mi-longue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 87-88).

Gros tournois à la croix longue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 88-90).

Gros tournois à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 90-91).

Gros au léopard à la croix longue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 91-92).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 92-94).

Demi-sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 94-95).

Gros bordelais (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 95).

Gros au léopard passant (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 96).

Gros à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 97-98).

Gros au châtel aquitanique (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 98-99).

Gros tournois au léopard au-dessus (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 99-101).

Gros à la porte (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 102-103).

Gros aquitanique au léopard au-dessus (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 104-105).

Gros aux trois fleurs de lis (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 105-106).

Blanc au léopard sous couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 106-110).

Gros au léopard couchant (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 110-111).

Gros tournois à la couronne avec léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 111-112).

Gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 114-115).

Demi-gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 117).

Sterling guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 119).

Gros au buste (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 120-121).

Demi-gros au buste (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 121).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 122).

Double à la couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 125-130).

Double au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 130).

Double au léopard sous couronne (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 131-132).

Denier au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 133-135).

Obole au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 135-136).

Denier au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 136-140).

Obole au léopard (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 141-142).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Agen (II, p. 87, PA 2794-2797)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 116).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Guessin (II, p. 88, PA 2798-2799)

Dax (II, p. 88, PA 2800-2801)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Sterling à la tête barbue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 113).

La Rochelle (II, p. 89, PA 2802-2808)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Elias, E. R. D., 1985, "Demi-gros or Double ?", Numismatic Circular, p. 190.

Sharman, R., 1985, "Billon demi-gros au Lion reappears after more than a Century", Numismatic circular, p. 190.

Gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 116).

Demi-gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 117-118).

Sterling guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 119).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Poitiers (II, p. 90, PA 2809-2813)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Bordeaux (II, p. 90, PA 2814-2828)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Double guyennois (Dhénin, M., 1982, "Quelques monnaies inédites de Guyenne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 228-230).

Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Sterling à la tête barbue (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 112).

Petit gros de Bordeaux (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 114).

Gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 115-116).

Demi-gros au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 117).

Sterling guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 118).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 133).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Limoges (II, p. 92, PA 2829)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Lectoure (II, p. 92, PA 2830)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Monnaie PA 2830 (Caron, E., 1882, "Monnaies féodales", Annuaire de la société de numismatique, p. 179-189).

Bergerac (II, p. 93, PA 2831)

Ateliers inconnus (II, p. 93, 2832-2919)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Double (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 149).

Double parisis (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 150).

<Figeac>

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cavalié, L., Dieudonné, A., 1911, "La monnaie de Figeac", Revue numismatique, p. 238-245.

Denier au léopard (Dhénin, M., 1982, "Quelques monnaies inédites de Guyenne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 228-230).

Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 76-78).

Sterling guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 119).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 143-146).

Edouard, prince de Galles, dit le Prince Noir (1362-1372) (II, p. 104)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., 1898, "L'atelier du Prince Noir à Limoges en 1365", Revue numismatique, p. 507-518.

Demi-pavillon d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 167).

Esterlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 168).

Gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 168).

Noble (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 165).

Léopard d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 166).

Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 166-167).

Demi-guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 166-167).

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 172).

Demi-pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 173).

Gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 177).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 183-185).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 189-190).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 192-194).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 196).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 197).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 199).

Agen (II, p. 104, PA 2920-2926)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Double guyennois (Dhénin, M., 1982, "Quelques monnaies inédites de Guyenne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 228-230).

Gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 176).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 177-178).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 190).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 198).

Bordeaux (II, p. 105, PA 2927-2955)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Denier au lion (Dhénin, M., 1982, "Quelques monnaies inédites de Guyenne", Bulletin de la société française de numismatique, p. 228-230).

Guyennois d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 166-167).

Chaise d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 167-168).

Demi-chaise d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 169).

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 169, 171).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 173-174).

Gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 176).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 178).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 185-186).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 190).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 197).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 198).

<Dax>

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 179).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 186).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 190).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

<Fontenay ou> Figeac (II, p. 108, PA 2956-2964)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cavalié, L., Dieudonné, A., 1911, "La monnaie de Figeac", Revue numismatique, p. 238-245.

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 171).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 179).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 186-187).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 191).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 197).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 199).

Limoges <ou Lectoure> (II, p. 109, PA 2965-2982)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., 1898, "L'atelier monétaire du Prince Noir à Limoges en 1365", Revue numismatique, p. 507-518.

Chaise d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 168-169).

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 170, 171).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 174).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 180).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 187).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 191).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 199).

Poitiers (II, p. 110, PA 2983-3031)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Hardi d'or (Couchard, 1965, "Hardi d'or du Prince Noir de Poitiers", Bulletin de la société française de numismatique, p. 424.

Chaise d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 168-169).

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 170, 172).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 174).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 181).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 187-188).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 191).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

Denier au lion (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 196-197).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 199).

La Rochelle <ou La Réole> (II, p. 115, PA 3032-3059)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Piéfort du pavillon d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 167).

Chaise d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 168-169).

Pavillon d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 170, 172).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 174).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 181-182).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 188).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 192).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 199).

Tarbes (II, p. 118, 3060-3067)

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 177).

Demi-gros (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 182-183).

Sterling (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 188-189).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 192).

Double guyennois (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 195).

Ateliers inconnus (II, p. 119, PA 3068-3097)

Richard II (1377-1399) (II, p. 123)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre (PA 3098-3109).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Noble d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 168).

Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 168).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 201-202).

Demi-hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 202-203).

Double hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 203).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 203-204).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 204).

Henri IV, 1399-1413 <Henri V ou VI (1413-1422 ou 1422-1461)> (II, p. 124)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre. Les émissions royales des rois d'Angleterre sont inventoriées dans le Lafaurie et le Duplessy (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 220-259) (PA 3110-3137).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Relecture du hardi d'Henri IV qui est à supprimer (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 169).

Blanc PA 3137 d'Henri IV attribué à Henri roi de Castille et de Léon (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 169).

Hardi d'or (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 206-207).

Talbot (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 207-208).

Double hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 208).

Hardi d'argent (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 208-210).

Double hardi aux genêts (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 210).

Hardi aux genêts (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 210-211).

Denier (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 211-212).

Denier aux genêts (Elias, E. R. D., 1984, Les monnaies anglo-françaises, Paris, p. 212).

Monnaies anglo-françaises frappées en dehors de l'Aquitaine (II, p. 132)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre. Poey d'Avant a en effet catalogué des émissions attribuées à Henri V d'Angleterre (1413-1422) (PA 3165-3176) et d'Henri VI d'Angleterre (1422-1461) (PA 3177-3225).

Ces émissions appartiennent en réalité aux frappes royales d'Angleterre. On les trouvera dans le catalogue d'Elias, pages 217-259, mais aussi dans les catalogues consacrés aux émissions royales françaises, telles que Lafaurie ou Duplessy. Ces émissions ont été effectuées dans plusieurs ateliers:

* Henri V d'Angleterre (1413-1422): Rouen, Saint-Lô;

* Henri VI d'Angleterre (1422-1461): Amiens, Arras, Auxerre, Châlons-sur-Marne, Dijon, Mâcon, Le Mans, Nevers, Paris, Rouen, Saint-Lô, Saint-Quentin, Troyes.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Garnier, J.-F., 1995, "Le prétendu piéfort de l'angelot de Henri VI: une fantaisie", Bulletin de la société française de numismatique, p. 1096-1097.

<Royaume, duché d'Aquitaine sous autorité française> (II, p. 128)

Charles de France (1468-1474) (II, p. 128)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Après l'expulsion des Anglais, le duché est rattaché au frère de Louis XI, Charles de France (1468-1474). Quelques émissions eurent lieu, en or (PA 3138-3147, 3149), argent (PA 3148) et billon (PA 3150-3164). Sur les principes de classement, voir en tête de chapitre.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 999-1003.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 220-221.

Fort d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 169).

Denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 169).

Hardi (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 169).

Monnaies anglo-françaises frappées en dehors de l'Aquitaine (II, p. 132)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Voir plus haut.

Evêché d'Agen (vers 1040) (II, p. 143)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires d'Agen ont été effectuées aux environ de 1040 sous Arnaud Ier de Boville. Les très nombreux textes faisant référence à une monnaie d'Agen laisseraient plutôt penser qu'elle dut être frappée pendant une assez longue période, à moins qu'elle n'ait survécu sous forme d'unité de compte.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Saint-Amans, C., 1855, "De la monnaie dite arnaldèse des évêques d'Agen", Recueil des travaux de la société d'agriculture sciences et arts d'Agen.

De Saint-Amans, C., 1855, De la monnaie dite arnaldèse des évêques d'Agen, Agen.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 434-435.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 221-222.

Nony, D., 1959, "La monnaie arnaudine, essai de numismatique, Annales du Midi, 71, p. 5-20.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Clémens, J., 1987, "Anciennes familles de Périgueux et la monnaie d'Agen au XIIIe siècle", Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, 4, p. 307-314.

Arnaud I (vers 1140): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 171).

Abbés de Moissac (?) (II, p. 146)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Comtés particuliers de Gascogne (II, p. 146)

Comté de Comminges (?) (II, p. 147)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Comté de Bigorre (II, p. 147)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Comté de Fézenzac <Auch> (1032-1096) (II, p. 148)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions d'Auch débutèrent au onzième siècle sous Astanove Ier (1032-1050) (PA 3226) et se poursuivirent sous Aimeri II (1050-1097) (PA 3227).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 435.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 222.

Ayméric II (1050): denier (Chaudruc de Crazanes, 1854, "Note sur un denier d'argent d'Ayméric II, comte de Fézensac", Revue numismatique, p. 130-135).

Comté d'Armagnac (?) (II, p. 150)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées. Les quelques pièces qui ont été attribuées à cet atelier doivent être rattachées à Lectoure.

Vicomté de Lomagne <Lectoure> (1280-1373) (II, p. 151)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Lectoure ne sont maintenant connues que par deux dessins de monnaies repris par Poey d'Avant de Duby qui a donné deux deniers de Hélie Talleyrand (1280-1301) (PA 3228-3229) et de Jean d'Armagnac (1319-1373) (PA 3230-3231) qu'il conviendrait de confirmer par de nouveaux spécimens.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 435-436.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 224-225.

Hélie Talleyrand (1280-1301): denier (Caron, E., 1882, "Monnaies féodales", Annuaire de la société de numismatique, p. 179-189).

Jean (1313-1373): denier (Caron, E., 1882, "Monnaies féodales", Annuaire de la société de numismatique, p. 179-189).

<Evêché de Lomagne, Lectoure> (onzième-treizième siècles) (II, p. 151)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de l'évêché eurent lieu dans les années vers 1068-1074 lorsque l'évêque séjournait dans l'ancienne abbaye Saint-Genie, avant que le site ne soit brûlé en 1074. Le type de ces frappes porte d'un côté SANCTI GINii et de l'autre MOneTa DE LaITOR (Caron).

Une autre série de monnaies est connue: il s'agit de frappes de séries du treizième siècle portant LECTORAM, CIVITAS EPI (Caron).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 435-436, 1004.

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 173-177).

Anonymes: obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 173-177).

Vicomté de Fézenzaguet, Comtés d'Astarac et de Pardiac (?) (II, p. 153)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Bayonne (?) (II, p. 153)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées. La monnaie de Jean de Gand (1377-1382) (PA 3232) est très vraisemblablement une frappe espagnole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 177-178).

Vicomté de Béarn (II, p. 157)

Béarn <Morlaas, Pau>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Béarn se subdivisent en deux grands groupes: les frappes immobilisées au type de Centulle et les frappes ultérieures présentant de façon explicite le nom des vicomtes de Béarn.

Les premières frappes au nom de Centulle (PA 3233-3241) durent vraisemblablement débuter sous Centulle IV (1058-1088). Par la suite le type fut repris avec un léger tassement des poids. La frappe de centulles cessa lorsque débutèrent les émissions de Gaston VIII (1315-1343) (PA 3233-3241).

Après le passage dans la maison de Foix en 1290, les émissions reprirent sous Gaston VIII (1315-1343). C'est à lui qu'il convient d'attribuer le florin PA 3248 (et non à Gaston de Foix, 1436-1471).

Ces frappes furent suivies par une autre émission de florins au nom de Gaston IX Phébus (+ FEBVS COMES) (1343-1391). Les frappes se poursuivirent avec Jean de Grailly (1412-1436) qui émit des deniers et oboles en langue vulgaire (PA 3242-3243). Le denier reprit les types traditionnels, tandis que l'obole représentait la croix à longue queue et la vache (la baquette). Les frappes de Jean de Grailly à Morlaas furent suspendues de 1419 à 1422, lorsqu'il fut obligé, sous la pression des Anglais, de transporter son atelier à Pamiers où il frappa aux types royaux.

Les frappes de Gaston X de Grailly (Gaston IX de Foix) (1436-1472) se diversifièrent: cavalier d'or (PA 3244), grand blanc, blanc, demi-blanc, denier, baquette, entre autres monnaies (PA 3245-3247, 3249-3269). Cette multiplication des espèces n'inscrivit dans le développement des frappes monétaires des temps de guerre.

François Phébus (1479-1483), roi de Navarre fit émettre plusieurs séries de monnaies d'or, écu béarnais, demi-écu, blanc, demi-blanc, denier, baquette (PA 3270-3294).

Il n'y a pas de type nouveau dans les frappes de Catherine (1483-1484) (PA 3295-3316) avant son mariage avec Henri d'Albret (1516-1555) qui poursuivit les frappes (PA 3317-3325).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Duchalais, J.-B., 1840, "Observations sur le type des monnaies de Morlaas", Revue numismatique, p. 269-272.

Bascle de Lagrèze, G., 1855, "Essai sur l'histoire monétaire et numismatique du Béarn", Mémoires de l'académie des sciences de Toulouse.

Bascle de Lagrèze, G., 1855, Essai sur l'histoire monétaire et numismatique du Béarn, Toulouse.

Taillebois, E., 1883, "La monnaie morlane au nom de Centulle à propos de la découverte de 707 deniers et oboles faite à Pessan (Gers)", Bulletin de la société de Borda, p. 65-81.

Blanchet, A., 1886, Documents pour servir à l'histoire monétaire de la Navarre et du Béarn de 1562 à 1629, Dax.

Blanchet, A., 1887, "Documents pour servir à l'histoire monétaire de la Navarre et du Béarn, de 1562 à 1629", Annuaire de la société de numismatique, p. 129-180.

Blanchet, A., 1888, Numismatique béarnaise, les graveurs en Béarn, Pau.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 436-437, 1004-1006.

Blanchet, A., 1893, Numismatique du Béarn, I, Histoire monétaire du Béarn, Paris.

Schlumberger, G., 1893, Numismatique du Béarn, II, Description des monnaies, jetons et médailles du Béarn, Paris.

Deloche, M., 1893, "De la signification des mots Pax et Honor sur les monnaies béarnaises et du S barré sur les jetons des souverains du Béarn", Revue numismatique, p. 474-493.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 87-92.

Savès, G., 1978, "Le monnayage béarnais", Revue de Comminges, p. 357-374.

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 204.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Gaston de Foix (1436-1471): grand écu d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 179).

Gaston de Foix (1436-1471): demi-blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 179).

Gaston de Foix (1436-1471): liard (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 179).

François Phébus (1479-1484): écu (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 179).

François Phébus (1479-1484): demi-écu (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 180).

François Phébus (1479-1484): écu (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 536).

François Phébus (1479-1484): blanc (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 540).

Henri I d'Albret (1516-1555): liard (Clairand, A., 1992, "Essai de classement typologique et chronologique des liards à l'H de Navarre au nom d'Henri Ier d'Albret, 1516-1555", Bulletin de la société française de numismatique, p. 271-273.

Henri I d'Albret (1516-1555): blanc (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 548-549).

Henri I d'Albret (1516-1555): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 550).

Henri I d'Albret (1516-1555): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 553).

Henri II de Béarn (1572-1607): double banquette (Dumas, F., 1959-1960, "Trésor de Lescun (Basses-Pyrénées)", Revue numismatique, p. 211-236).

Henri II de Béarn (1572-1607): banquette (Dumas, F., 1959-1960, "Trésor de Lescun (Basses-Pyrénées)", Revue numismatique, p. 211-236).

Lescun (?) (II, p. 173)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées. La seigneurie de Lescun aurait émis des espèces au coin du roi de France.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 1006.

Navarre (II, p. 173)

Navarre <Saint-Palais, Pampelune, Saint-Jean-Pied-de-Port> (1000-1274, 1349-1610) (II, p. 173)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Navarre forment un ensemble cohérent dû à la parfaite homogénéité seigneuriale de cette région. Les incursions des Carolingiens n'ont ne rien bousculé des familles locales.

Ces émissions n'appartiennent pas pour autant aux émissions françaises. Seule l'habitude et la destinée de la Navarre peuvent expliquer leur intégration dans le domaine des recherches de numismatique française.

La Navarre était sous domination des Sanche. Les premières émissions furent le fait de Sanche III (1000-1035) avec le type IMPERATOR et NAVARA (Caron). Ces frappes se caractérisaient par un buste au droit qui demeura la marque des Sanche et Garcia. Par la suite, les typologies des émissions restent confuses, en raison des similitudes des noms des comtes, du moins jusqu'au début du treizième siècle, date du moment où le royaume passa entre les mains de Thibaud.

Les émissions de Garcia III (1035-1054) s'inscrivaient à la suite des frappes de Sanche III, mais le droit reçut la légende GARCIA REX (PA 3327).

Sanche IV (1054-1076) ne fit que légèrement modifier le revers en positionnant la légende NAVARA au-dessus de la croix (PA 3328 attribué à Sanche VI).

Les émissions de Garcia Ramirez IV (1134-1150) se caractérisaient par une grande croix cantonnée de deux étoiles (PA 3326 Caron sous Garcia II).

Les monnaies de Sanche VI (1150-1194) et de Sanche VII (1194-1234) sont difficiles à distinguer (PA 3329). Heiss tranche le problème en les attribuant toutes à Sanche VII et il est suivi sur cette question par Engel-Serrure. Ce point de vue est vraisemblable si nous remettons les émissions dans le cadre du développement des frappes après la réforme de la monnaie toulousaine vers 1175-1178 et dans le cadre des besoins liés aux armées et aux guerres du début du treizième siècle en Occitanie.

Thibaut I (1234-1253) de Champagne et neveu de Sanche fut proclamé roi à Pampelune en 1234. Les Thibaut introduisirent un type champenois en remplaçant le buste par une croix et au revers par le rempart à trois tours. Les émissions de Thibaut I (1234-1253) se caractérisent par la légende TEBALD REX (PA 3330).

Les frappes de Thibaut II (1253-1270) se caractérisant par une légende TIOBALD (PA 3331-3333).

Les frappes d'Henri Ier (1270-1274) manquent encore, mais celles de Jeanne (1274-1284) reprenaient le type des Thibaut, ce qui nous laisse penser qu'il devait en être de même avec les émissions d'Henri. Les deniers de Jeanne portaient IOHANA REGINA (PA 3334). Avec le mariage de Jeanne avec Philippe le Bel fit passer le royaume dans le domaine français.

Les émissions reprirent avec les frappes de Charles II le Mauvais (1349-1387) qui émit une grande série de contrefaçons des espèces françaises, entre autres. Il frappa des gros de divers types (PA 3336-3337 à la légende longue; PA 3338-3340 au grand K; etc.), des monnaies de billon (PA 3341-3343) pour ne citer que les principales. Le florin (PA 3335) a été réattribué par Caron à Evreux, tandis que Grierson en publia un autre.

Jean II et Blanche (1425-1441) étaient rois de Navarre et d'Aragon. Ils émirent plusieurs séries monétaires comme roi de Navarre. Ils frappèrent des blancs (PA 3344-3347, 3350; Crusafont 435), des demi-blancs (PA 3348; Crusafont 436), des gros (PA 3349; Crusafont 434) et des coronats (PA 3351-3352; Crusafont 437).

Charles de Viana (1441-1461) émit des séries qui ne figurent pas dans Poey d'Avant. Il s'agit de gros (Crusafont 438 KARTVS D PROPIETARIVS NAVR), des demi-gros (Crusafont 439, même légende), des coronats (Crusafont 440) et des demi-coronats (Crusafont 441).

L'étude des frappes de Jean II (1458-1479) a été renouvelée par Crusafont qui nous a donné une vision complète des diverses émissions de ce roi. Les frappes comprenaient un écu (PA 3353; Crusafont 442), un demi-écu (PA 3354; Crusafont 443), plusieurs séries de gros alors que Poey d'Avant n'en comptait qu'une (PA 3355-3356; Crusafont 444-449), deux séries de demi-gros (PA 3357-3358; Crusafont 450-451), des blancs (PA -; Crusafont 452); des demi-blancs (PA 3359; Crusafont 453); des coronats (PA 3360-3362; Crusafont 454) et des demi-coronats (PA-; Crusafont 455).

Sous François Phébus (1479-1483) les émissions furent moins abondantes et diverses: ducat d'or (PA 3363), blancs (PA 3364-3366).

Les émissions de Jean et Catherine (1484-1512) comprenaient des monnaies d'or (PA 3367-3375) et des blancs (PA 3376-3380).

Les émissions de Ferdinand le Catholique (1512-1515) sont abondantes mais bien classées depuis les travaux de Crusafont. Elles se composaient d'un quadruple ducat (PA 3384; 3387, Crusafont 642), de doubles ducats (PA 3381, 3383, 3386, 3388, Crusafont 643), de ducats (PA 3382, 3385 donné comme demi-ducat), de réaux (PA 3389-3401; Crusafont 645), de deniers coronats (PA 3402-3404; Crusafont 647) et des demi-coronats (PA-; Crusafont 648-649). Ces frappes étaient, bien entendu, inspirée des émissions de la Péninsule ibérique.

Les frappes d'Henri II d'Albret (1516-1555) comprenaient des écus d'or (PA 3405-3406), des douzains (PA 3407-3410), des liards (PA 3411-3413). Ces frappes combinaient les émissions de monnaies françaises et celles de Béarn.

Les émissions d'Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret (1555-1562) se composaient de testons (PA 3414, 3416-3418), demi-testons (PA 3415), des douzains (PA 3419-3420, 3422) des blancs (PA 3421), des douzièmes d'écu (PA 3423-3426, 3427-3430 ?), des liards (PA 3431-3433). C'est eux qui inaugurèrent les frappes de testons dans cette région.

Les frappes de Jeanne d'Albret (1562-1572) comprenaient des écus d'or (PA 3435-3437), des demi-écus (PA 3434), des testons (PA 3438-3444, 3446-3454, avec piéfort du teston PA 3445, 3462 ?), des demi-testons (PA 3455-3460), des douzièmes d'écu (PA 3461-3462).

Il n'entre pas dans notre propos de détailler les émissions monétaires d'Henri II de Béarn, III de Navarre, IV de France qui a émis des monnaies d'or, multiples et unités (multiples PA 3463-3464, écus PA 3465-3469), des francs (PA 3470, 3479-3480, 3483-3486), des testons (PA 3471-3474, 3476-3478, 3492-3494), des quarts de testons (PA 3475, 3490), des demi-francs (PA 3481-3482, 3487-3489), de demi-testons (PA 3491), des quarts d'écu (PA 3495-3496, 3498-3503), des huitièmes d'écu (PA 3497, 3504-3506), des douzains (PA 3510-3512), des liards (3513-3522).

Poey d'Avant a ajouté quelques monnaies qui sont hors de notre propos (PA 3507-3509, sans doute des jetons).

Des émissions de Navarre espagnole eurent lieu à Pampelune pendant cette période: elles relèvent de la numismatique espagnole.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Barthélémy, A., 1847, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 181-195.

Blanchet, A., 1886, Documents pour servir à l'histoire monétaire de la Navarre et du Béarn de 1562 à 1629, Dax.

Blanchet, A., 1887, "Documents pour servir à l'histoire monétaire de la Navarre et du Béarn, de 1562 à 1629", Annuaire de la société de numismatique, p. 129-180.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 826-828, 1006-1008.

Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris, p. 503-505.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 87-92.

Leroy, B., 1972, "Théorie monétaire et extraction minière en Navarre vers 1340", Revue numismatique, p. 105-123.

Marin de la Salud, J., 1975, La moneda de Navarra y su documentacion, 1513-1838, Madrid.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Sanche III (1000-1035): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 181).

Garcia II (1134-1150): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 181).

Sanche VII (1194-1234): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 181).

Jeanne I (1274-1305): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 181).

Charles le Mauvais (1349-1387): denier parisis (Gariel, E, 1877, "Un denier parisis de Charles le Mauvais", Annuaire de la société de numismatique, p. 115-136).

Charles le Mauvais (1349-1387): le florin PA 3335 est attribué à Evreux (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 182).

Charles le Mauvais (1349-1387): grand blanc (Caron, E., 1885, "Grand blanc de Charles le Mauvais", Annuaire de la société de numismatique, p. 116-118).

Charles le Mauvais (1349-1387): gros blanc au lis (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 561).

Charles le Mauvais (1349-1387): gros blanc à la couronne (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 564).

Charles le Mauvais (1349-1387): florin (Grierson, Ph., 1962, "An Unrecognized Florin of Charles the Bad, count of Evreux and King of Navarre", Revue numismatique, p. 187-192).

Charles de Viana (1441-1461): gros (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Charles de Viana (1441-1461): demi-gros (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Charles de Viana (1441-1461): coronat (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Charles de Viana (1441-1461): demi-coronat (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Jean (1441-1479): blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 182).

Jean (1441-1479): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 745).

Jean II (1458-1479): gros (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Jean II (1458-1479): blanc (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Jean II (1458-1479): demi-coronats (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Jean et Catherine (1484-1512): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 182).

Jean et Catherine (1484-1512): quart d'écu d'or (Société de numismatique, 1897, p. Xxxvi) (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1606).

Ferdinand le catholique (1512-1515): double ducat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 182).

Ferdinand le catholique (1512-1515): ducat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 182).

Ferdinand le Catholique (1512-1515): études des émissions (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Ferdinand le Catholique (1512-1515): demi-coronats (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid).

Henri d'Albret (1516-1555): écu au soleil (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 183).

Henri d'Albret (1516-1555): dizain (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 183).

Henri d'Albret (1516-1555): douzain, variété de PA 3407 (De Castellane, 1891, Revue numismatique, p. 478-479).

Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret (1555-1562): essai d'or du douzain (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 183).

Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret (1555-1562): douzain de billon (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 589).

Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret (1555-1562): essai d'or du douzain (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 590).

Jeanne d'Albret (1562-1572): écu d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184).

Jeanne d'Albret (1562-1572) et Henri II de Navarre: piéfort (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): double vacquette de 1588 ou 1589 (Dumas, F., 1960, "Une double vacquette d'Henri II de Béarn", Bulletin de la société française de numismatique, p. 451).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): franc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184-185).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): demi-écu (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184-185).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184-185).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): douzain (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184-185).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): quart d'écu (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 184-185).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): franc (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 603).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France): huitième d'écu (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 609).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France) et Marguerite de Valois (1572-1599): écu (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 613).

Henri II de Navarre (1572-1607, IV de France) et Marguerite de Valois (1572-1599): liard (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 618).

Marche d'Espagne (II, p. 203)

Marche d'Espagne (II, p. 203)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'éphémère invasion carolingienne dans le nord de l'Espagne a justifié l'idée d'une domination française sur cette partie de la Catalogne. Cette vision fut certainement renforcée par les occupations de ces régions, sous Louis XIII, puis sous Napoléon Ier. Les travaux français du dix-neuvième siècle ont donc pris en partie en compte les émissions de la Marche d'Espagne. Ce fut le cas de Gariel sur les émissions carolingiennes, d'E. Caron, 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, etc., qui signalèrent quelques pièces nouvelles. Si, dans certains cas, une telle attitude peut être justifiée, il reste cependant inutile de persévérer dans cette voie.

Les travaux de M. Crusafont ont renouvelé complètement l'étude des émissions de la Marche d'Espagne. Nous citons quelques références pour mémoire, mais les chercheurs auront tout intérêt à consulter et utiliser ses travaux récents. Il m'apparaît donc inutile de dresser la liste des très nombreuses émissions monétaires que M. Crusafont a pu mettre en évidence.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Crusafont i Sabater, M., 1989, Barcelona i la moneda Catalana, Barcelone.

Comté d'Urgel (1102-1408) (II, p. 203)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions d'Urgell sont peu étudiées par Poey d'Avant.

Pedro Ansurez, régent d'Ermengol VI (1102-1119), Ermengol VI (1102-1154), Ermengol VII (1154-1184) et Ermengol VIII (1184-1209), Pierre I de Catalogne-Aragon (1209-1213), Guillaume de Cerbère (1213-1228), Aurembiaix (1213-1231), Pons de Cabrère (1236-1243) (PA 3523), Ermengol X (1267-1314) (PA 3524), Pierre d'Aragon (1347-1408) (PA 3525-3528) . Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 442-443.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Seigneurs d'Agramont (?) (II, p. 206)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Evêché de Vich (948-1264) (II, p. 206)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Vich datent de l'évêque Guadamir (948-957), Oliba (1017-1046), Béranger Sunifred de Lluça (1078-1099) Pierre de Redorta (1147-1185), Bernard de Mur (1244-1264) (PA 3529).

Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 443-445.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Comté d'Ampurias (carolingien, 991-1277) (II, p. 207)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La ville d'Ampurias a émis quelques monnaies carolingiennes aux noms de Charlemagne et de Louis le Pieux (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 38-39). Les monnaies PA 3530-3531 appartiennent à ces émissions carolingiennes.

Les émissions monétaires comtales se poursuivirent sous les différents comtes Hugues I (991-1040), Hugues II (1078-1116) (PA 3532), Hugues III (1153-1173), Hugues IV (1200-1230), Hugues V (1269-1277). Ces monnaies sont très peu représentées dans le corpus de Poey d'Avant. Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 440.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Pons Hugues (1230-1267): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 186).

Comté de Barcelone (carolingien, dixième siècle-) (II, p. 209)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La ville de Barcelone a émis quelques monnaies carolingiennes aux noms de Charlemagne, Louis le Pieux et de Charles le Chauve (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 122-124). Les monnaies PA 3533-3534bis appartiennent à ces émissions carolingiennes.

Les émissions se sont poursuivies au cours du dixième siècle (PA 3535; Crusafont 8-10).

Les frappes ont repris avec Raimond Borrell (992-1018). Avec des deniers et des oboles (Crusafont 43-44). Sous Raimond Béranger I (1018-1035) eurent lieu plusieurs émissions en or et argent. Parmi les premières émissions d'or furent frappées des séries à caractères arabes et latins (PA 3536; voir Crusafont p. 176-180). Ces frappes se poursuivirent avec Raimond Béranger II (1076-1082) et Béranger Raimond II (1076-1096). La monnaie PA 3537 demande confirmation.

Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 437, 1347.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Type carolingien: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 186).

Raimond Béranger (1131-1162): denier (Crusafont i Sabater, M., 1980, "Nou typus carolingi de Barcelona de Cerles el Calb. El diner de Barcelona fins A R. Béranger I", II Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, p. 47-55).

Evêché de Girone <Gérone> (934-1096) (II, p. 212)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Poey d'Avant ne signale aucune monnaie pour cet évêché. Elles sont maintenant bien connues par les travaux des numismates catalans. Plusieurs séries sont distinguées. Les séries anonymes ont été émises dans les années 934-970 (Crusafont 23-26), 970-1016 (Crusafont 27-34), 1016-1096 (Crusafont 35-36). Par la suite des frappes signées ont eu lieu (Pierre Roger en 1010-1050), ainsi de des frappes anonymes datables des années 1096 (Crusafont 41-42).

Ces frappes se poursuivirent avec Raimond Béranger II (1076-1082) et Béranger Raimond II (1076-1096).

Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 445-446, 1347.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Florin de Girone frappé en 1464-1469 (Crusafont i Sabater, M. 1979, "Redescoberta del fiori de Girona ", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 401-406).

Comté de Bésalu (988-1111) (II, p. 212)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les monnaies de Bésalu ne sont pas répertoriées dans le travail de Poey d'Avant.

Des frappes furent faites sous Bernard Taillefer (988-1020), Guillaume et Bernard II (1052-1066), Bernard II (1066-1100), puis Bernard III (1100-1111). Sur les études consacrées à ce monnayage voir l'introduction et les travaux de M. Crusafont.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 440-442.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Comté de Cerdagne (?) (II, p. 213)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Comté de Roussillon (II, p. 213)

Comté de Roussillon, Perpignan (1014-dix-septième siècle) (II, p. 213, 223)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions du comté de Roussillon étaient frappées à Perpignan. Cependant Poey d'Avant suit l'habitude de citer dans un chapitre les frappes effectuées au titre du comté et dans un autre les émissions de Perpignan. Nous ne le suivrons pas dans notre commentaire, cette distinction ne s'imposant pas.

Comme pour les frappes de la Marche d'Espagne, les nouvelles recherches ont été récemment synthétisées par M. Crusafont. Il convient que chacun se reporte à ses travaux.

Les émissions ont débuté avec les frappes de Gausfred II (1014-1074) qui émit des deniers et des oboles (Crusafont 84-85). Elles se poursuivirent avec les frappes de Gérard I (1102-1115) (Crusafont 86), puis celles de Gausfred III (1115-1164) (PA 3538, Crusafont 87-88) et Gérard II (1164-1172) (PA 3539-3540, Crusafont 89-90).

Les frappes se poursuivirent avec les émissions d'Aragon en Roussillon, celles de Ferdinand Ier (1412-1416) (PA 3541-3544), puis d'Alfonse V (1416-1458) (PA 3545-3562), et celles de Jean II (1458-1479) (PA 3563-3566).

Les émissions de Perpignan faites sous les rois de France Louis XI (1462-1483) (PA 3579-3588) et Charles VIII (1483-1493) (PA 3589) relèvent des émissions royales françaises.

Les émissions de Ferdinand le Catholique (1493-1516) (PA 3567-3572, 3590-3598), Charles Ier (1516-1556) (PA 3599-3609), Philippe II (1556-1598) (PA 3610-3618), Philippe III (1598-1621) (PA 3573-3578, 3619-3622) relèvent de la numismatique espagnole. Les frappes de l'occupation française (1642-1649) (PA 3623-3636) et de Louis XIV (PA 3637-3643) relèvent de la numismatique française.

En 1598, Philippe II (1556-1598) autorisa la ville à faire une nouvelle production de billons urbains. Cette autorisation fut souvent renouvellée et ces frappes durèrent jusqu'au dix-septième siècle.

Sur les émissions locales, la meilleure mise au point est celle de M. Crusafont (Crusafont i Sabater, M., 1990, La moneda catalana local (S. XIII-XVIII), Madrid). Sur les émissions françaises, on doit consulter Duplessy, J., 1986-1989, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 446-447, 1348-1349.

Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris, p. 502.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 350-351.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Crusafont i Sabater, M., 1990, La moneda catalana local (S. XIII-XVIII), Madrid.

Gausfred (957/959-991): obole (Puig, J., 1895-1896, "obole inédite de Gausfred, comte de Roussillon", Bulletin de numismatique, p. 150).

Gausfred II (1014-1074): obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 675).

Gausfred II (1014-1074): denier (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 192).

Gausfred II (1014-1074): obole (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 192).

Gérard I (1102-1115): denier (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 192).

Gausfred III (1115-1164): denier (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 192).

Gausfred III (1115-1164): obole (Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 192).

Talau (?) (II, p. 222)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Comté de Foix (?) (II, p. 233)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 205.

Vicomtes de Castelbon (?) (II, p. 235)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées. Il est possible que les frappes de Castelbon aient eu un type royal.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., 1891, La monnaie du vicomte de Castelbon (1374-1378), Dax.

Duché, comté de Languedoc (II, p. 236)

<Courthézon>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Vallentin, R., 1892, Un atelier monétaire à Courthézon (1270), Avignon.

Comté et évêché de Toulouse (950-1271) (II, p. 237)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Toulouse furent nombreuses et jouèrent un rôle important tant dans la circulation monétaire que dans l'harmonisation de monnayages secondaires qui lui servaient de divisionnaires.

La ville avait une longue tradition monétaire remontant à l'installation des Wisigoths en Aquitaine. Les Mérovingiens et les Carolingiens y avaient battu monnaie jusqu'à Charles le Simple. Des émissions se poursuivirent au dixième siècle avec un type d'Eudes qui semble avoir été immobilisé ou repris (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 993-1019).

A la mort du roi Charles le Simple (929), les Toulousains ne voulurent pas reconnaître le nouveau roi Raoul. (923-936). Il est possible que les émissions carolingiennes immobilisées soient à dater de cette période.

Les monnaies PA 3644-3647 sont à dater de la fin du règne de Charles le Chauve, lorsque celui-ci prit le titre d'empereur (875-877). Les monnaies PA 3648-3655 datent du règne d'Eudes (887-898) et des frappes immobilisées. La monnaie PA 3656 date de Charles le Simple (898-929).

Les premières grandes émissions féodales explicites commencèrent avec l'évêque Hugues (926-972) dont elles portent la marque VG-O. Ces premières frappes ont été effectuées par Guillaume Taillefer (950-1037) conjointement avec l'évêque (PA 3657-3659).

Les émissions suivantes conservèrent la présentation générale de la monnaie toulousaine. C'est le cas de Pons (1037-1060) (PA 3663-3668) qui émit quelques monnaies au nom de son beau-frère Henri (PA 3660-3662).

Guillaume IV (1060-1088) émit plusieurs autres types, donc certains avec les lettres ETO qui pourraient désigner l'évêque Hatton (PA 3669-3672), d'autres portaient la marque VGO référence à l'ancien type, à moins que les trois lettres ne se lisent PAX (PA 3674-3676), enfin certaines portaient des groupes d'annelets (PA 3673).

Les frappes de Raimond de Saint-Gilles (1088-1105) s'inscrivent dans la poursuite des types de son prédécesseur. Une d'elles porte la marque VGX qui se compose de façon à composer PAX (PA 3677). Un nouveau type apparaît alors avec deux bustes de part et d'autre de la monnaie (PA 3678-3681).

Les émissions de Bertrand (1105-1112) en reviennent au type traditionnel avec la marque VGO déformée, se présentant sous la forme SOV (PA 3682). Il innove cependant avec un type avec une grande croix accostée de deux annelets (PA 3683) et un autre avec des lettres déformées (PA 3684).

Avec Alfonse Jourdain (112-1148) et Alfonse II (1148), nous rencontrons un type avec grande croix entre deux crosses (PA 3690-3696) qui s'inspire du type de Bertrand (croix accostée de 2 annelets). Il poursuit aussi le type traditionnel des comtes de Toulouse avec le VGO en champ (PA 3685-3689).

Les émissions de Raimond V (1148-1194), VI (1194-1222) et VII (1222-1249) sont difficiles à séparer. Le PA 3701 appartient sans conteste à Raimond V (1148-1194).

Le type PA 3702-3704 a été le type adopté au moment de la réduction du titre des monnaies toulousaine en 1178. Il doit donc être daté de Raimond V (1148-1194), VI (1194-1222) et VII (1222-1249), sans que l'on puisse distinguer de sous-groupes. Cette monnaie fut frappée en grandes quantités au moment des guerres contre les croisés de Simon de Montfort au cours du treizième siècle.

Les émissions d'Alfonse de Poitiers (1249-1271) appartiennent à trois groupes:

- Les espèces à marque trilinéaire (PA 3697-3700).

- Les monnaies au châtel tournois (PA 3706-3712), type qui fut interdit par Louis IX.

- Les monnaies au monogramme d'Herbert du Mans (PA 3705).

- Les pièces aux armes de Castille et de France (PA 3713).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Boutaric, E., 1868, "Histoire monétaire d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse", Revue numismatique, p. 285-302, 365-387.

Boutaric, E.-P., 1870, Saint-Louis et Alfonse de Poitiers. Etude sur la réunion des provinces du Midi et de l'Ouest à la couronne et sur les origines de la centralisation administrative, Paris.

Pierfitte, G.; 1935, "Monnaies des comtes de Toulouse", Revue numismatique, p. 47-65.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 447-450.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 234-237.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Duplessy, J., 1986, Les monnaies françaises royales de Hugues Capet à Louis XVI (987-1793), Paris (monnaies royales d'Henri Ier, p. 29).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Type carolingien d'Eudes (887-898): les dernières frappes au type carolingien sont d'Eudes (887-898) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 239). Il ne semble pas que l'atelier de Toulouse ait adopté, comme à Limoges, le type d'Eudes pour ses premières frappes, comme le suppose J. Lafaurie, bien que le type ait été certainement immobilité pendant une longue période. Dès le règne de Charles le Simple (898-929), les derniers locaux portent des marques complémentaires telles que celle d'VGO (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 1017; Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169.).

Raimond Pons (923-950): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 191-192).

Guillaume Taillefer (950-1037): denier (De Saint-Benoît, G., 1859, "Monnaies inédites des comtes de Toulouse", Revue numismatique, p. 375-379).

Guillaume Taillefer (950-1037): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 192).

Guillaume Taillefer (950-1037): obole émise avec l'évêque Hatton (Lumeau, V., 1904, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 2-4).

Guillaume Taillefer (950-1037): obole (Savès, G., Manière, G., 1980, "Une obole de Guillaume, comte de Toulouse", Bulletin de la société française de numismatique, p. 762-763).

Guillaume Taillefer (950-1037): denier anonyme TOLOSA CIVI, CIVITATIS tous deux rétrogrades attribués à Guillaume Taillefer (Sciau, G., 1987, "Deux monnaies féodales de Toulouse paraissant inédites", Cahiers numismatiques, p. 315-316).

Pons (1037-1060): De Longpérier, A., 1858, "Explication de la légende des deniers frappes par Pons, Comte de Toulouse (1037-1060", Revue numismatique, p. 71-76).

Pons (1037-1060): denier (De Saint-Benoît, G., 1859, "Monnaies inédites des comtes de Toulouse", Revue numismatique, p. 375-379).

Pons (1037-1060): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 192).

Guillaume IV et Hugues (1060-1088): variété de denier (Collection H. M., Monnaies royales et seigneuriales françaises, (Rollin et Feuardent), 26 mai 1902, n° 1668).

Raimond IV (1088-1105): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 193).

Raimond IV (1088-1105): oboles (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 193-194).

Bertrand (1105-1112): denier (De Saint-Benoît, G., 1859, "Monnaies inédites des comtes de Toulouse", Revue numismatique, p. 375-379).

Bertrand (1105-1112): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 194-195).

Alphonse II (1112-1148): les deniers PA 3697-3698 appartiennent à Alphonse de Poitiers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 195).

Alphonse II (1112-1148): les oboles PA 3699-4000 appartiennent à Alphonse de Poitiers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 195).

Alphonse II (1112-1148): obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 717).

Raimond V (1148-1194): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 195).

Raimond VI ou VII (1194-1222 ou 1222-1249): denier en or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 195-196).

Raimond VII (1222-1249): denier doré (le même que celui de Caron ?) (De Longpérier, A., 1863, "L'hommage de l'obole d'or à Moissac", Revue numismatique, p. 134-140).

Simon de Montfort (1213-1218): obole (Dieudonné, A., 1936, "Monnaies féodales françaises récemment entrées au Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 317-326).

Alphonse de Poitiers (1249-1271): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 196).

Alphonse de Poitiers (1249-1271): denier (De Longpérier, A., 1859, "Description de diverses monnaies baronnales", Revue numismatique, p. 453-463).

Alphonse de Poitiers (1249-1271): gros toulousain (De Castellane, 1906, "Le gros toulousain d'Alphonse de Poitiers et le toulousain du roi de France", Gazette de numismatique française, p. 385-391).

Comté de Saint-Gilles (1112-1194) (II, p. 252)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier de Saint-Gilles est assez mal connu. Un document laisserait penser qu'il émettait dès 1095, mais les seules monnaies connues sont celles d'Alfonse Jourdain (1112-1148) (PA 3714-3717) et de Raimond V (1148-1194) (PA 3718-3722). Ces émissions se distinguent par l'agneau pascal au revers.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 450.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 237.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Alphonse Jourdain (1112-1148): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 197-198).

Raimond V (1148-1194): denier (Luneau, V., 1902, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 25-27).

Raimond V (1148-1194): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 197-198).

Marquisat de Provence <Pont-de-Sorgues> (1148-1271) (II, p. 255)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: La monnaie émise par l'atelier de Pont-de-Sorgues est généralement subdivisée en deux groupes en fonction de l'autorité émettrice. A un premier ensemble appartiennent les émissions monétaires des comtes de Toulouse. A un second celles des papes. Dans cette partie nous étudions les émissions toulousaines.

Ces émissions ne sont pas antérieures à Raimond V (1148-1194). Le type représentait une étoile posée sur un croissant avec la légende R COMES (PA 3723-3725).

Sous Raimond V (1148-1194) ou Raimond VI (1194-1222), le type évolua avec une légende R COMES PALATII (PA 3726-3733, 3737-3738 sont inclassables). Cette modification peut être datée de 1178 environ, moment où un nouveau type est adopté à Toulouse lors du changement et du passage à la monnaie septène.

Alfonse de Poitiers (1249-1271) y émit quelques monnaies en conservant le type, mais en modifiant la légende (PA 3734-3736).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 779-780.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 151-153.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Bompaire, M., 1983, "La monnaie de Pont-de-Sorgues dans la première moitié du quatorzième siècle", Revue numismatique, p. 139-176.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Moesgaard, J. C., 1989, "Deux deniers provençaux surfrappés du XIIe siècle: la chronologie des raymondins du marquisat de Provence", Bulletin de la société française de numismatique, p. 645-649).

Raimond VI ou VII (1194-1222 ou 1222-1249): obole type PA 3723 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 198-199).

Raimond VI ou VII (1194-1222 ou 1222-1249): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 199).

Raimond VII (1222-1249): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 199).

Vicomté et archevêché de Narbonne (carolingien, 966-1290) (II, p. 259)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de la ville de Narbonne remontent à la plus haute antiquité. Les Romains y installèrent un atelier dès la conquête de la Provincia. Les PA 3739-3741 sont des émissions carolingiennes de Pépin le Bref. Le PA 3642 appartient aux émissions de Charlemagne. Les frappes des Carolingiens durèrent jusqu'à Charles le Chauve (émission de 840-864) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 685-693).

Sous le règne de Raimond Ier (966-1023) les vicomtes produisirent un type assez voisin de celui d'Eudes à Toulouse. Le type en fut immobilisé assez vite, RAIMVN d'un côté, et NARBONA au revers. Il est probable que le type fut utilisé sous Raimond II (1067-1079) (PA 3744-3746).

Entre ces deux Raimond, les frappes de Raimond Bérenger (1023-1067) s'individualisèrent par des légendes avec le nom du comte BERENGARI (PA 3747-3751).

Pierre Ier (1079-1085), tuteur de son neveu Aimeri marqua également ses monnaies, tout en continuant à utiliser le type traditionnel (PA 3752-3753).

La question du maintien des types posa à nouveau quelques problèmes pour séparer les émissions d'Aimeri I (1080-1105) de celles d'Aimeri II (1105-1134) (PA 3754-3758).

Alfonse Jourdain (1134-1143) ayant pris la ville il frappa à son nom (PA 3759) avant de rendre la ville à Ermengarde (1143-1193) (PA 3760-3762).

Aimeri III (1194-1239) imposa un nouveau type sur le revers caractérisé par une clef et un revers plus explicite NARBONE CIVI (PA 3763-3765). En 1215, le vicomte de Narbonne partagea avec l'archevêque de la ville les bénéfices monétaires (1290-1311).

En 1242 l'évêque Pierre Amelii se plaignit du comte Aimeri IV (1239-1270) qui se serait emparé de force des bénéfices de la monnaie.

En 1266 le problème fut tranché: on devait graver du côté du nom du comte un bouclier et la clef, symboles du pouvoir temporel, tandis que de l'autre côté devait figurer le nom de l'archevêque et la mitre pastorale. Ce type devait figurer sur les émissions des archevêques Maurin (1262-1272), Pierre de Montbrun (1272-1286), Gilles Aycelin (1290-1311) et d'Aimeri V (1270-1298), d'Aimeri VI (1298-1328).

Nous ne connaissons que les émissions faites par l'archevêque Gilles Aycelin (1290-1311) et Aimeri VI (1298-1328) (PA 3766-3768, 3770-3771): il s'agit de quelques deniers et d'un gros (le PA 3769 est douteux).

L'ordonnance de 1315 ne mentionne pas les frappes de Narbonne.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 451-452.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 243-244.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Bisson, T. N., 1973, "Confirmatio monete à Narbonne au XIIIe siècle", Narbonne, Fédération historique du Languedoc méditerranen et du Roussillon, p. 55-59.

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 204.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Type carolingien quelques émissions carolingiennes au cours du neuvième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 191), les frappes ne reprirent qu'avec Raimond I (966-1023).

Matfred (933-936): denier (Amardel, G., 1905, "Un denier de Matfred, vicomte de Narbonne", Revue numismatique, p. 309-320).

Raimond I (966-1023): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 200).

Raimond I (966-1023): Amardel, G., 1906, "Les monnaies de Raymond Ier, vicomte de Narbonne et le monnayage melgorien", Bulletin de la commission archéologique de Narbonne.

Raimond I (966-1023): charte de 1006 faisait allusion à ces frappes (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 694-695).

Bernard (1067-1080): denier (Amardel, G., 1913, "Un denier de Bernard, vicomte de Narbonne", Revue numismatique, p. 47-52.

Bernard (1067-1080): denier (Amardel, G., 1931, "Un denier du vicomte de Narbonne Bernard", Bulletin de la commission archéologique de Narbonne, p. 23-129.

Bernard (1067-1080): denier (Lhermet, M., 1990, "Bernard Bérenger de Narbonne (fin XIe siècle), un vicomte dont on a retrouvé une deuxième monnaie", Cahiers numismatiques, p. 29).

Aimeri I ou II (1080-1105 ou 1105-1134): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 200).

Pierre Ier, évêque (1079-1085): denier (Marty, Ch., Nogué, M., 1972, "Denier frappé par Pierre Ier évêque de Narbonne 1079-1085", Bulletin de la commission archéologique de Narbonne, p. 75-76.

Aimeri III (1194-1239): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 201-202).

Aimeri III (1194-1239): denier (Amardel, G., 1917-1918, "Un denier inédit d'Aimeri III vicomte de Narbonne", Revue numismatique, p. 45-52).

Aimeri IV (1271): deniers restitués à Aimeri III (1194-1239) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 201-202).

Aimeri VI (1290-1311) et Gilles Aycelin archevêque: denier PA 3769 douteux (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 202).

Comté, vicomté et évêché de Carcassonne (carolingien, dixième siècle-1209, (II, p. 269)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Carcassonne commencèrent par des types d'Eudes (887-898) qui purent, pour certains, n'être frappés qu'au dixième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 239-240). Les PA 3772-3775 appartiennent à cet ensemble.

Une première série de monnaies féodales fut frappée au cours du dixième siècle avec au droit CARCASSONA et au revers CIVITATIS. La présence de quelques unes de ces monnaies dans le trésor du Puy laisserait penser que ces monnaies ont été émises aussi sous Raimond 1002-1012 (PA 3776-3779; trésor du Puy). De toute façon, des textes nous informent de la réalité de frappes monétaires à Narbonne dès 1006 (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, p. 192).

Le comté passa dans les mains de Pierre, évêque de Gérone (1012-1050) qui continua à émettre avec le type traditionnel (PA 3783).

Les frappes se poursuivirent avec les émissions aux noms de Pierre, évêque de Gérone (1012-1050) et Roger II son neveu. Ces pièces portent le nom de PETRVS d'un côté et celui de RODGER de l'autre et VOX dans le champ (PA 3784-3789).

Pierre II (1012-1060) procéda à quelques émissions avec Raimond II: PITRVS CO, RAIMVNDO (Caron).

Pierre II laissa le comté à son fils Roger III qui mourut en 1066. Ermengarde, sa fille vendit le comté à Raimond Bérenger, comte de Barcelone, avec le droit monétaire en 1068.

Le nouveau comte Raimond Bérenger I de Barcelone (1035-1076) émit immédiatement quelques nouveaux deniers (PA 3780-3782 autrefois attribués à Raimond 1002-1012; Crusafont 55-57).

Raimond Béranger II (1076-1082) dut continuer mais nous n'en avons aucune monnaie.

En 1083, Bernard Hatton (1083-11130), vicomte d'Albi envahit le comté de Carcassonne et commença à émettre (PA 3790-3796).

Raimond Béranger III (1096-1131) poursuivit les frappes avec un type nouveau émis entre 1120 et 1124 (PA 3810; Crusafont 66).

Les émissions de Roger I (1130-1150) et II (1167-1194) sont difficile à séparer.

On doit pouvoir attribuer à Roger I (1130-1150) plusieurs types monétaires (PA 3801-3809).

Roger II (1167-1194) continua les frappes comme vassal de Alfonse Ier (PA 3797-3800; Crusafont 119-120).

Raimond Roger Trencavel (1194-1209) émit lors des troubles liés aux guerres contre les croisés de Simon de Montfort (PA 3811; Crusafont 124-125; Dhénin).

Les émissions ont dû être suspendues lors de la prise de la ville par Simon de Montfort. Raimond Trencavel céda tous ses droits et états au roi de France en 1247. Par la suite Louis IX installa à Carcassonne un atelier de tournois royaux.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 453-454.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 239-240.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse. (Étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 204.

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Crusafont i Sabater, M., 1987-1988, "Simo de Montfort i la moneda de Carcassona", Acta numismatica, p. 225-255.

Nogué, M., 1988, "Carcassonne, ses monnaies féodales", Mémoires de l'académie des arts, des sciences de Carcassonne, p. 338-349.

Eudes (887-898): Il y eut quelques frappes carolingiennes au type d'Eudes (887-898) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 239-240).

Raimond ? (1002-1012): début des émissions locales (PA 3776-3779) (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Pierre-Raimond (1012-1060): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 203).

Pierre-Raimond (1012-1060): denier (Procès verbaux de la société française de numismatique, 1905, p. lix).

Raimond Bérenger I ou II (1067-1083): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 204, n° 333).

Bernard Hatton (1083-1130): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 205).

Raimond Roger Trencavel (1194-1209): deniers (Dhénin, M., 1976, "Le troisième trésor monétaire du château comtal de Carcassonne (1975)", Bulletin de la société d'Etudes scientifiques de l'Aude, p. 189-199).

Raimond Roger Trencavel (1194-1209): oboles (Dhénin, M., 1976, "Le troisième trésor monétaire du château comtal de Carcassonne (1975)", Bulletin de la société d'Etudes scientifiques de l'Aude, p. 189-199).

Simon de Montfort (1209-1218): obole (Crusafont i Sabater, M., 1987-1988, "Simo de Montfort i la moneda de Carcassona", Acta numismatica, p. 225-255).

Comté de Rasez (?) (II, p. 279)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Vicomté de Béziers (carolingien, onzième siècle-1209) (II, p. 279)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier monétaire de Béziers a émis pour les Carolingiens, durant tout le neuvième siècle (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 147-152). Les monnaies PA 3812 (Charlemagne), 3813-3814 (Charles le Chauve) appartiennent à ces émissions carolingiennes.

On peut attribuer à un des nombreux Raimond du onzième siècle le denier PA 3815. Ce serait là une des premières monnaies de Béziers.

Les frappes ne se développèrent qu'avec Bernard Hatton (1082-1130) (PA 3816-3820 et 3823) qui, comme à Carcassonne marque le début des grandes émissions.

Roger I (1130-1150) continua les émissions (PA 3821-3822).

A Bernard Hatton II (1150) nous pouvons attribuer le denier PA 3824.

Les frappes de Raimond Trancavel (1150-1167) se caractérisent par la marque RE (PA 3825-3828).

Les émissions de Roger II (1167-1194) se subdivisent en deux groupes, soit avec PP (PA 3829, Crusafont 121), soit avec un R (PA 3830-3832; Crusafont 122).

Avec les monnaies de Raimond Roger (1194-1209) se terminent les émissions de Béziers qui fut en grande partie détruit lors de la prise de la ville par Simon de Montfort. Les deniers présentent une croix entre deux jambages (PA 3834-3836; Crusafont 126) et les oboles un bâton et deux jambages (PA 3833; Crusafont 127).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 455-456.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 239.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Type carolingien: obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 402).

Bernard Hatton (1083-1130): denier (procès verbaux de la société française de numismatique, 1905, p. lix).

Roger I (1130-1150): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 205-206).

Roger II (1167-1194): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 206).

Roger II (1167-1194): variantes de denier Caron 335 (Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277).

Raimond Roger Trencavel (1194-1209): variantes de denier (Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277).

Agde (II, p. 285)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Evêché de Maguelonne <Substantion, Melgueil> (onzième siècle-(II, p. 286)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions monétaires de Melgueil étaient les plus importantes du Midi de la France. L'atelier a commencé à frapper au cours du onzième siècle, comme en témoignent plusieurs équivalences entre les monnaies locales ou les mentions de monnaies de Melgueil. Les rares mentions de l'extrême fin du dixième siècle désignaient-elles réellement des monnaies frappées à Melgueil ou des types narbonnais, c'est difficile à dire. La monnaie PA 3837 semble être la plus ancienne.

Le type en est parfaitement immobilisé, avec la mention de RAIMVNDVS d'un côté et NARBONA de l'autre (PA 3838-3846).

L'aire de circulation était particulièrement vaste, mais les émissions et la zone d'utilisation de ces pièces culminèrent au cours de la fin du douzième siècle ou la première moitié du treizième siècle. Après 1247, les documents nous montrent un atelier en vacance. La monnaie de Melgueil fut mentionnée dans l'ordonnance de 1315, mais cette référence doit davantage faire allusion à son rôle qu'à des émissions très conséquentes.

On ne peut évoquer la question de Melgueil sans parler des millarès, monnaies d'argent de bons titre et poids qui était frappée durant tout le treizième siècle pour faciliter le commerce oriental. Sa production était exportée.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chaudruc de Crazannes, J.-M., 1849, "De la monnaie melgorienne ou frappée par les évêques de Maguelonne aux XIIe et XIIIe siècles", Revue archéologique, p. 642-645.

Germain, A., 1852, Mémoire sur les anciennes monnaies seigneuriales de Melgueil et de Montpellier, Montpellier.

Blancard, L., 1876, Le millarès, étude sur une monnaie du XIIIe siècle imitée de l'arabe par les chrétiens pour les besoins de leur commerce en pays Maure, Marseille.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 456-457.

Bonnet, E., 1905, "Des variations de valeur de la monnaie melgorienne", Bulletin de numismatique, p. 46-55, 73-85.

Dieudonné, A., 1932, "Le melgorien, exemple de variations de monnaie médiévale", Revue numismatique, p. 31-36.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 240-243.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Bompaire, M., 1987, "Les ateliers de Melgueil, Cahors et Rodez d'après les sources écrites", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, p. 12-51.

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Anonymes: doutes sur le denier 3837 (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 206).

Raimond I (966-1023): Amardel, G., 1906, "Les monnaies de Raymond Ier, vicomte de Narbonne et le monnayage melgorien", Bulletin de la commission archéologique de Narbonne.

Millarès: Cartier, E., 1855, "Notice sur la monnaie frappée au XIIIe siècle par les évêques de Maguelonne avec le nom de Mahomet", Revue numismatique, p. 199-227.

Omellas <Aumelas> (1186-1191) (II, p. 292)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes d'Omellas furent le produit de l'activité d'un seul seigneur Raimond Atton de Murviel (1186-1191). A sa mort la seigneurie passa dans le domaine de Guillaume VIII de Montpellier, à sa fille et à Pierre d'Aragon par son mariage en 1204 (PA 3847).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 457.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 244.

Raimond-Aton (1156-1191): denier (De Saint-Benoît, G., 1859, "Monnaies inédites des comtes de Toulouse", Revue numismatique, p. 375-379).

Montpellier (1213-1276) (II, p. 294)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Jacques Ier d'Aragon (1213-1276) fit effectuer des émissions de gros à Montpellier (PA 3848-3851; Crusafont 157).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Germain, A., 1852, Mémoire sur les anciennes monnaies seigneuriales de Melgueil et de Montpellier, Montpellier.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 1349-1350.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 240-243.

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid, p. 204, 216.

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Anduse <Sauve, Sommières> (onzième siècle, 1164-1243) (II, p. 296)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions effectuées par les seigneurs d'Anduse furent peut-être frappées tantôt à Anduse tantôt à Sauve. Une première série de frappa eut lieu à la fin du onzième siècle ou au début du douzième siècle. Ces pièces portent un nom illisible, mais une indication explicite du lieu de frappe SVMHNRE. Les frappes du douzième siècle portaient le nom de Bernard I l'Aîné (-1164) et de Bernard II (-1243). Les frappes portaient ANDVSIENSIS, SALVIENSIS (PA 3852-3854) pour la première série et DE ANDVSIA et DE SALVE pour la seconde (PA 3855). L'atelier était certainement établi à Sommières. La seigneurie passa en 1243 dans le domaine royal.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 457-458.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 238-239.

Emission du onzième siècle: deniers (Rolland, H., 1962, "Petit dépôt du XIe siècle à Cavaillon", Bulletin de la société française de numismatique, p. 120).

Roquefeuil <Sommières> (douzième-treizième siècles) (II, p. 297)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions effectuées par les seigneurs de Roquefeuil portaient le nom de Raimond de Roquefeuil à la fin du douzième siècle ou au début du treizième siècle (PA 3856-3858). L'atelier était certainement établi à Sommières. La seigneurie passa en 1243 dans le domaine royal.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 458.

Caron, E., 1889, "Les monnaies de Roquefeuil", Annuaire de la société de numismatique, p. 5-14.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 244-245.

Evêché de Lodève (douzième-treizième siècles) (II, p. 298)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de Lodève ne remontent guère au-delà du début du douzième siècle. Les frappes semblent s'être poursuivies tout au long du siècle et du treizième siècle. La monnaie de Lodève n'est pas mentionnée dans l'ordonnance de 1315 (PA 3859-3861).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 458-459.

Bonnet, E., 1900, Les monnaies des évêques de Lodève, Montpellier.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 240.

Jean I (1322-1323): le florin qui lui est parfois attribué a été frappé à Elteville, près de Mayence (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 207).

Evêché d'Uzès (douzième-treizième siècles) (II, p. 300)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Des émissions carolingiennes eurent lieu aux huitième et neuvième siècles. Elles se terminèrent avec les émissions de Louis l'Aveugle (890-929) (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 1097-1103).

En 1145, les bénéfices monétaires furent partagés. Les droits des évêques furent souvent confirmés: en 1156 Louis le Jeune les confirma à Raimond II (1152-1188), en 1211, Philippe Auguste fit de même.

On ne connaît qu'une obole de Raimond III (1208-1212) (PA 3862).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 459.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 245-246.

Evêché de Viviers (douzième-quatorzième siècles) (II, p. 301)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Conrad III accorda en 1149 le droit de monnaie aux évêques de Viviers, droit confirmé en 1177 et 1214.

La première émission porte un buste et au droit EPISCOPVS (PA 3863-3864, 3867). Lors de la seconde, le buste est remplacé par une crosse (PA 3865-3866). Enfin sur la troisième, le droit porte une abréviation A ou AI qui désignerait Aimon, évêque vers 1260 (PA 3868-3870).

Au quatorzième siècle, l'atelier continua à battre monnaies pour Louis Ier de Poitiers (1306, 1317) (Caron, Manuel), puis pour Henri de la Voulte (1331-1336) ou Aimar III de la Voulte (1336-1365) (Caron, Bompaire).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 784.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 247.

Anonymes: denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 763).

Anonymes: denier (Estéoule, J., 1970, "A propos d'un denier du XIIe siècle", Revue du Vivarais, p. 48-51).

Anonymes: obole (Bronfenbrener, A., 1970, "Variété inédite d'une obole de l'évêché de Viviers", Bulletin de la société française de numismatique, p. 562-563).

Aimon (1260): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 207).

Louis Ier de Poitiers (1306, 1317): denier (Caron, 1903, Procès-verbaux de la société française de numismatique, p. xxxiv).

Louis Ier de Poitiers (1306, 1317): denier (Manuel, A., 1915, Procès-verbaux de la société française de numismatique, p. Lxvii).

Henri de la Voulte (1331-1336) ou Aimar III de la Voulte (1336-1365): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 208).

Aimar III de la Voulte (1336-1365): obole (Bompaire, M. 1985, "Imitation d'une obole d'Aquitaine à Viviers", Bulletin de la société française de numismatique, p. 678-679).

Evêché de Mende (1167-1307) (II, p. 303)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le droit de monnaie fut reconnu aux évêques de Mende par un accord avec le roi en date de 1167. Le type est immobilisé, MIMAS CIVITAS ou MIMATVM (PA 3871-3874, Caron).

Ce droit fut confirmé jusqu'en 1307, mais la monnaie de Mende n'est pas citée dans l'ordonnance de 1315.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 459-460.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 245.

Anonymes: obole (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 208-209).

Anonymes: obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 208-209).

Anonymes: denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 766).

Comté de Rodez (1119-1373) (II, p. 304)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de Rodez furent d'abord inspirées des émissions de Toulouse. Les premières frappes de Richard (1119-1132) présentent un DVD imitant le monogramme VGO (PA 3875).

Hugues Ier (1132-1156) continua à émettre en s'inspirant des émissions du Puy (Depeyrot). Ces frappes se poursuivirent avec les monnaies de Hugues II (1156-1195) et III (1195-1196) caractérisées par un S couché (PA 3880-3881).

Les frappes durent être alors suspendues pour ne reprendre qu'avec Hugues IV (1227-1274) à moins qu'il ne s'agisse d'une lacune dans nos collections. Ses frappes se caractérisent par des légendes avec un S vertical (PA 3876-3879). Les séries de Henri II (1274-1304) (PA 3882-3885) laissèrent la place à celles de Cécile (1302-1319) (PA 3886), puis de Jean (1319-1373) (PA 3887-3888).

La monnaie de Rodez n'est pas mentionnée dans l'ordonnance de 1315. Elle était pourtant frappée à cette époque.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 460-461.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 225-226.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Bonassie, P., 1978, "La monnaie et les échanges en Auvergne et Rouergue aux Xe et XIe siècles d'après les sources hagiographiques", Annales du Midi, p. 275-288.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., 1987, "Les ateliers de Melgueil, Cahors et Rodez d'après les sources écrites", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, p. 12-51.

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Hugues (1008-1054): denier (De Barthélémy, A., 1895, "Denier de Hugues, comte de Rouergue (1008-1054)", Revue belge de numismatique, p. 321-325).

Cécile (1302-1319): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 209).

Vicomté d'Albi (onzième-douzième siècles) (II, p. 307)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de monnaie albigeoise ne sauraient avoir commencé avant 1050.

Le premier type peut appartenir à des émissions du onzième siècle (PA 3889-3897).

Il est suivi à la fin du onzième siècle par une émission de monnaies présentant au revers un buste (Depeyrot).

Enfin tout au début du douzième siècle furent émises des monnaies avec la crosse entre deux jambages (PA 3898-3899).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 461-462.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 237-238.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (Etude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Ashel de Toulza, 1979, "A propos du trésor monétaire de Lescure, le monnayage albigeois au Moyen Age", Revue du Tarn.

Savès, G., 1979, "La monnaie albigeoise", Revue du Tarn.

Tiché, 1979, "Le titre en argent des monnaies féodales", Revue du Tarn.

Bécus-Bernet, P., 1979, "Aperçu sur de récentes découvertes de monnaies dans l'Albigeois et ses environs", Revue du Tarn.

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (Etude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Raimond (?): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 210).

Raimond (?): Caraven-Cachin, A., 1881, "Une monnaie d'Albi", Bulletin de la commission des antiquités de la ville de Castres et du département du Tarn, p. 47-49.

Raimond (?): denier (Bloqué, Ph., 1982, "Trésor monétaire du XIe siècle découvert à Albi et méthode originale d'étude appliquée", Revue du Tarn.

Raimond (?): denier (Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86).

Vicomté d'Albi-Bonafos (1248-1249) (II, p. 309)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions d'Albi-Bonafos furent très ponctuelles. Elles sont bien datées de 1248-1249 (PA 3900-3902).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 462.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (Etude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Evêché de Cahors (1068-1316) (II, p. 311)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de Cahors ont débuté par les premières émissions de Géraud II de Gourdon (1068-1112), largement inspirées des frappes au monogramme d'Eudes (Caron).

Cette première émission fut suivie par plusieurs séries présentées comme résultant de la participation entre l'évêque et la ville. Sur les premières la crosse coupe la légende; cette série date des années 1170-1201 environ (PA 3920-3923). Sur les dernières elle reste dans le champ; elles furent émises après 1215 (PA 3912-3917).

Vers 1215 a dû être émise la monnaie au croissant et soleil (PA 3918-3919).

En 1249, les types sont modifiés avec la substitution de la légende EPISCOPVS CATVRCENSIS (PA 3907-3909) à la traditionnelle légende CIVITAS CATVRCIS (PA 3924-3925).

Enfin, vers 1265, les émissions monétaires commencent à porter les initiales des évêques. D'abord un V entre 1265 et 1280 (PA 3903-3906), puis le R de Raimond de Cornil (1280-1293) (PA 3910) et enfin Hugues Géraud (1311-1316) (PA 3911).

Les émissions sont mentionnées dans l'ordonnance de 1315, mais elles ne semblent pas avoir dépassé la mort de Hugues Géraud (1311-1316).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chaudruc de Crazannes, J.-M., 1839, "Monnaies épiscopales de Cahors", Revue numismatique, p. 352-365.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 462-464.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 223-224.

Castaing-Sicard, M., 1961, Monnaies féodales et circulation monétaire en Languedoc (Xe-XIIIe siècles), Toulouse (étude de la circulation monétaire d'après les textes, les achats, ventes et documents notariés).

Dumas, F., Barrandon, J.-N., 1982, Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste (1180-1223), Paris (analyses de monnaies).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., 1987, "Les ateliers de Melgueil, Cahors et Rodez d'après les sources écrites", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, p. 12-51.

Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86 (étude de la circulation monétaire, des types et des alois).

Frappes de la ville: Chaudruc de Crazannes, J.-M., 1851, "Observations sur un denier inédit d'argent appartenant à la série des monnaies épiscopo-municipales de Cahors", Revue numismatique, p. 333-344.

Frappes de la ville: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 210-211, 401-402).

Géraud II de Gourdon (1068-1112): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 401).

Géraud II de Gourdon (1068-1112): denier (Depeyrot, G., 1987, "Les trésors et la diffusion du numéraire féodal", Trésors et émissions monétaires du Languedoc et de Gascogne (XIIe et XIIIe siècles), (études réunies par G. Depeyrot), Toulouse, 1987, p. 53-86).

Raimond de Cornil (1280-1293): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 211).

Provence (II, p. 315)

Les émissions du Comté de Provence forment en ensemble homogène, sans doute lié à la réunion lente mais quasi définitive de nombreuses seigneuries au sein d'une même et unité entité seigneuriale.

Contrairement aux autres domaines et Maisons, Poey d'Avant n'a pas considéré les émissions carolingiennes du dixième siècle.

Dès 879, Boson, auquel Charles le Chauve avait donné le gouvernement de la Bourgogne se fit couronner roi de Provence. Il fit émettre à Vienne. Louis l'Aveugle monnaya dans trois ateliers Vienne, Avignon, Arles (Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 264-265; Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris).

Les frappes peuvent se subdiviser en deux grands ensembles selon qu'elles relèvent de l'autorité des comtes de Forcalquier ou qu'elles relèvent des comtes de Provence après la réunion du comté de Forcalquier à celui de Provence.

L'ouvrage est le plus complet sur la question est celui de Rolland. Il comporte un catalogue exhaustif et une table de correspondance entre Poey d'Avant et sa numérotation. Sa bibliographie est la plus achevée sur le sujet. Nous avons cependant complété son travail par celui de M. Crusafont qui remet les frappes de Provence dans le contexte des émissions.

Nous n'en donnons ici que les listes des monnaies non répertoriées par Poey d'Avant (plus pour mémoire et pour faciliter les recherches bibliographiques que par réel intérêt scientifique) et celles inventoriées par Rolland ou Crusafont. Seules les publications récentes donnent quelques nouvelles informations. Nous avons regroupé la totalité des références en fin de chapitre: de très nombreuses études analysent les émissions du comté et celles de Provence.

Comté de Forcalquier <Sisteron, Pertuis> (1150-1209) (II, p. 317)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Le denier guillermin, production du comté de Forcalquier, se caractérisait par les lettres COME disposées en croix. Les émissions du comté de Forcalquier débutèrent avec les émissions de Guillaume IV Comte de Forcalquier (II d'Urgell) (1150-1209).

Guillaume IV Comte de Forcalquier (II d'Urgell) (1150-1209) émit plusieurs séries de deniers et d'oboles et il ne semble pas que, contrairement à ce que pensait Rolland, Guillaume V de Sabran (1209-1220) ait émis. La totalité des espèces au nom de Guillaume doit être portée au crédit de Guillaume (PA 3926-3929; Rolland 1-5; Crusafont 128-129).

Bertrand II de Forcalquier (I d'Urgell) (1150-1208), comte d'Embrun a émis quelques pièces (PA 4658-4664; Rolland 6-8; Crusafont 130-131).

L'atelier était installé à Sisteron sous Guillaume IV (1150-1209), puis déplacé à Pertuis sous Guillaume V (-1250). L'atelier ferma en 1209.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Carpentin, A., 1863, "Provence, Montélimart, monnaies du XIVe siècle", Revue numismatique, p. 405-424.

Blancard, L., 1886, "Sur le florin provençal", Revue numismatique, p. 48-60, 218-235.

Blancard, L., 1887, "Sur le florin provençal", Revue numismatique, p. 259-276.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 777-779.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 339-347.

Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, XIIe-XVe siècles, histoire monétaire, économique et corporative, description raisonnée, Paris.

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Corrieras, J.-L., 1985, "Monnaie de paiement et monnaie de Compte dans le comté de Forez au treizième siècle", Pratiques et pensées monétaires, Cahiers monnaie et financement, 16, p. 25-50 (circulation monétaire).

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Guillaume IV de Forcalquier (1150-1209): denier (Moll, B., 1990, "Un diner del comtat de Forcalquier (Provença) trobat a Menorca", Acta numismatica, p. 123-124).

Guillaume V de Forcalquier (1209-1220): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 803).

Guillaume IV de Forcalquier (1150-1209): denier guillermin (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Guillaume V de Forcalquier (1209-1220): denier guillermin (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Guillaume V de Forcalquier (1209-1220): obole guillermine (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Guillaume V de Forcalquier (1209-1220): Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Bertrand II de Forcalquier: L'attribution de ces frappes par Poey d'Avant à Cadenet est contestée par Caron qui propose de les localiser à Seyne (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 251). Ces monnaies ont été maintenant attribuées à Bertrand de Forcalquier.

Bertrand II de Forcalquier: De Longpérier, A., 1849, "Dissertation sur deux monnaies frappées en Provence par les comtes de Forcalquier: I, monnaies de la ville de Manosque, II, monnaie de la ville de Seyne", Mémoires de la société des antiquaires de France, p. 25-42.

Bertrand II de Forcalquier: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 251-253).

Bertrand II de Forcalquier: Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, p. 125 les attribue à Embrun.

Bertrand IV de Forcalquier (1195-1207): denier à attribuer à Bertrand II de Forcalquier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 1019).

Bertrand II de Forcalquier (1150-1208): denier d'Embrun (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Bertrand II de Forcalquier (1150-1208): Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Comté de Provence, Maison de Barcelone <Forcalquier, Marseille> (1162-1276) (II, p. 317)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de la maison de Barcelone débutèrent vers 1177 par les frappes d'Alfonse I (1162-1196) comme le suppose M. Crusafont et non par Raimond Bérenger IV (1172-1181) comme le suppose Rolland. Nous suivons la chronologie de Crusafont. Poey d'Avant a incorporé les émissions au nom de Marseille dans les frappes de Provence. Il a été suivi sur ce point par les autres numismates.

Alfonse I (1162-1196): les émissions comprennent deniers et oboles (PA 3933-3934; Rolland 9-10 attribuées à Raimond Bérenger IV 1172-1181; Rolland 11-12; Crusafont 137-140).

Pierre Ier (1196-1213) a frappé des deniers et oboles (PA 3930; Rolland 13-14; Crusafont 147-148).

Jacques Ier (1213-1276) a émis des deniers et oboles (PA 3932; Rolland 15-16; Crusafont 158-159).

Raimond Bérenger V (1209-1245) deniers (PA 3935; Rolland 18; Crusafont 132) et une émission à Marseille de gros (PA 3956-3959; Rolland 17; Crusafont 133) de petite monnaie (Rolland -; Crusafont 134).

Comté de Provence, Maison d'Anjou <Forcalquier, Marseille, Tarascon, Avignon, Aix, Saint-Rémy> (1246-1481) (II, p. 317)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions commencèrent vers 1246 avec les frappes de Charles Ier d'Anjou (1246-1285). Les frappes se poursuivirent jusqu'à Charles III (1480-1481). Poey d'Avant a incorporé les émissions au nom de Marseille dans les frappes de Provence. Il a été suivi sur ce point par les autres numismates.

Charles Ier d'Anjou, comte de Provence (1246-1266): tournois provençal (PA 3947-3948, 3952-3954; Rolland 19-22), obole provençale (PA -; Rolland 23); gros marseillais (PA 3955-3959; Rolland 24); denier marseillais (PA 3960; Rolland 25, 27, 29); obole marseillaise (PA 3961; Rolland 26, 28); denier guillermin (PA 3941; Rolland 30); mansois (PA 1604-1605; Rolland 31).

Charles Ier d'Anjou, comte de Provence (1266-1277): provençal coronat (PA 3942; Rolland 32); obole coronat (PA 3943; Rolland 33); denier d'Avignon (PA 3944; Rolland 34); gros tournois d'Avignon (PA 3939, 3940; Rolland 35).

Charles Ier d'Anjou, roi de Jérusalem et de Sicile, comte de Provence (1277-1285): denier d'Avignon (PA 3945; Rolland 36); provençal coronat (PA 3950, 3962; Rolland 37); obole coronat (PA 3951, 3963; Rolland 38); avec le piéfort (PA 3949; Rolland 39).

Charles II (1285-1309: denier tournois d'Avignon (PA -; Rolland 40-41); gros (PA 3973; Rolland 42); double coronat (PA 3972; Rolland 43); obole coronat (PA 3968-3969; Rolland 44); denier reforciat (PA -; Rolland 45).

Robert d'Anjou (1309-1343): gros dit gillat (PA 3994-3995; Rolland 46); quart de gros ou reforciat (PA -; Rolland 47); coronat reforciat (PA 3391, 3393; Rolland 48); petit reforciat (PA 3992; Rolland 49); petite obole (PA -; Rolland 50); gillat ou robert d'argent (PA 3982-3983, 3986; Rolland 51); demi-gillat ou demi-robert (PA 3985; Rolland 52); denier (PA 4004, 4006; Rolland 53); obole (PA 4003, 4005; Rolland 54); pite (PA -; Rolland 55); sol provençal (PA 3988-3990; Rolland 56); sol provençal (PA -; Rolland 57-59); patac ou double provençal noir (PA 4000, 4002; Rolland 60); patac (PA 4001; Rolland 61); coronat reforciat (PA 3996, 3997, 3999; Rolland 62); denier (PA -; Rolland 63); maille (PA -; Rolland 64).

Jeanne de Naples seule (1343-1349): provençal, sol coronat ou parapaïolle (PA 4024-4025; Rolland 65); provençal (PA 4023; Rolland 66-68); coronat (PA -; Rolland 69); petite maille (PA -; Rolland 70).

Louis Jeanne de Naples (1349-1362): florin (PA 4029-4030; Rolland 71-72); parpaïolle (PA 4031, 4036; Rolland 73); gillat (PA -; Rolland 74); gros (PA 4040-4041; Rolland 75); uthène (PA 4033-4035; Rolland 76); quaternal (PA 4032; Rolland 77); quart de sol (PA 4037; Rolland 78); denier (PA 4038-4039; Rolland 79).

Louis Jeanne de Naples (1362-1382): florin (PA 4012-4019; Rolland 80-82, 84-85, 87-88); coronat d'or (PA -; Rolland 83, 86); franc ou reine d'or (PA 4009-4011; Rolland 89-94); provençal (PA -; Rolland 95); uthène ou octhène de Piémont (PA 4020-4021; Rolland 96); gros (PA 4022; Rolland 97); quaternal (PA -; Rolland 98); quart de sol (PA -; Rolland 99); patac ou double denier (PA 4027; Rolland 100); petit denier (PA 4028; Rolland 101).

Louis Ier (1382-1384): franc d'or (PA 4047, 4049; Rolland 102-103).

Louis II (1384-1417): écu (PA 4042-4046; Rolland 104-106); florin (PA 4050-4051; Rolland 107-108); gros ou sol coronat (PA 4052-4054; Rolland 109); quaternal (PA 4055-4056; Rolland 110); patac (PA 4057; Rolland 111).

Louis III (1417-1434): florin (PA -; Rolland 112); gros (PA -; Rolland 113).

René d'Anjou (1434-1480): sol coronat (PA -; Rolland 114-115); quaternal (PA -; Rolland 116); patac (PA -; Rolland 117); florin ou demi-ducat d'Aix (PA 4058; Rolland 118); grand gros d'Aix (PA -; Rolland 119); blanc ou parpaïolle (PA 4059-4061, 4063-4064; Rolland 120, 123, 129); parpaïolle (PA 4062; Rolland 121); demi-blanc ou demi-parpaïolle (PA 3965; Rolland 122, 124, 130); blanc (PA 4065, 4067, 4068; Rolland 125, 127-128); demi-blanc (PA 4066; Rolland 126); magdalon (PA -; Rolland 131-132); grand gros de Tarascon (PA -; Rolland 133); gros d'Aix (PA -; Rolland 134); gros de Tarascon (PA 4075-4076; Rolland 135); demi-gros d'Aix (PA -; Rolland 136-138);demi-gros de Tarascon (PA 4072-4074; Rolland 139); quart de gros (PA 4070-4071; Rolland 140); patac (PA -; Rolland 141); denier de Tarascon (PA -; Rolland 142).

Charles III (1480-1481): magdalon (PA -; Rolland 143); magdalon de Tarascon (PA 4081-4082; Rolland 144); blanc ou parpaïolle (PA 4083; Rolland 145); gros (PA -; Rolland 146); demi-gros (PA 4077-4080; Rolland 147-148); patac (PA -; Rolland 149).

Rolland considère un certain nombre de monnaies décrites par Poey d'Avant comme ne relevant pas des émissions de Provence il s'agit de monnaies italiennes 3936-3938, 3964, 3966-3967, 3965 (roi René Rolland 124), 3970-3971, 3974-3981, 3987, 4007-4008, 4026, 4069, de monnaies d'imitation 3984, de monnaies non provençales 3946, 3998 ou de monnaies douteuses 4048, 4069.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Longpérier, A., 1849, "Dissertation sur deux monnaies frappées en Provence par les comtes de Forcalquier: I, monnaies de la ville de Manosque, II, monnaies de la ville de Seyne", Mémoires de la société des antiquaires de France, p. 25-42.

Carpentin, A., 1867, "Essai sur les monétaires de la Provence depuis sa réunion à la couronne, monnaies de René", Revue numismatique, p. 219-245.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 777-779.

Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, XIIe-XVe siècles, histoire monétaire, économique et corporative, description raisonnée, Paris.

Blancard, L., 1868, Essai sur les monnaies de Charles Ier, comte de Provence, étude analytique accompagnée de pièces justificatives, de planches gravées et de figures intercalées dans le texte, Paris.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 339-347.

Crusafont i Sabater, M. 1979, "Les monedes catalanes del Llenguadoc i Provença", Symposium Numismatico de Barcelona, societat catalana d'estudis numismatics, II, p. 251-277.

Crusafont i Sabater, M., 1982, Numismatica de la corona Catalano-Aragonesa medieval (785-1516), Madrid.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Alphonse I ou II d'Aragon (1167-1196-1209): royal coronat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Alphonse I ou II d'Aragon (1167-1196-1209): obole (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): Blancard, L., 1868-79, Essai sur les monnaies de Charles Ier, comte de Provence, Paris.

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): demi-augustale (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): augustale (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 215-221).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): demi-augustale (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 215-221).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): multiples du tarin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 215-221).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): salut d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 215-221).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): demi-salut d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 215-221).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): tournois provençal (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): tournois provençal (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): obole provençale (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): denier marseillais (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles Ier d'Anjou (1246-1285): obole (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles II (1285-1309): deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Charles II (1285-1309): tournois provençal d'Avignon (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles II (1285-1309): denier reforciat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Robert d'Anjou (1309-1343): double denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Robert d'Anjou (1309-1343): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Robert d'Anjou (1309-1343): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Robert d'Anjou (1309-1343): petit coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 221-223).

Robert d'Anjou (1309-1343): carlin (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 830).

Robert d'Anjou (1309-1343): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 837).

Robert d'Anjou (1309-1343): quart de gros (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): pite (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): petite obole (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): sol provençal (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): denier (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Robert d'Anjou (1309-1343): maille (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): florin (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Jeanne de Naples (1343-1382): florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 225).

Jeanne de Naples (1343-1382): monnaies d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 226).

Jeanne de Naples (1343-1382): double coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 226).

Jeanne de Naples (1343-1382): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 226).

Jeanne de Naples (1343-1382): carlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 226).

Jeanne de Naples (1343-1382): florin type PA XC (Laugier, 1886, "Un florin provençal inédit", Revue numismatique, p. 499-500).

Jeanne de Naples (1343-1382): coronat d'or (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 852).

Jeanne de Naples (1343-1382): franc d'or à la robe longue (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 852).

Jeanne de Naples (1343-1382): petit denier (Dumas, F., 1963, "Monnaies féodales et étrangères récemment acquises par le Cabinet des Médailles", Revue numismatique, p. 83-112).

Jeanne de Naples (1343-1382): provençal (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): coronat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): petite maille (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): gillat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): florin coronat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): franc (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): gros (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): quadernal (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): quart de sol (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Jeanne de Naples (1343-1382): gillat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Louis et Jeanne (1347-1382): florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 228).

Louis et Jeanne (1347-1382): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 228).

Louis et Jeanne (1347-1382): carlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 228).

Louis et Jeanne (1347-1382): petit sol coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 228).

Louis et Jeanne (1347-1382): demi-sol coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 228).

Louis et Jeanne (1347-1382): petit denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 229).

Louis Ier d'Anjou (1382-1384): demi-sol coronat (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 861).

Louis II (1384-1417): écu (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Louis II (1384-1417): écu (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 863).

Louis III (1417-1434): écu d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 229).

Louis III (1417-1434): carlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 229).

Louis III (1417-1434): florin (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Louis III (1417-1434): gros (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): Laugier, J., 1880, "Les monnaies du roi René", Revue belge de numismatique, p. 153-187.

René d'Anjou (1434-1480): magdelon d'or (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 229).

René d'Anjou (1434-1480): monnaie d'or (considérée comme catalane par Rolland) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 230).

René d'Anjou (1434-1480): carlin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 230).

René d'Anjou (1434-1480): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 231).

René d'Anjou (1434-1480): blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 232).

René d'Anjou (1434-1480): demi-blanc (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 232).

René d'Anjou (1434-1480): coronat (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 232).

René d'Anjou (1434-1480): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 232).

René d'Anjou (1434-1480): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 871).

René d'Anjou (1434-1480): obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 871).

René d'Anjou (1434-1480): sol coronat d'Aix (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): sol coronat (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): quadernal (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): patac (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): grand gros d'Aix (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): parpaïolle (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): demi-blanc ou demi-parpaïolle (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): blanc (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): magdalon (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): grand gros de Tarascon (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): demi-gros d'Aix (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): patac (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

René d'Anjou (1434-1480): denier de Tarascon (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles III (1480-1481): magdalon (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 233-234).

Charles III (1480-1481): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 233-234).

Charles III (1480-1481): patac (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 233-234).

Charles III (1480-1481): demi-gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 875).

Charles III (1480-1481): magdalon (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles III (1480-1481): gros (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Charles III (1480-1481): patac (Rolland, H., 1956, Monnaies des comtes de Provence, Paris).

Archevêché et évêché d'Arles <Saint-Etienne, Sainte-Trophime> (II, p. 337)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions d'Arles pourraient être subdivisées en divers groupes avec les espèces au revers au nom de Saint-Etienne, celles au nom de Sainte-Trophime et celles au nom de l'archevêché ou évêché. Nous avons suivi le regroupement de Poey d'Avant et de Caron consistant à ne les considérer que comme une longue suite.

La ville d'Arles avait émis sous les Carolingiens (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, n° 52-75). Les archevêques d'Arles obtinrent le droit de frappe au dixième siècle.

Une première frappe eut lieu au cours du dixième siècle, mélange de types carolingiens et féodaux (PA 4084).

Au cours du dixième siècle eut lieu la première frappe explicitement signée d'Ithier (965-978) (et non Alphonse I d'Aragon comme le supposait Engel et Serrure) (PA 4085-4086).

Cette émission fut suivie de la frappe de types immobilisés et anonymes au nom de l'archevêché présentant plusieurs variétés (croix, main bénissante, mitre, etc.) (PA 4087-4102).

Au cours du douzième siècle, les bénéfices de la monnaie étaient partagés entre le comte de Provence et l'archevêque.

Ces frappes anonymes se poursuivirent tout au long du treizième siècle. Ce ne fut qu'au début du quatorzième siècle que les premiers archevêques firent figurer leurs noms:

* Gaillard de Saumate (1318-1323) introduisit le premier la frappe des florins (PA 4103-4104).

* Etienne II de la Garde (1351-1361) (PA 4105-4113).

* Guillaume II de la Garde (1361-1374) (PA 4114-4115).

* Eustache de Lévis (1475-1489) (PA 4116-4121).

* Nicolas Cibo (1489-1499) (PA 4122-4126).

* Jean Ferrier (1499-1521) (PA 4127-4128).

Ces archevêques ont émis des monnaies d'or (florins, cavalier d'or, écus, deniers, oboles, etc.).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 781-782, 1018-1019.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 347-348.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Anonyme de Sainte-Trophime: denier (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Anonymes de Sainte-Trophime: deniers variantes de PA 4096-4101 (Caron E., 1891, "Denier inédit d'un archevêque d'Arles", Annuaire de la société de numismatique, p. 220).

Anonymes de Sainte-Trophime: gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 237).

Anonymes de Sainte-Trophime: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 237).

Anonymes de Sainte-Trophime: denier variante de PA 4101 (Blanchet, A., 1891, Revue numismatique, p. 233-234).

Anonyme de Saint-Etienne: denier (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du midi de la France", Revue Belge de numismatique, p. 66-84).

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 238).

Anonymes: obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 237).

Ithier (963-985): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 236-237).

Ithier (963-985): denier (Raimbault, M., 1906, "Sur le denier arlésien à l'I", Annales de la société d'études provençales).

Ithier (963-985): Les frappes locales commencèrent avec une émission au profit de l'église Saint-Etienne d'Arles frappée par Ithier (963-985) dont un exemplaire a été découvert dans le trésor du Puy (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 76). La frappe monétaire a été parallèle à celle des émissions urbaines (Lafaurie, J., 1952, "Le trésor monétaire du Puy (Haute-Loire), contribution à l'étude de la monnaie de la fin du dixième siècle", Revue numismatique, p. 59-169).

Ithier (963-985) ou Annon (980-981/986): denier (Dumas, F., 1971, Le trésor de Fécamp, Xe siècle, Paris, p. 275-276).

Gaillard de Saumate (1317-1323): réattribution du florin de Guillaume de la Garde publié par Laugier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 238).

Etienne de la Garde (1351-1361): denier type Caron 402 (Rolland, H., 1952, Bulletin de la société française de numismatique, p. 98).

Etienne de la Garde (1351-1361): florin d'or (Dhénin, M., 1981, "Deux florins médiévaux acquis par le Cabinet des Médailles de Paris", Bulletin de la société française de numismatique, p. 74).

Guillaume de la Garde (1360-1375): franc d'or (A.L., 1869-1870, "Franc d'or de Guillaume d'Arles", Revue numismatique, p. 273-274).

Guillaume de la Garde (1360-1375): florin (Laugier, 1873, "Monnaies rares du Cabinet des Médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 74-86).

Guillaume de la Garde (1360-1375): florin (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Guillaume de la Garde (1360-1375): florin réattribué à Cologne (Vallier, G., 1875, "Lettre à M. Chalon au sujet d'un quart de florin de Guillaume de Gennep, archevêque de Cologne, erronément attribué à Guillaume de la Garde archevêque d'Arles", Revue belge de numismatique, p. 309).

Guillaume de la Garde (1360-1375): franc d'or publié par Longpérier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 239).

Guillaume de la Garde (1360-1375): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 239).

Guillaume de la Garde (1360-1375): franc à pied (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 799).

Guillaume de la Garde (1360-1375): gros (Huron, E., 1956, "Notice sur quelques monnaies tirées d'une petite collection", Revue numismatique, p. 190-201).

Eustache de Lévis (1476-1489): oboles (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 240).

Nicolas Cibo (1489-1499): De Barthélémy, A., 1847, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 181-195.

Nicolas Cibo (1489-1499): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 240).

Nicolas Cibo (1489-1499): double denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 240).

Nicolas Cibo (1489-1499): carlin (Lumeau, V., 1904, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 2-4).

Beaucaire (II, p. 345)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées: elles étaient confondues avec celles des évêques et archevêques d'Arles.

Evêché d'Apt (II, p. 345)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 782.

Comtat-Venaissin (II, p. 345)

Commune d'Avignon (1239-1251) (II, p. 345)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les frappes de la commune d'Avignon furent éphémères. Elles furent autorisées par Frédéric II et cessèrent lors de la soumission de la ville à Charles d'Anjou (PA 4129-4135).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 782.

Papauté d'Avignon <Pont-de-Sorgues> (1294-1700) (II, p. 345)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Avignon émit sous les Carolingiens quelques monnaies au nom de Charlemagne (Depeyrot, G., 1993, Le numéraire carolingien, Paris, 108-109).

La monnaie émise par l'atelier de Pont-de-Sorgues est généralement subdivisée en deux groupes en fonction de l'autorité émettrice. A un premier ensemble appartiennent les émissions monétaires des comtes de Toulouse. A un second celles des papes. Dans cette partie nous étudions les émissions papales.

Le classement des émissions monétaires a été l'oeuvre de Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York. Nous donnons le détail des monnaies qu'il a notées, mais il convient de se reporter à tout son catalogue pour le classement des émissions papales.

* Boniface VIII (1294-1363) (PA 4136).

* Clément V (1305-1314) (PA 4137-4139).

* Jean XXII (1316-1334) (PA 4140-4143).

* Clément VI (1342-1352) (PA 4144-4159).

* Innocent VI (1352-1362) (PA 4160-4169).

* Urbain V (1362-1370) (PA 4170-4178).

* Siège vacant (PA 4179).

* Grégoire XI 1370 (PA 4180-4187).

* Siège vacant (PA 4188-4190).

* Urbain VI (1378-1389) (PA 4191-4193).

* Clément VII (1378-1394) (PA 4194-4209).

* Boniface IX (1389-1404) pas d'émission à ce nom.

* Benoît XIII (1394-1409) (PA 4210-4218).

* Innocent VII (1404-1406) (PA 4219).

* Grégoire XII (1406-1409) (PA 4220-4222).

* Jean XXIII (1410-1415) (PA 4223-4235).

* Siège vacant (PA 4236-4237).

* Martin V (1417-1431) (PA 4238-4242).

* Eugène IV (1431-1447) (PA 4243-4248).

* Nicolas V (1447-1455) (PA 4249-4252).

* Calixte III (1455) (PA 4253-4257).

* Pie II (1458) (PA 4258-4259).

* Paul II (1464-1471) (PA 4260-4261).

* Sixte IV (1471-1484) (PA 4262-4265).

* Innocent VIII (1484-1492) (PA 4266-4271).

* Alexandre VI (1492-1503) (PA 4272-4275).

* Jules II (1503-1513) (PA 4276-4277).

* Monnaies des légats (PA 4278-4282).

* Léon X (1513-1521) (PA 4283-4286).

* Paul III (1534-1549) (PA 4287-4289).

* Jules III (1550-1555) (PA 4290-4291).

* Paul IV (1555-1559) (PA 4292).

* Pie IV (1559-1565) (PA 4293-4298).

* Pie V (1566-1572) (PA 4299-4302).

* Grégoire XIII (1572-1585) (PA 4303-4318).

* Sixte V (1585-1590) (PA 4319-4326).

* Grégoire XIV (1590-1591) (PA 4327-4329).

* Clément VIII (1592-1605) (PA 4330-4368).

* Paul V (1605-1621) (PA 4369-4388).

* Grégoire XV (1621-1623) (PA 4389-4399).

* Urbain VIII (1623-1644) (PA 4400-4439).

* Innocent X (1644-1655) (PA 4440-4445).

* Alexandre VII (1655-1667) (PA 4446-4460).

* Innocent XII (1691-1700) (PA 4461-4469).

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1839, "Numismatique de l'ancien Comtat Venaissin et de la principauté d'Orange, II., Monnaies d'Avignon ", Revue numismatique, p. 257-283.

Caraven-Cachin, A., 1880, "Notes sur des monnaies rares ou inédites du Comtat Venaissin", Commission des antiquités de la ville de Castres et du département du Tarn, p. 171.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 1019-1023.

Vallentin, R., 1893-1894, "Signification de la légende bilinéaire de quelques doubles deniers pontificaux frappés à Avignon", Bulletin de numismatique, p. 45-47.

Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris, p. 53-56.

Labande, L.-H., 1898, "La monnaie de Sorgues d'après de nouvelles publications", Gazette de numismatique française, p. 319-326.

De Castellane, 1906, "Observations sur le classement des premiers florins pontificaux du Comtat-Venaissin et d'Avignon", Revue numismatique, 35-50.

Mollat, G., 1908, "Les papes d'Avignon et leur hôtel des monnaies à Sorgues (Comtat-Venaissin)", Revue numismatique, p. 252-259.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 153-158.

Muntoni, F., 1972-1974, Le monete dei Papi e degli Stati pontifici, Rome.

De Mey, J., 1975, Les monnaies du Comtat Venaissin, Bruxelles.

Bompaire, M., 1983, "La monnaie de Pont-de-Sorgues dans la première moitié du quatorzième siècle", Revue numismatique, p. 139-176.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York.

Boniface VIII (1294-1363): denier (Cartier, E., 1836, "Dissertation sur une monnaie frappée pour le comtat d'Avignon de 1398 à 1404, au nom du pape Boniface IX, Revue numismatique, p. 12-19 et Cartier, E., 1838, "Restitution d'une monnaie avignonnaise à Boniface VIII", Revue numismatique, p. 214-217 (cf. Revue numismatique, 1836).

Boniface VIII (1294-1303) (Pont de Sorgues): gros PA 4136; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 165-166).

Clément V (1305-1314) (Pont de Sorgues): gros PA 4136; denier PA 4138-4139 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 168-169).

Clément V (1305-1314): sesino PA; denier PA 4153; obole PA 4155 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 185-187).

Jean XXII (1316-1334): florin (Laugier, 1888, "Un florin inédit d'Avignon", Annuaire de la société de numismatique, p. 237-239).

Jean XXII (1316-1334) (Pont de Sorgues): gros PA 4141-4142; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 176-177).

Benoît XII (1334-1342): gros (Laugier, 1873, "Monnaies rares du Cabinet des Médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 74-86).

Benoît XII (1334-1342): demi-gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 904).

Clément VI (1342-1352): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Clément VI (1342-1352): florin (Chabouillet, P., 1873, "Une monnaie d'or du pape Clément VI frappée à Avignon", Revue des sociétés savantes des départements, p. 570-572).

Clément VI (1342-1352): demi-gros (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Clément VI (1342-1352): florin (Serrure, R., 1900, "Un florin d'or de Clément VI (1342-1352)", Bulletin de numismatique, p. 21-22).

Clément VI (1342-1352): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 906).

Clément VI (1342-1352): demi-gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 907).

Clément VI (1342-1352) (Pont de Sorgues): gros PA 4151; gros PA 4144; gros PA 4159 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 182-184).

Innocent VI (1352-1362): carlin d'argent (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 908).

Innocent VI (1352-1362) (Pont de Sorgues): double denier PA 194; obole PA 195 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 194-195).

Innocent VI (1352-1362): ducat PA 4169; gros PA - ; demi-gros PA 4160; obole PA 4167 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 190-193).

Urbain V (1362-1370): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Urbain V (1362-1370): florin (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 909).

Ubain V (1362-1370): florin PA Jean XXII 4140; gros PA 4170 douzain, demi-gros PA 4171; sesino PA 4173; double denier PA 4176; double denier PA 4178 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 201-206).

Grégoire XI (1370-1378): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Grégoire XI (1370-1378): florin PA -; florin de 24 sous PA -; gros PA 4182-4183; quart de gros PA 4180; double denier PA 4184; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 216).

Clément VII (1378-1394): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Clément VII (1378-1394): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 915).

Sede vacante (1378): double denier PA 4188 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 217).

Urbain VI (1378-1389): demi-gros PA 4191; denier PA 4192-4193 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 220-221).

Clément VII (antipape 1378-1394): franc PA -; florin PA 4191; florin de 24 sous PA 4196; gros PA 4198-4199, 4201; demi-gros, double denier PA 4205, 4208-4209; double denier PA 4203-4204; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 227-236).

Anonyme quatorzième siècle (Pont de Sorgues): PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 189).

Bénédicte XIII (antipape 1394-1423): florin PA 4210; carlin PA 4214-4218; demi-gros PA 4212; double denier PA 4211; denier PA 4213 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 244-249).

Grégoire XII (1406-1409): carlin (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 919).

Jean XXIII (1410-1415): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 920).

Jean XIII XXIII (antipape 1410-1419): florin de 24 sous PA 4226, 4230, 4232; carlin PA 4227-4229, 4233; double denier PA 4234; denier PA 4225 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 259-264).

Sede vacante (1415-1417): florin de 24 sous PA -; gros PA 4237 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 268-269).

Martin V (1417-1431): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Martin V (1417-1431): denier (Lumeau, V., 1902, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 73-75).

Martin V (1417-1431): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 924).

Martin V (1417-1431): florin de 24 sous PA 4238; carlin PA 4240-4242; double denier PA -; douzain PA -; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 283-290).

Eugène IV (1431-1447): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 925-926).

Eugène IV (1431-1447): carlin PA 4245-4246; double denier PA -; denier PA 4248 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 319-321).

Nicolas V (1447-1455): ducat PA -; écu PA - ; carlin PA 4250; demi-carlin PA 4249; douzain PA 4242; double denier PA 4251; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 340-346).

Calixte III (1455-1458): sequin (Serrure, R., 1891-1892, "Un sequin avignonnais inédit du pape Calixte III (1455-1458) ", Bulletin de numismatique, p. 61-64).

Calixte III (1455-1458): sequin (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 928).

Calixte III (1455-1458): florin de 24 sous PA - ; carlin PA 4253; blanc PA 4254; douzain PA 4255-4256; demi-gros PA 4257 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 354-359).

Innocent VIII (1484-1458): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Innocent VIII (1484-1493): denier (Lumeau, V., 1902, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 73-75).

Innocent VIII (1484-1493): sequin d'or (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 932).

Sixte IV (1471-1484): patac (Bompaire, M., Guerreau, A., 1991, "Patac de Sixte IV découvert à Mâcon (Saône-et-Loire)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 19-20).

Sixte IV (1471-1484): ducat PA 4264; demi-ducat PA 4265; carlin PA 4262 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 485-487).

Innocent VIII (1484-1492): ducat PA -; demi-ducat PA 4266; triple gros PA 4269; carlin PA 4267; demi-carlin PA -; douzain PA -; denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 514-520).

Alexandre VI (1492-1503): carlin PA 4272-4273; douzain PA 4274; denier PA 4275 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 548-550).

Jules II (1503-1513): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Jules II (1503-1513): écu au soleil PA 4279; douzain PA 4281; denier PA 4276-4277 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 625-627).

Léon X (1513-1521): obole variété de PA 4285 (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Léon X (1513-1521): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 939).

Léon X (1513-1521): douzain PA 4286; denier PA 4283-4285 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 733-734).

Clément VII (1523-1534): denier PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 898).

Paul III (1534-1549): écu d'or (Vallentin, R. 1890, "Les écus d'or avignonnais du pape Paul III (1535)", Annuaire de la société de numismatique, p. 55-69).

Paul III (1534-1549): carlin PA 4287-4288; denier PA 4289 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 974-976).

Jules III (1550-1555): écu d'or PA 4290; carlin PA 4291 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1027-1028).

Marcel II (1555): Vallentin, R., 1891, "Deux lacunes de la numismatique papale d'Avignon ", Revue belge de numismatique, p. 155-162.

Paul IV (1555-1559): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Paul IV (1555-1559): carlin PA 4292 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1056).

Pie IV (1559-1565): écu d'or PA 4293; écu d'or PA 4298; teston PA -; carlin PA 4294; carlin PA 4295 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1082-1086).

Pie V (1566-1572): écu; giulio (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 944-945).

Pie V (1566-1572): écu d'or PA 4300; écu d'or PA 4301; carlin PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1130-1132).

Grégoire XIII (1572-1585): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Grégoire XIII (1572-1585): denier (Lumeau, V., 1902, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 105-108).

Grégoire XIII (1572-1585): giulio (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 948).

Grégoire XIII (1572-1585): denier (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 949).

Grégoire XIII (1572-1585): pinatelle (Perraud, R., 1973, "Une curieuse et rare pinatelle hybride avignonnaise du pape Grégoire XIII", Annales du groupe numismatique du Comtat de Provence, p. 25-26.

Grégoire XIII (1572-1585): écu d'or PA 4303; écu d'or PA 4304; teston PA 4310; six blancs PA 4313; six blancs PA 4317-4318; six blancs PA -; douzain PA 4314; demi-gros PA 4311; liard PA 4312; patard PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1292-1302).

Sixte V (1585-1590): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Sixte V (1585-1590): teston ou demi-écu PA 4320; six blancs PA 4325-4326 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1389-1391).

Sixte V (1585-1590) (Carpentras): six blancs PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1392).

Urbain VII (1590): Vallentin, R., 1891, "Deux lacunes de la numismatique papale d'Avignon ", Revue belge de numismatique, p. 155-162.

Grégoire XIV (1590-1591): six blancs PA 4328-4329 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1426).

Grégoire XIV (1590-1591) (Carpentras): six blancs PA 4327 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1427).

Clément VIII (1592, 1602): Vallier, G., 1873, "Petit supplément à la numismatique papale d'Avignon", Congrès archéologique de France en 1882, p. 437-452.

Clément VIII (1592-1605): douzain (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 953 var.).

Clément VIII (1592-1605): quadruple écu d'or PA 4335, 4338, 4347; double écu d'or PA 4336-4337, 4356, 4360; écu d'or PA -; piastre PA 4350, 4351; demi-piastre PA 4355; teston PA 4348, 4357, 4359; francs PA -; jules PA 4361; douzain PA 4334, 4340, 4364-4366; demi-gros PA 4346; patard PA 4368 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1488-1522).

Clément VIII (1592-1605) (Carpentras): piastre PA 4352-4353; teston PA 4349; douzain PA 4330; patard PA 4367 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1523-1530).

Paul V (1605-1621): double ducat (Laugier, L., 1897, "Un double ducat d'Avignon", Gazette numismatique française, p. 443-446).

Paul VIII (1605-1621): quadruple écu d'or PA 4369; double écu d'or PA -; piastre PA 4369; demi-piastre PA -; teston PA 4371-4373, 4382, 4386; demi-franc PA 4374-4375; quart de franc PA 4375; douzain PA -; patard PA - (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1616-1636).

Grégoire XV (1621-1623): octuple écu d'or PA 4390; piastre PA; demi-piastre PA 4395-4397; demi-franc PA -; patard PA 4399 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1670-1676).

Urbain VIII (1623-1644): Vallentin du Cheylard, R., 1908, "Notes sur le monnayage avignonnais du pape urbain VIII (1623-1644)", Revue belge de numismatique, p. 161-173.

Urbain VIII (1623-1644): quadruple écu d'or PA 4402, 4404, 4425; double écu d'or PA 4405; demi-piastre PA 4411; teston PA 4424, 4426; demi-franc PA 4412; quart de franc PA -; jules PA 4431, 4434; douzain PA -; liard PA 4438-4439; double tournois PA 4414; patard PA 4422-4423 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1782-1803).

Innocent X (1644-1655): quadruple écu d'or PA 4440, 4442, 4444; écu d'or PA 4468; demi-écu d'or PA 4446; patard PA 4445 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1871-1884).

Alexandre VII (1655-1667): quadruple écu d'or PA 4449; double écu d'or PA 4448; carlin PA 4453; luigino PA 4452-4454, 4457-4458; patard PA 4459 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 1948-1960).

Innocent XII (1691-1700): douzième d'écu PA 4461-4462, 4464 (Berman, A. G., 1991, Papal Coins, New York, n° 2326-2328).

<Avignon>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Quelques émissions placées sous l'autorité séculière eurent lieu.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Philippe IV, roi de France (1285-1290): gros (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 898).

Louis I d'Anjou (1382): Vallentin, R., 1893, "Les monnaies de Louis Ier d'Anjou frappées à Avignon (1382)", Annuaire de la société de numismatique, p. 421-445.

Mazarin (1634-1644): Vallentin, R., 1896, "Les monnaies frappées à Avignon durant la vice-légation de Mazarin (1634-1637), Revue belge de numismatique, p. 45-78.

Principauté et comté d'Orange (1178-1702) (II, p. 384)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: En 1178, le prince d'Orange reçut de Frédéric Barberousse le droit de battre monnaie. C'est donc à Guillaume IV que l'on attribue les premières monnaies (PA 4470-4472).

Comme dans beaucoup de cas, la première émission fut suivie par une frappe anonyme généralement imitée des espèces frappées dans les contrées voisines (cornet PA 4473-4475; L barré de Lyon PA 4476-4479; monnaies à la rosace du Puy PA 4480; buste de la vierge de Clermont PA 4481).

Avec le passage de la seigneurie dans la famille des Baux, la monnaie d'Orange cessa d'être anonyme à la fin du treizième siècle, comme dans d'autres villes au même moment.

Bertrand III (1282-1335) émit un billon imité des monnaies franco-anglaises (PA 4482) et des gros au cavalier (PA 4483).

Raimond III (1335-1340) aurait très peu émis. On ne lui attribue qu'une obole (Caron).

Raimond IV (1340-1393) a frappé monnaie en très grand nombre et en très grandes quantités, imitant la majeure partie des frappes royales de France, d'Angleterre, d'Avignon de Die, d'Anjou, etc. Il introduisit le premier les frappes de monnaies d'or, florin, franc à pied, à cheval, tout en émettant de grandes quantités de monnaies d'argent (gros, denier) ou de billon (double, denier au léopard d'Aquitaine, denier à la mitre d'Orange, blanc au grand R contrefaisant le blanc au grand K de Charles V (PA 4484-4538).

Quelques florins sont parfois attribués à Jeanne sa veuve.

A la mort de Raimond IV, la seigneurie passa dans les mains de la Maison de Chalon.

Jean Ier de Chalon (1393-1418) n'a émis que des billons (PA 4539-4544).

Louis de Chalon (1418-1463) n'a également émis que des billons (PA 4545-4547).

Guillaume VIII (1463-1475) n'a également émis que des billons (PA 4548-4549).

Jean II de Chalon (1465-1502) reprit la frappe régulière des monnaies d'or: haumet d'or (PA 4550), tout en continuant la frappe des billons (PA 4551-4559).

Philippe de Hochberg (1478), prince intérimaire ne resta sur le trône que le temps de quelques billons (PA 4560-4561).

Philibert de Chalon (1502-1530) fut le dernier prince de la lignée et n'émit que du billon (PA 4562-4565).

A sa mort la seigneurie passa dans la maison de Nassau.

Guillaume le Taciturne (1544-1584) rétablit l'atelier monétaire sans doute davantage pour affirmer ses droits que pour monnayer en quantité (PA 4566-4567).

Avec Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618) l'atelier monétaire connut une période de grande activité (PA 4568-4584).

Maurice (1618-1625) (PA 4585-4598) et Frédéric Henri (1625-1647) (PA 4599-4625) frappèrent des très nombreuses monnaies de faible valeur, tandis que Guillaume IX (1647-1650) (PA 4626-4632) s'attacha essentiellement à produire des pièces de grande valeur, en or ou en argent.

Les frappes se poursuivirent sous Guillaume Henri (1650-1702) (PA 4633-4655) et Godefroy Maurice (sic) (1673-1679) (PA 4656-4657). On notera que Poey d'Avant a confondu également Godefroi-Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, avec son frère Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne II, prince intérimaire d'Orange de 1673 à 1678 à qui il convient de réattribuer les émissions d'Orange.

La mort de Guillaume Henri (1650-1702) sans héritier permit à Louis XIV de réunir Orange au Dauphiné.

Des études détaillées sont en cours par M. Voûten aux Pays-Bas et Christian et Jean-Louis Charlet en France.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Cartier, E., 1839, "Numismatique de l'ancien Comtat Venaissin et de la principauté d'Orange, I., les monnaies d'Orange", Revue numismatique, p. 107-128.

Chabouillet, P., 1873, "Note sur les monnaies frappées à Orange au XVIIe siècle", Bulletin de la société des antiquaires de France, p. 144-148.

Caron, E., 1879, "Conférence sur l'histoire monétaire de la principauté d'Orange", Compte-rendus de la société française de numismatique. 267-273.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 782-783, 1023-1026.

Engel, A., Serrure, R., 1897-1899, Traité de numismatique moderne et contemporaine, Paris, p. 49-52.

De Castellane, 1906, "Observations sur le classement des premiers florins pontificaux du Comtat-Venaissin et d'Avignon", Revue numismatique, 35-50.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 308-311.

Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127.

De Mey, J., 1975, Les monnaies du Comtat Venaissin, Bruxelles.

Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45.

Gaspari, F., 1985, La principauté d'Orange à la fin du Moyen Age, Paris.

Dhénin, M., 1985, Les monnaies des princes d'Orange, Journées numismatique de la société française de numismatique, Paris.

Barrandon, J.-N., Dhénin, M., 1985, "Analyses de monnaies d'or de Raymond V, prince d'Orange (1343-1390)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 658-659.

Bompaire, M., 1985, "Le titre des florins d'Orange d'après les documents", Bulletin de la société française de numismatique, p. 659-664.

Spufford, P., 1986, Handbook of Medieval Exchange, Londres (valeurs en autres espèces).

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Anonymes: denier (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 242-243).

Bertrand III (1282): De Barthélémy, A., 1847, "Explication de quelques monnaies baronales", Revue numismatique, p. 181-195.

Raimond III ou IV (1335-1340 ou 1340-1393): denier (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Raimond III ou IV (1335-1340 ou 1340-1393): obole (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Raimond III (1335-1340): (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du midi de la France", Revue Belge de numismatique, p. 66-84).

Raimond III (1335-1340): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 244).

Raimond IV (1340-1393): denier (Géry, 1861, "Denier inédit de Guillaume IV prince d'Orange", Revue numismatique, p. 308-311).

Raimond IV (1340-1393): denier (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du midi de la France", Revue Belge de numismatique, p. 66-84).

Raimond IV (1340-1393): franc à pied (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Raimond IV (1340-1393): obole (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Raimond IV (1340-1393): florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 245).

Raimond IV (1340-1393): franc à pied (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 245).

Raimond IV (1340-1393): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 245-246).

Raimond IV (1340-1393): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 246).

Raimond IV (1340-1393): double denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 247).

Raimond IV (1340-1393): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 248).

Raimond IV (1340-1393):double denier (Blancard, L., 1884, "Sur un double denier de Raimond IV, prince d'Orange", Annuaire de la société de numismatique, p. 61-67).

Raimond IV (1340-1393): denier (Revue numismatique, 1885, p. 119).

Raimond IV (1340-1393): florin (Laugier, 1888, "Un florin inédit de Raimond IV, prince d'Orange", Annuaire de la société de numismatique, p. 222-223).

Raimond IV (1340-1393): franc à cheval (De Marchéville, M., 1889, "Une pièce d'or inédite de Raymond IV, prince d'Orange", Annuaire de la société de numismatique, p. 380-385).

Raimond IV (1340-1393): denier (Lumeau, V., 1902, "Quelques pièces inédites", Bulletin de numismatique, p. 105-108).

Raimond IV (1340-1393): franc à pied (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 985).

Raimond IV (1340-1393): blanc (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 985).

Raimond IV (1340-1393): gros (Huron, E., 1956, "Notice sur quelques monnaies tirées d'une petite collection", Revue numismatique, p. 190-201).

Raimond IV (1340-1393): florin d'or (Dhénin, M., 1981, "Deux florins médiévaux acquis par le Cabinet des Médailles de Paris", Bulletin de la société française de numismatique, p. 74).

Raimond IV (1340-1393): florin d'or (Duplessy, J., 1983, "Florins à la molette de Raymond IV, prince d'Orange (1340-1393)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 282).

Jeanne de Savoie (1393): le florin type PA 4519 peut être attribué à la veuve de Raimond IV (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 248).

Jean Ier (1393-1418): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 248-249).

Louis de Chalon (1418-1462): gros (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Louis de Chalon (1418-1462): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 249).

Louis de Chalon (1418-1462): demi-blanc (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 990).

Louis de Chalon (1418-1462): double denier (Vallentin, R., 1891, "Un double denier inédit de Louis le Bon, prince d'Orange (1418-1463)", Revue numismatique, p. 447-453).

Louis de Chalon (1418-1462): gros réétudié (Vian, P.-C., 1968, "Le gros de Montdragon et Jonquière", Cahiers numismatiques, p. 504-505).

Guillaume (1462-1475): double denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 249).

Jean II de Chalon (1475-1502): demi-florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 250).

Jean II de Chalon (1475-1502): hardi (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 250).

Jean II de Chalon (1475-1502): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 250).

Philippe de Hochberg (1478-1482): denier (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Philippe de Hochberg (1478-1482): double (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 250).

Guillaume le Taciturne (1544-1584): grand écu d'argent, 1560 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4566.

Guillaume le Taciturne (1544-1584): liard frappé en or (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Philippe Guillaume (1584): monnaie d'or (Laugier, 1873, "Monnaies rares du Cabinet des Médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 74-86).

Philippe Guillaume (1584): teston (Laugier, 1876, "Monnaies rares du cabinet des médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 191-208).

Philippe Guillaume (1584): pinatelles (Vallentin, R., 1893, "Notes sur les pinatelles de Philippe Guillaume, prince d'Orange", Revue belge de numismatique, p. 168-174).

Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618): pistole ou double écu d'or, 1617 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4581.

Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618): quadruple écu d'or (double pistole), 1616 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4580.

Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618): quadruple écu d'or (double pistole), (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618): demi-franc (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Philippe Guillaume de Nassau (1584-1618): douzain (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Maurice de Nassau (1618-1625): quadruple ducat d'or (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 1000).

Maurice de Nassau (1618-1625): double pistole (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Maurice de Nassau (1618-1625): quadruple écu d'or (double pistole), 1618 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4589.

Maurice de Nassau (1618-1625): double pistole (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Maurice de Nassau (1618-1625): ducaton (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Maurice de Nassau (1618-1625): demi-franc (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Maurice de Nassau (1618-1625): liard (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Maurice de Nassau (1618-1625): ducaton (Charlet, C., 1993, "Le ducaton d'argent frappé à Orange par le prince Maurice de Nassau", Annales du groupe numismatique de Provence, 8.

Frédéric-Henri (1625-1647): monnaie en or type PA C 6 (Chalon, R., 1863, "Curiosités numismatiques, monnaies méreaux et jetons rares ou inédits", Revue belge de numismatique, p. 293-314).

Frédéric-Henri (1625-1647): ducat (Laugier, 1873, "Monnaies rares du Cabinet des Médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 74-86).

Frédéric-Henri (1625-1647): quadruple pistole (Laugier, 1873, "Monnaies rares du Cabinet des Médailles de Marseille", Revue belge de numismatique, p. 74-86).

Frédéric Henri (1625-1647): doubles tournois (Vallentin, R., 1888, "Notes sur les doubles tournois de Frédéric-Henri, prince d'Orange (1625-1647)", Mémoires de l'académie de Vaucluse).

Frédéric Henri (1625-1647): doubles tournois (Vallentin, R., 1888, Notes sur les doubles tournois de Frédéric-Henri, prince d'Orange (1625-1647), Avignon).

Frédéric Henri (1625-1647): double tournois (Pérot, F., 1905, "Note sur un double tournois d'Orange", Bulletin de numismatique, p. 113).

Frédéric-Henri (1625-1647: liard (Luneau, V., 1912, procès-verbaux de la société française de numismatique, p. xxvi).

Frédéric-Henri (1625-1647): quadruple ducat d'or (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 1003).

Frédéric-Henri (1625-1647): obole (Boudeau, E., 1913, Monnaies françaises provinciales, Paris, 1011).

Frédéric Henri de Nassau (1625-1647): double écu d'or (pistole), 1640, 1643 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA -.

Frédéric Henri de Nassau (1625-1647): ducat, 1645 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA -.

Frédéric Henri de Nassau (1625-1647): quadruple écu d'or (double pistole), 1641, 1645 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4599.

Frédéric-Henri (1625-1647): quadruple pistole (Duplessy, J., 1983, "La quadruple pistole de Frédéric-Henri, prince d'Orange (1625-1647)", Le club français de la Médaille, p. 144-145).

Frédéric-Henri (1625-1647): franc à cheval (Duplessy, J., 1983, "Deux imitations de monnaies royales françaises: le franc à cheval de Raimond IV, prince d'Orange (1340-1393) et l'écu d'or de Marie de Brabant, duchesse douairière de Gueldre (1371-1399)", Revue de la Bibliothèque Nationale, p. 44-46).

Frédéric-Henri (1625-1647): patac revu (Charlet, J.-L., 1992, "Le patac de Frédéric Henri de Nassau pour la principauté d'Orange", Cahiers numismatiques, p. 33-34).

Frédéric-Henri (1625-1647): double pistole (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Frédéric-Henri (1625-1647): pistole (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Frédéric-Henri (1625-1647): ducat (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Frédéric-Henri (1625-1647): demi-franc (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Frédéric-Henri (1625-1647): teston (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Frédéric-Henri (1625-1647): liard (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Frédéric-Henri (1625-1647): double tournois (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): denier tournois (Le Hardelay, 1918, procès-verbaux de la société française de numismatique, p. xxvii).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): double écu d'or (pistole), 1649 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4631.

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): écu d'or (demi-pistole), 1649 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4632.

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): quadruple écu d'or (double pistole), 1649 (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA -; RN 1905, PV page 5.

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): double pistole (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): écu (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): teston (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): quart d'écu (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): douzième d'écu (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127).

Guillaume IX de Nassau (1647-1650): denier tournois (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): denier tournois de 1659 (Rouyer, J., 1854, "Notes sur quelques monnaies baronnales: Franquemont, Arches, Orange, Cugnon", Revue numismatique, p. 56-63).

Guillaume Henri de Nassau (1650-1702): denier tournois (Vallier, G., 1875, "Numismatique féodale du Midi de la France", Revue belge de numismatique, p. 66-84).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): double louis d'or (Procès verbaux de la société française de numismatique, 1905, p. vii).

Guillaume Henri de Nassau (1650-1673): sequin (Delmonte, A., 1964, Le bénélux d'or, Amsterdam) PA 4533.

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): sequin (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): douzième d'écu (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): denier tournois (Van der Wiel, H. J., 1973-1974, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 69-127; Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): double tournois (Charlet, C., 1989, "Un double tournois et un denier tournois d'Orange frappés en 1659", Bulletin de la société française de numismatique, p. 497-500).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): denier tournois (Charlet, C., 1991, "Les dernières monnaies de cuivre de la principauté d'Orange (1673-1681)", Bulletin de la société française de numismatique, p. 497-500).

Guillaume-Henri de Nassau (1650-1702): denier tournois (Charlet, C., 1993, "Une variété du denier tournois frappé par Guillaume Henri de Nassau à Orange en 1659", Annales du groupe numismatique du Comtat et de Provence).

Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne (1673-1679): sequin (Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne (1673-1679): écu au lion (Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne (1673-1679): denier tournois (Van der Wiel, H. J., 1984, "Les monnaies de la principauté d'Orange sous la maison de Nassau, supplément", Jaarboek voor Munt- en Penningkunde, p. 26-45).

Cadenet <Seyne> (?) (II, p. 413)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'attribution de ces frappes par Poey d'Avant à Cadenet est contestée par Caron qui propose de les localiser à Seyne (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 251). Ces monnaies ont été maintenant attribuées à Bertrand de Forcalquier.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 349.

<Manosque>

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: L'atelier n'existe sans doute pas, du moins les éventuelles frappes ne sont pas identifiées.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): De Longpérier, A., 1849, "Dissertation sur deux monnaies frappées en Provence par les comtes de Forcalquier: I, monnaies de la ville de Manosque, II, monnaie de la ville de Seyne", Mémoires de la société des antiquaires de France, p. 25-42.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 780 note.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 349.

Anonymes: denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 253-255).

 


 

Faustin Poey d'Avant, Monnaies féodales de France,
Paris, 1858-1862

COMPLEMENTS AU TOME 3

(Artois, Bourgogne, Champagne, Dauphiné, Flandre, Franche-Comté, Picardie, Ponthieu, Provence, Velay, Vermandois).

 

Présentation des compléments

La rédaction de compléments au gigantesque travail de Poey d'Avant ne pouvait s'effectuer qu'après avoir mis au point un système homogène de présentation des informations. Ce système s'articule autour des divisions des grands chapitres des Monnaies féodales de France.

En tête des compléments, nous donnons la liste des entités géographiques majeures telles que Poey d'Avant les a lui-même organisées dans son index.

Nous avons retenu les cadres déterminés par Poey d'Avant. Les divisions ont été reprises et présentées en précisant:

- La nature du pouvoir émetteur (royaume, comté, vicomté, archevêché, évêché, etc.). Si aucun détail n'est indiqué, cela signifie que l'atelier a émis dans un cadre seigneurial ou dans une ville.

- Lorsque l'atelier a été attribué à d'autres villes, que des frappes ont été effectuées dans d'autres endroits, ou que les émissions ont été désignées sous d'autres attributions, ces localisations sont précisées entre < >.

- Les dates d'activité de l'atelier sont précisées entre (). Lorsque l'atelier n'a émis que sous les Carolingiens, et non sous les seigneurs féodaux, ce point est précisé. Viennent dans tous les cas les périodes d'émission. En règle générale, je donne les périodes maximales de frappes, c'est à dire à partir du début du règne de la personne qui a initié les frappes jusqu'à la fin de celui qui semble avoir été le dernier émetteur. Dans certains cas, faute d'indications suffisantes, la période ne fait référence qu'à un ou plusieurs siècles. Lorsque l'existence de l'atelier n'est pas certaine, ce point est signalé par la présence d'un (?). Un problème subsiste avec les anciens ateliers féodaux qui continuèrent à émettre pour les rois de France. Dans ce cas, j'indique les dates les plus compatibles avec la notion d'émission féodale.

- Enfin, j'indique le tome et la page de l'étude de Poey d'Avant.

Les très grandes divisions géographiques sont inscrites en majuscules grasses en milieu de page. Les entités géographiques plus petites le sont en majuscules grasses italiques.

 

Dans chaque complément les choses s'organisent de la manière suivante:

- Une introduction historique rapide qui précise les événements marquants de la période d'activité de l'atelier. Dans cette partie sont repris tous les numéros des descriptions de Poey d'Avant. Chacun pourra alors compléter et reporter ces indications dans la partie qui l'intéresse. Il ne faut pas chercher dans ces compléments, de corrections de détails. L'introduction historique a été établie d'après Engel et Serrure, Blanchet et Dieudonné, avec renvoi aux numéros de Poey d'Avant tels que les laissaient entendre les auteurs susnommés. Les correctifs les plus importants sont ceux d'Engel et Serrure (ils ont été repris par Blanchet et Dieudonné) et toute nouvelle monographie passera par la parfaite prise en compte des apports majeurs de ces deux grands savants.

- Une liste de compléments bibliographiques se subdivisant en deux parties:

            * La première rassemble des références à caractère général. Cette liste est classée par ordre chronologique des publications.

            * La seconde dresse la liste des études très ponctuelles d'émissions ou de monnaies précises. Cette liste est classée par ordre chronologique des émetteurs, puis des publications. J'y signale quelques réattributions entre ateliers. Cependant, dans le cas des émissions espagnoles étudiées par M. Crusafont, ce point a été allégé et je renvoie aux excellents travaux de ce chercheur.

La bibliographie complémentaire est destinée à permettre aux chercheurs, étudiants, collectionneurs de localiser les principaux travaux dont la consultation doit précéder toute étude. Lorsque l'étude ne concernait qu'une émission, l'objet de la note est signalé en gras en tête de la référence. Ce n'est pas une bibliographie critiquée. Elle n'a pour but que de pallier une lacune en instruments de travail dont les derniers remontent à la fin du dix-neuvième siècle (Engel et Serrure, Répertoire des sources... et Blanchet Dieudonné, Manuel...).

 

Dans tous les cas, les noms des souverains sont suivis des dates de règne. En effet, à plusieurs reprises, des divergences me sont apparues tant dans le nom du régnant (orthographe, numéro d'ordre) que dans les dates. Par souci de précision, j'ai tenté de préciser et d'harmoniser le plus possible. Au moins, l'abondance des éléments permettra de mieux retrouver les émetteurs concernés. Dans la partie bibliographique, ces détails ne sauraient être le gage de l'exactitude de la datation, qui, souvent depuis le dix-neuvième siècle, a été contestée et revue.

 

Néanmoins, dans quelques cas, des difficultés subsistent. C'est le cas, par exemple, pour les émissions au type bléso-chartrain. J'ai utilisé le terme de type bléso-chartrain qui a été employé par Poey d'Avant, sans lui donner une autre importance que descriptive. Plusieurs publications ont étudié ce type en considérant plusieurs ateliers à la fois. De façon générale, j'ai reproduit dans les divers compléments la liste des principales études.

Les études générales relatives aux monnaies tournois et aux monnaies parisis, prises dans le sens de monnaies de compte ont été reportées dans un souci de simplification aux ateliers de Paris ou de Tours.

Les espèces émises dans le cadre du monnayage semi-royal avec le nom du roi et celui d'une ville ont été classées dans les compléments relatifs à la ville. Les émissions strictement royales effectuées dans les anciens ateliers féodaux n'ont pas été reprises, mais j'ai donné en liste bibliographique la référence au classement de Jean Duplessy, généralement pour les émissions antérieures à Philippe II Auguste (1180-1223).

Dauphiné (III, p. 1)

Evêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux (1154-1366) (III, p. 2)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Les émissions de l'évêché Saint-Paul-Trois-Châteaux débutèrent avec les frappes de l'évêque Guillaume (1142-vers 1193) qui reçut le droit de battre monnaie en 1154. Les évêques ne créèrent pas de type spécifique, mais copièrent, suivant les périodes, les émissions des seigneuries et évêchés voisins: Die, Vienne, Valence, Avignon, Le Puy, etc.

La première série de frappes se composaient des espèces anonymes, deniers et oboles (PA 4665-4669). Cette frappe dura de 1154 à la fin du treizième siècle.

Les émissions signées le furent par six évêques.

* Benoît (1288) (PA 4670-4671).

* Dragonet de Montauban (1300-1326) (PA 4672-4675).

* Guillaume de Cardaillac (1327-1328) ou Guillaume Guitard (1349) (PA 4676-4677).

* Hugues Aimeri (1328-1348) (PA 4678-4680).

* Jean Ier Costi (1349-1361) (PA 4681-4685).

* Jacques Artaud de Montauban (1364-1366).

Les émissions ont été suspendues à la fin du quatorzième siècle, même si un document de 1408 laisse penser que le roi ait eu la possibilité de battre monnaie à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Roman, J., 1886, "Classement des monnaies épiscopales de Saint-Paul-Trois-Châteaux", Revue numismatique, p. 488-498.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 783, 1028.

Vallentin, R., 1895, Du prétendu monnayage mixte de Dieudonné d'Estaing, évêque de Saint-Paul et de Charles VI, Valence.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 167-168.

Bompaire, M., Barrandon, J.-N., 1989, "Les imitations de florins dans la vallée du Rhône au XIVe siècle", Bibliothèque de l'école des chartes, p. 141-200 (analyses de titres).

Anonymes: florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 256).

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 256).

Anonymes: oboles (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 255).

Dragonet de Montauban (1300-1326): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 256-257).

Dragonet de Montauban, évêque (1300-1328): denier (Roumieu, F., 1965, "Note sur un denier épiscopal de Gap", Bulletin de la société française de numismatique, p. 480) (semble être une obole).

Hugues Aimeri (1328-1348): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 257).

Hugues Aimeri (1328-1348): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 257).

Hugues Aimeri (1328-1348): obole (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 258).

Jean Ier Costi (1349-1361): florin (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 258-259).

Jacques Artaud de Montauban (1364-1366): denier (Roman, J., 1902, "Denier de Jacques Artaud de Montauban, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (1364-1366)", Revue numismatique, p. 379-382).

Evêchés de Valence et de Die (1157-1388) (III, p. 7)

Résumé sommaire des publications postérieures à Poey d'Avant: Comme le remarque fort justement Poey d'Avant, les émissions de Valence et Die sont parfois confondues, parfois étudiées séparément, selon les périodes.

Les émissions monétaires de Valence remontent à 1157, date de la concession des droits à Eudes de Chaponnay par Frédéric Barberousse.

Les frappes anonymes portent d'un côté l'aigle et de l'autre la croix et le nom de saint Apollinaire évêque du sixième siècle (PA 4686-4695).

En 1276 les deux évêchés furent réunis. Ils émirent alors une monnaie anonyme, mais portant la marque des deux évêchés (PA 4696).

Ces frappes anonymes durèrent jusqu'au treizième siècle. Dans le courant de ce siècle, les évêques commencèrent à émettre des séries portant leur nom.

* Guillaume de Roussillon (1298-1329), monnaies de billon uniquement (PA 4697-4698).

* Henri de Villars (1336-1342), monnaies de billon uniquement (PA 4699-4702).

* Jean III (1352-1354), monnaies de billon uniquement (PA 4703. L'attribution de cette pièce est contestée par Caron, mais Engel et Serrure admettent cette attribution).

* Louis de Villars-Thoire (1354-1376), monnaies de billon et d'argent, gros, demi-gros (PA 4704-4716).

* Guillaume de la Voulte (vers 1378, vers 1384), monnaies de billon et d'argent, gros, demi-gros (PA 4717-4721).

* Amédée II, cardinal de Saluces (1385-1388), monnaies de billon (PA 4722).

Bien que les droits monétaires aient été confirmés à plusieurs reprises, au moins jusqu'en 1456, les émissions semblent avoir été suspendues en 1388.

Orientations bibliographiques (millésime des monographies ou objet des articles): Chalon, R., 1854, "Monnaies des évêques de Valence et de Die", Revue belge de numismatique, p. 469-471.

De Pina, 1837, Monnaies du Valentinois, I Monnaies inédites ou peu connues des évêques de Valence, II monnaies inédites des comtes de Valentinois", Revue numismatique, p. 99-106.

Vallentin, L., 1873, "Nouvelles observations sur les monnaies anonymes des évêques de Valence, réponse à M. J. Roman", Bulletin de la société d'archéologie de la Drôme, p. 120 suivantes.

Vallentin, L., 1873, Nouvelles observations sur les monnaies anonymes des évêques de Valence, réponse à M. J. Roman, Valence.

Engel, A., Serrure, R., 1891-1905, Traité de numismatique du Moyen Age, Paris, p. 783-784, 1027-1028.

Blanchet, A., Dieudoné, A., 1936, Manuel de numismatique française, 4, Monnaies féodales françaises (A. Dieudonné), Paris, p. 168-170.

Anonymes: deniers (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 260-261).

Jean III (1352-1354): le gros III PA 4703 a été réattribué à Jean de Genève (1283-1297) (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 261).

Guillaume de Roussillon (1298-1329): gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 262).

Henri de Villars (1336-1342): denier (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 262).

Louis de Villard-Thoire (1354-1376): demi-gros (Caron, E., 1882, Monnaies féodales françaises, Paris, p. 262-263).

Louis de Villard-Thoire (1354-1376): gros (C